MerveilleuseChiang-Mai

MerveilleuseChiang-Mai

01 LA LEGENDE


LA LEGENDE :



NOPBURI NAKHORN SRI PHING CHIANG MAI.

(นพบุรี - นคร - ศรีพิงค์เชียงใหม่)

NABBAPURI MAHA NAGARA RAJADHANI LANNA CHIANG-MAI

 

Tel serait le véritable nom de Chiang-Mai !...

 

 

 

Rappels historiques :

 

 

Pour des raisons de stratégie, mais aussi pour passer à la postérité, comme j'aurai l'occasion de l'expliquer dans un autre texte, au fur et à mesure de l'expansion territoriale de son royaume, le roi Mengraï n'hésita pas, et à maintes reprises, à déplacer sa capitale.

 

En certains cas, il s'installera dans des cités déjà existantes, et dans d'autres, plus particulièrement le cas de Chiang-Maï, il créera carrément une nouvelle ville sur des terres vierges et selon de nouvelles conceptions pour la région.

 

 

En Asie du sud-est, un souverain digne de ce nom, pour passer à la postérité, se devait alors d'avoir sa propre capitale. Car elle était après sa mort, comme le témoignage de sa gloire et de sa grandeur durant son vivant.

 

 

Après Chiang-Raï (1262), Fang (1272), Lamphun (1283), Wiang Kum Kam (1286), où il séjourna durant quelques années dans chacune d'elles, le 14 Avril 1296, à quatre heures du matin, il fonda Chiang-Mai.

 

 

Mengraï résidait alors à Wiang Kum Kam à une dizaine de kilomètres de là. Une ville riche et prospère qui devait sa fortune au fleuve le Ping, ou Maé nam Ping, (แม่น้ำปิง) sur les rives duquel elle s'était développée.

 

A l'époque les cours d'eau constituaient les seules grandes voies de communication par où passaient pratiquement tous les échanges commerciaux.

 

Hélas !... lors de la saison des pluies le fleuve sortait fréquemment de son lit et rendait la ville vulnérable en cas de conflit avec les princes voisins, voire l'éventuelle arrivée des mongols.

 

Alors Mengraï, tant en homme avisé qu'en homme qui savait qu'il n'avait plus d'autre possibilité de passer à la postérité qu'en laissant derrière lui une œuvre remarquable, se mit à la recherche dès 1290, d'un nouveau site pour y construire une capitale digne de lui.

 

 

Ses prospections le conduisirent au pied de la montagne du Doï Suthep, à une dizaine de kilomètres donc, de Wiang Kum Kam.

 

Là, il découvrit une immense plaine à la fois verdoyante et au cadre agréable qui correspondait tout à la fois à ses vues de stratège, aux visions prémonitoires qu'il aurait eues, et à son rêve de laisser après sa mort une grande oeuvre.

 

 

 

C'était à cette époque, qu'en France régnait : Philippe IV dit Le Bel (1268-1285-1314)

 

 

 

 

LA LÉGENDE :

 

D'après la légende, et afin de le guider dans son choix pour édifier sa nouvelle capitale dans un site idéal, le roi aurait eu la révélation de sept présages favorables.

 

Les trois premiers auraient été des rencontres sortant de l'ordinaire que le roi aurait faites avec sa suite au cours de ses différentes recherches ou chasses.

Elles avaient en commun de mettre en scène des animaux albinos et de se prêter à des interprétations.

 

Il y eut successivement :

 

1/   Une biche à l'allure royale qui sans craindre la présence des hommes serait allée allaiter son petit   dans un bosquet.

     

 

  

Par la suite, ce bosquet sera considéré comme le nombril de la ville et il en deviendra le centre géographique.

 

Mais à Chiang-Maï rien n'est jamais définitif. Le centre est maintenant l'intersection entre les rues Ratchadamnène et Phra Pocklao.

 

A l'origine de la ville donc, ce centre se situait au Wat Sadou muang qui avec les siècles ne fera plus qu'un avec le wat Inthakhin.

 

D'ailleurs aujourd'hui, ce wat porte le nom de wat Inthakhin Sadou muang ou le wat du pilier sacré du nombril de la ville. (วัด อินทขีลสะดือเมือง).

 

Mais contrairement à ce que prétend l'appellation de ce wat, le pilier est maintenant, et depuis 1800 (2343 de l'ère Bouddhique) dans un sanctuaire près du Wat Chédi Luang Varaviharn (วัด เจดีย์ลวงวรวิหาร)

 

Le pilier en question serait doté de pouvoirs magiques extraordinaires. Car il concentrerait toutes les énergies vitales d'une ancienne citée Lawa (*) dont il aurait été aussi le pilier fondateur.


Alors c'est bien communautaire précieux qui par des voies ''surnaturelles'', ''mystiques'' et mystérieuses concourrait à la protection et au développement de Chiang-Maï.

 

C'est du moins ce racontent et croient toujours, les habitants de Chiang-Maï !...

  



2/   Puis cette biche et son petit mirent en fuite, comme par miracle, une horde de chiens venue les attaquer et qui devaient vraisemblablement appartenir aux chasseurs accompagnant le roi Mengraï.

 

3/   Enfin, un rat et cinq souris, ou une souris et ses cinq souriceaux ( !?...)  sortirent à la queue leu leu d'une forêt voisine pour aller se mettre à l'abri d'un banian (figuier) qui deviendra l'un des symboles de la ville et sera abattu deux cent ans plus tard sous le règne du roi Tilokaraj (1442/1487) qui s'était laissé manipuler par un moine bouddhiste à la solde de ses ennemis.


 

   Ce figuier se trouvait à l'angle nord-est de Chiang-Maï, à l'angle Sri Phum. (แจ่งศริภูมิ)

 


Les quatre derniers présages concernaient la topographie des lieux choisis :

 

1/   La plaine grâce à son inclinaison naturelle d'est en ouest, devait permettre un bon écoulement des eaux, et semblait mettre la ville à l'abri des inondations.

 

2/   Deux rivières, la Mae Kha (แม่ข่า) et la Mae Tho (แม่โท), dont le cours suivait en partie le pourtour du bassin semblaient aussi le protéger des inondations, et des éventuels ennemis.

       Par ailleurs, elles assuraient à la ville un approvisionnement en eau.

 

3/   La présence d'un lac, situé au nord-est de la cuvette, tout en résorbant les excédants d'eau devait encore réduire les risques d'inondation, et constituer une réserve d'eau très appréciable pour les besoins de la communauté.

     

     

4/   Enfin, la proximité de la rivière Ping, (แม่น้ำปิง) grande voix fluviale de communication devait apporter à Chiang-Maï la prospérité dont jouissait Wiang Kum Kam !....


 

(*) Les Lawa-s ou La-s peuplaient la région bien avant l'arrivée de T'ai-s.



Cette légende sert à la décoration des parapets du pont Sri Donchaï, (สะพาน ศรีดอนไชย) qui enjambe la Mé Ka  (แม่ข่า) à deux cent mètres du marché de nuit.



La Mé Ka quelques mètres plus loin



19/08/2009
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