MerveilleuseChiang-Mai

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AMULETTES ET BOUDDHISME (3/3)

AMULETTES ET BOUDDHISME (3/3)

 

 

Avertissement : Pour des raisons d'espace cette chronique a été divisée en trois parties. Pour lire la 1ère et 2ème partie voir dans ''Lexique''.

 

                                       

 

             Troisième et dernière partie (3/3)

 

Par esprit de tolérance, sans doute, mais aussi pour des raisons culturelles le sangha, ou clergé bouddhique, a commencé par porter un œil bienveillant sur le petit monde des amulettes.

 

Ce n'était alors qu'une pratique animiste de plus au sein du bouddhisme, une pratique sereine et tranquille.

 

Puis avec les bouleversements sociaux-économiques dus au colonialisme et aux différents conflits armés du XXe siècle les populations en désarrois se sont ''tournées'' et ''accrochées'' désespérément aux amulettes pour apaiser leurs craintes et leurs peurs.

 

Quelques moines cautionnèrent ce type de croyance et se retrouvèrent, bien souvent malgré eux, considérés comme des faiseurs de miracles au point de se voir attribuer par leurs fidèles le titre de Luang Pho ou Luang Pu. Un titre donc, qui n'a rien d'officiel.

 

Ces moines dits thaumaturges furent d'abord connus localement. Puis grâce au développement des moyens de communications et des mass-médias leur renommée s'étendit sur toute la Thaïlande.

 

Cette renommée ne fut pas sans susciter quelques envieux, car cet … ''artisanat'' … n'était pas sans être lucratif et permettre de saints travaux de rénovation !...

 

                

 

 

28 ''arahants'' du début de l'ère Rattanakosin (1782) à maintenant.

                      (Trouvés au fil de mes recherches sur le Web.)

 

Parmi ces 28 arahants 26 ont le titre laïc de Luang Pho ou Luang Pu !... Ils se sont donc commis à faire des amulettes, ainsi d'ailleurs que les deux autres arahants du tableau !...

 

Un ''arhat'' ''arhant'' ou ''arahant'' (Lohan en Chine) serait une personne qui comme Bouddha a atteint l'éveil ; à la différence que Bouddha y est parvenu par lui-même alors qu'un arahant s'est aidé de l'enseignement de Bouddha pour y parvenir.

 

Autrement écrit  ces ''arahants'' sont des saints parmi les saints qui ont atteint le nirvana … sauf erreur de ma part.

 

Alors il semblerait que le fait de créer des amulettes soit en conformité avec l'enseignement laissé par Bouddha ?!... Pourtant quelques autres ''arahants'' s'insurgent contre cette pratique et la dénoncent carrément.

 

Alors ... que faut-il en penser ?...

 

Ci-dessous la liste des noms de ces 28 ''arahants'' qui tous ont été à l'origine de séries d'amulettes.  

 

1/ LP Sao Kantasilo (ปู่เสาร์ กนฺตสีโล) (1859 ?-1941) - 2/ LP Man Phurithatto  (ปู่มั่น ภูริทตฺโต) (1870-1949) 3/ LP Singh Khantyakhamo (ปู่สิงห์ ขนฺตฺยาคโม) (1889-1961) – 4/ LP Duhn Atulo  (ปู่ดูลย์ อตุโล) (1888-1983) – 5/ LP On Yanasiri (ปู่อ่อน ญาณสิริ) (1902-1981) – 6/ LP Chop Thanasamo (ปู่ชอบ ฐานสโม) (1901-1995) – 7/ LP Lui Canthasaro (ปู่หลุย จนฺทสาโร) (1901-1989) – 8/ LP Khao Analayo (ปู่ขาว อนาลโย) (1888-1983) – 9/ LP Fan Adjaro (ปู่ฝั้น อาจาโร) (1899-1977) – 10/ LP Prhom Cirapunno (ปู่พรหม จิรปุญโญ) (1888-1969) – 11/ LP Vèhn Sucinno (ปู่แหวน สุจิณฺโณ) (1887-1985) – 12/ LP Kongma Cirapunyo (ปู่กงมา จิรปุญฺโญ) (1900-1962) – 13/ LP Than Pho Li Thammatharo (ท่านพ่อลี ธมฺมธโร) (1906-1961) – 14/ LP Tue Acalathammo (ปู่ตื้อ อจลธมฺโม) (1888-1974) 15/ LP Sam Akincano (ปู่สาม อกิญฺจโน) (1899-1991) – 16/ LP Khamdi Papaso (ปู่คำดี ปภาโส) (1902-1984) – 17/ LP Sim Phuthathacaro (ปู่สิม พุทฺธาจาโร) (1909-1991) – 18/ LP Ta Maha Bua Yanasampanno  (ตามหาบัว ญาณสมฺปนฺโน) (1913-2011) – 19/ LP Maha Khian Citasilo (พ่อมหาเขียน ฐิตสีโล) (1913-1984 ?) – 20/ LP Chia Chundo (ปู่เจี๊ยะ จุนฺโท) (1916-2004) – 21/ LP Bua Siripanno (ปู่บัว สิริปุณฺโณ) 22/ LP Cha Suphattho (พ่อชา สุภทฺโท) (1918-1992) – 23/ LP Suva Suvaco (ปู่สุวัจน์ สุวโจ) (1919- ?) – 24/ Phra Ajan Juan Kullachetto  (พระอาจารย์จวน กุลเชฏฺโฐ) – 25/ Phra (พระอาจารย์สิงห์ทอง ธมฺมวโร) – 26/ LP La Khemapatto (ปู่หล้า เขมปตฺโต) (1912-1996) – 27/ LP Phang Paripunno (ปู่ผาง ปริปุณฺโณ) – 28/ LP Phang Cittagutto (ปู่ผาง จิตฺตคุตฺโต) (1902-1982).

 

Nota bene : Un même nom thaï a souvent plusieurs orthographes en lettres romaines, alors j'ai pris la transcription la plus utilisée, qui n'est pas forcément la plus exacte du point de vue de la translittération. (Transcription lettre par lettre).

 

 

L'ARGENT APPELLE L'ARGENT !...

 

Dans un premier temps, conformément à l'éthique bouddhique vis-à-vis de l'argent, une amulette était remise gracieusement à son récipiendaire qui, par réciprocité, se faisait un devoir de faire un don au temple. (*)

 

Très rapidement ces dons finirent par constituer une source de revenus non négligeable, et même très appréciable, puisqu'ils permirent à certains Luang Pho de rénover leur temple et … d'en construire d'autres.

 

Cette ''pluie miraculeuse'' de dons eut pour effet d'attirer l'attention de certains religieux désargentés qui, comme les Luang Pho, auraient bien voulu entreprendre des travaux dans leur temple ou financer quelques bonnes œuvres !...

 

Alors, à défaut d'avoir pu prendre le train au départ, des religieux vont le prendre en marche.

 

Ces derniers, supérieurs de temple, voire simples moines, vont se dire ''mandatés'' (**) par un saint moine défunt et confectionner en son nom des médailles, ou des amulettes, porteuses des pouvoirs magiques du mort que … tout le monde avait oublié, ou presque !...

 

Là encore les sébiles se rempliront car les témoignages de miracles ne manqueront pas d'attester des soi-disant pouvoirs magiques des médailles et des amulettes confectionnées au nom de ces moines défunts, qui très vite, prendront le titre de Luang Pho à … ''titre'' … posthume.

 

 

Comme bien souvent, quand il est question d'argent, l'argent appelle l'argent. Alors au lieu de consacrer les sommes recueillies à de saintes entreprises, certains moines vont chercher à en tirer … profit.

 

C'est ainsi que le Luang Pho Sam Phao Thammadjaro (หลวงพ่อสำเภา ธมมจาโร) de la province de Lopburi (ลพบุรี) va acheter des terrains pour les louer et que d'autres Luang Pho vont aussi se comporter en hommes d'affaires et, peut-être, accéléré la main mise sur cette ''industrie'' naissante par de véritables hommes d'affaires issus du monde profane.

 

Cette ''industrie'', car il faut appeler un chat un chat, est d'ailleurs aujourd'hui aux mains des chinois comme pratiquement une bonne partie, pour ne pas écrire … tout le commerce Thaïlandais. Ce qui signifie clairement que les amulettes et les médailles n'ont plus rien de sacré.

 

Ce sont des marchandises parmi tant d'autres, point final !...

 

     

 

 

Ces deux documentations publicitaires ont été prises à 8 jours d'intervalle dans l'un des bureaux de ''poste principale'' de Chiang-Maï.

Elles étaient imprimées sur un support en papier fort, glacé, double page, de format 21 x 29,7.

Compte tenu du logo de la poste sur les plaquettes cette dernière devait ''sponsoriser'' les deux opérations.

 

Photo 1 : Il s'agit de la sortie de 4 séries de ''Phra Somdje porté par Garuda''. (*) C'est le Luang Pu Pat Apinanto (หลวงปู่ผาด อภินันโท) du Wat Raï (วัดไร่) de la province d'Ang Thong (อ่างทอง) qui est le maître d'œuvre de cette opération.    

 

Photo 2 : Il s'agit de l'émission de 3 séries de ''Phra Somdje du Wat de la cloche'' de Thonburi près de Bangkok. (Rappelez-vous de Luang Pho To (1788-1872) l'ancien supérieur de ce Wat. Voir la 2ème partie)

 

Photo 3 : (Page 2 du prospectus de la photo 2.)

C'est la présentation du revers de chacune des trois séries de ''Phra'' ou ''Bouddha'', 1/ Garuda (*), 2/ un Coq (**) et  3/ un Pi-Yao (***) avec en plus  la présentation d'une médaille en cuivre rouge en hommage, précisément, à Luang Pho To ou ''Somdje Phra Buddhacarya To Brahmaramsi'' (สมเดจพระพุฒาจรย โต พฺรหฺมรํสี).

 

Photo 4 : (Page 4 du prospectus de la photo 2.)

C'est un montage de photos présentant les différentes phases de consécration et de bénédiction des amulettes sous la houlette de Luang Pu Thieng (หลวงปู่เที่ยง) le … maître d'œuvre.

 

(*) Garuda (Kharuth en Thaï - ครุฑ) est un oiseau mythique, mi-homme mi-aigle d'aucuns disent vautour ( ?) dont la mission est de servir de vâhana (monture) au dieu Vishnu.

Dans la 1ère documentation il sert de vâhana à ''Phra Somdje''  

(**) Le Coq ou ''Phra Kaï'' (ประ ไก่) est l'un des signes zodiacaux duodénaux chinois.  

(***) Le Pi-Yao (Trouvé sous différentes orthographes telles que ปี่เซียะ - ผี่ชิว เพเย้า - ผีเซียะ) est un animal mythique symbole de courage qui conjure les fantômes et se présente sous la forme d'un quadrupède ailé à la queue de chat, au corps de félin et à la tête de lion avec une houppette de poils au menton  !...

 

 

   

 

 

Photo 1 : Garuda (ครุฑ)

Photo 2 : Phra Kaï (ประไก่)

Photo 3 : Pi-yao (ผีเซียะ).

 

 

En raison de ce qui précède, le ''marketing'' a fait son entrée dans le monde des amulettes.

 

Alors pour informer les consommateurs d'amulettes, de la date de la cérémonie de la bénédiction d'une nouvelle série, ou des exemplaires de certaines d'entre elles encore disponibles sur le marché …

 

.- Des tracts ''publicitaires'', avec un bon de commande, sont distribués.

.- Des affiches ''publicitaires'' sont placardées, y compris sur de grands immeubles.

.- Des encarts ''publicitaires'' sont imprimés dans les supports en papier et sont suivis quelques pages plus loin d'un ''article'' écrit en … ''toute indépendance'' mais qui fera vendre le produit.   

.- Des spots ''publicitaires'' sont diffusés par les médias audio-visuels, qui peut-être, car je n'ai pas pu le vérifier, sont suivis de reportages en faveur de l'amulette.

.- Des véhicules ''publicitaires'' sont mis en circulation.  

.- Des pages web ''publicitaires'' se font de jour en jour de plus en plus nombreuses.

 

Et … cerise sur le gâteau, certains Luang Pho accompagnent leurs amulettes d'un certificat garantissant l'authenticité de chacune des amulettes … ''vendues''.

Car les faux, ou les fausses amulettes, ne manquent pas, tout comme les faux papiers les accompagnants. Tant qu'à faire faux autant faire faux dans les moindres détails !... 

 

 

Bref tous les moyens sont bons pour faire connaître l'édition d'une nouvelle série d'amulettes et toutes les formes de ''paiement'' sont acceptées pourvu que l'argent soit au final une espèce sonante et trébuchante !...

 

S'il est vrai que l'argent n'a pas d'odeur, il n'empêche qu'en 2012 nous sommes loin du ''Phra Phim'' (พระพิมพ์) remis en souvenir aux pèlerins, ou même de l'amulette reçue en échange d'un don ; et que le Bouddhisme ne sort pas grandi de ce mercantilisme pratiqué avec la complicité de bien des moines.

 

 

 

(*) Une amulette ne se vend pas, tout du moins dans le sens où nous l'entendons en Occident. Mais elle se loue à … perpétuité !... Lisez plutôt !...

 

Dans un premier temps, celui de l'artisanat, l'acquisition d'une amulette ou d'une médaille se faisait au moyen de dons respectifs entre le temple et le récipiendaire.

 

D'un côté le temple faisait don d'une amulette, et de l'autre le bénéficiaire de l'amulette faisait un don au temple.

Grâce à cette façon de faire l'argent était mis hors course d'emblée, et la transaction restait pure.

 

Dans un second temps, celui de l'industrialisation, le progrès étant ce qu'il est, un petit … ''zest d'hypocrisie'' … est venu porté secours au précepte bouddhique concernant l'argent, et au monde des affaires dont le tiroir-caisse n'est pas fait pour rester vide.  

 

Alors au lieu d'acheter une amulette, les Thaïlandais la louent … à vie il est vrai, mais ils la louent. Ils la prennent à bail !...

 

De ce fait, les Thaïlandais ne disent pas ''su Phra khruang'' (ชือพระเครี่อง) ce qui signifie ''acheter une amulette'', mais … ''tchao Phra khruang'' (เช่าพระเครี่อง) ce qui veut dire ''louer une amulette'' sous entendu … ''louer une amulette à perpétuité'' tout du moins pour la durée de son existence ou pour une durée indéterminée.

 

Parfois le mot ''tchao'' (เช่า) est remplacé par le mot ''bou-tcha'' (บูชา) qui à le sens d'adorer, de rendre hommage et de vénérer.

 

Dans ce cas, le ''récipiendaire'' vient prendre en adoration, et non acheter, pour le restant de ses jours, ou pour une durée indéterminée, une amulette.

 

Une façon comme une autre de ''s'acheter'' une bonne conscience et de se conduire en bon bouddhiste grâce aux subtilités du langage !...

 

A la décharge de ces Luang Pho, et non pour les excuser car il y a des moyens plus respectueux des fidèles pour les inviter                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               à mettre la main au gousset, en 1973 la direction du département des religions allouait la somme de 16 millions de bahts pour l'entretien d'environ 26.000 Wats, ce qui faisait une subvention de 615,38 Bahts par temple c'est-à-dire … une quinzaine d'euros !... aujourd'hui c'est le prix d'une chambre, pour une nuit, de Guest-House à Chiang-Maï !...

 

(**) D'après les moines ''mandatés'' ce serait à la suite de rêves, de possessions médiumniques ou lors d'apparitions qu'ils auraient reçu, ou eu conscience, de la mission dont ils se disaient investi.

 

C'est ainsi qu'un moine mort depuis plus de trois siècles, Luang Pho Thua ou Thuat (1582-1702) (หลวงพ่อทวด) a resurgi du passé par le biais d'un médium, une caractéristique propre aux habitants du sud de la Thaïlande. Luang Pho Thuat (หลวงพ่อทวด), hier illustre inconnu, jouit aujourd'hui d'une renommée qui dépasse les frontières Thaïes puisqu'il est vénéré en Birmanie, au Cambodge et au Laos et … sur la falaise Fredrika dans le district de Åsele Lapland en … Laponie tout au nord de la Suède où s'élève l'une de ses statues. (Voire la photo dans la partie précédente.)

 

(***) Dans son livre sur les Luang Pho, Roger-Anatole Peltier en dénombrait en mai 1975 près de 400 sur tout le territoire thaïlandais !.... 50 ans plus tard ils ne se répertorient plus tant il y en a !... 

 

 

   

 

 

Les amulettes sont partout … omniprésentes.

 

Photo 1 : Wat Duang Dee (วัดดวงดี) de Chiang-Maï.

Il s'agit d'un rite de bénédiction pour protéger une motocyclette neuve des accidents. Il y a sur le guidon droit, un yantra noué de couleur rose, et une cordelette blanche à la base du rétroviseur.

Ce genre de rite à lieu pratiquement tous les jours. Pour y assister il suffit d'être là … au bon moment … tout comme moi pour cette photo.

 

Photo 2 : Wat Chet Lin (วัดเจ็ดลิน) de Chiang-Maï.

A l'occasion des fêtes du nouvel an, Songkran (สงกราน) (avril 2012) neuf ''Kruba'', mais ayant aussi le titre de ''Luang Pho ou Pu'', appartenant à l'Histoire du Lanna, étaient mis à l'honneur. Ils s'agissaient, pour trois d'entre eux de :

 

1/ Kruba Wong (ครูบาวงศ์) ou Kruba Chaiyawongsabattana (ครูบาชัยยะวงศาพัฒนา) du Wat Phra Buddhabat Huay Tom (วัดพระพุทธบาทห้วยต้ม) de la province de Lampun (ลำพูน). Kruba Wong œuvra beaucoup pour l'intégration des tribus Karens.

 

2/ Kruba La (ครูบาหลา) จนโท (ตาทิย์) du Wat Patung (วัด ป่าตึง) de Ontaï (ออนใต้) près de San kamphaeng.

 

3/ Kruba Duang Dee (ครูบาดวงดี) Suphatho (ครูบาเจ้าดวงดี สุภัทโท) du Wat Tha Jampee (วัดท่าจำปี) de Sanpatong (สันป่าตอง).

 

Tous les trois ont fabriqué des amulettes. 

 

Photo 3 : Ce véhicule n'est pas à proprement parler un véhicule publicitaire mais une camionnette aménagée en stand, qui va de marché en marché vendre … des amulettes.

 

 

LA THEORIE EST UNE CHOSE ET LA PRATIQUE EN EST UNE AUTRE.

 

En théorie, selon l'enseignement du Bouddha, les motivations d'un moine ce sont, la prière, la méditation et la diffusion de sa doctrine auprès des autres hommes.

 

Alors un moine ne peut intervenir auprès des laïcs que pour prêcher et commenter les saintes écritures, et aussi, les presser et les encourager à vivre en conformité avec les cinq et huit préceptes. (1)

 

En échange, les fidèles doivent subvenir aux quelques besoins matériels nécessaires à la vie de ces moines.

 

 

A la lecture de ce qui précède il est clair qu'un moine ne peut pas exercer une activité rémunératrice et encore moins  recevoir de l'argent.

 

En allant encore plus avant, les textes du Tripitaka thaï précisent même qu'il est interdit à un moine :

 

.- de confectionner des amulettes, Tahkruts, yantras et autres.

.- de s'adonner à l'interprétation de signes, présages, et … tutti quanti !...

.- de se livrer à des phénomènes paranormaux. (2)

.- de célébrer des cérémonies magiques. (3)

 

Et cetera et cetera !....

 

Bref, ces interdictions condamnent tout ce qui nourrit la culture des Thaïlandais, et surtout ce sur quoi ils se sont construit psychologiquement des siècles durant.

 

En raison de cette structuration psychologique leur comportement vis-à-vis des amulettes, et autres objets apparentés, ne peut donc pas se comparer à de la sottise, de la niaiserie ou de la crédulité.

 

Ces mots ont un sens pour les occidentaux parce que leur culture fait la différence entre le réel et l'irréel. Mais ils ne peuvent pas avoir la même signification dans le cas du comportement des Thaïlandais, même si apparemment ils se comportent selon la définition de ces mots !....

 

Pour un Thaïlandais le merveilleux et le réel ne font qu'un. C'est ce qu'il faut bien comprendre ; et sous le vernis de la pensée occidentale de quelques uns d'entre eux, le monde fantastique de leurs ancêtres est encore très bien enraciné quoiqu'ils puissent en dire ou écrire.

 

Ce n'est pas par hasard si des étudiants étant allés étudier à l'étranger, et revenant bardés de diplômes, acquièrent toujours à leur retour en Thaïlande des amulettes, et se font tatouer des yantras.

 

Le Bangkok post du 14 avril 2012 consacre le quart de sa une à l'ancien premier ministre thaïlandais, Thaksin Shinawatra (ทักษิณ ชินวัตร) qui fut déchu à la suite du coup d'état du 19 septembre 2006.

 

Celui-ci, en exil depuis 2008, faute d'avoir pu fêter Songkran (สงกรานต์) (Le nouvel an Thaï) dans son pays  est allé le faire dans un pays voisin, à Vientiane au Laos.

 

Là, lors d'une cérémonie ''Baci-Soukhouane) (พิธีบาสีสู่ขวัญ) au Wat Sri Muang (วัดศรีเมือง) il a fait ''bénir'' ou ''revitaliser'' ( ?...) son amulette … d'invincibilité ?!... qui lui aurait soi-disant permit d'échapper à quatre tentatives d'assassinat ?!...

 

Il aurait même déclaré ''Dieu pense que je suis encore utile et me permet donc de vivre ''.

(Pourquoi, pour ce bouddhiste, ''dieu'' et pas Bouddha ?...)

 

S'il y a vraisemblablement dans cette cérémonie quelques arrières pensés politiques, il n'empêche que cet homme a passé 5 ou 6 ans aux Etats-Unis où il a obtenu une maîtrise en justice pénale (Eastern university of Kentucky – 1975) et 3 ans plus tard un doctorat dans le même domaine à Sam Houston State University (Texas) ?!...

 

Notre bon vieux proverbe ''Chassez le naturel il revient au galop'' prend ici tout son sens.

  

   

 

 

L'ancien premier ministre thaïlandais, toujours en exil en 2012, Thaksin Shinawatra (ทักษิณ ชินวัตร) à Vientiane au Laos, le 13 avril 2012 lors d'une cérémonie faisant ''re-bénir'' son amulette d'invulnérabilité.

Photos des sites :

http://webboard.serithai.net/topic/9237

http://www.tfn5.info

 

 

 

Que n'invente-t-on pas pour promouvoir un produit ?!...

 

Le général de Gaulle (1890-1970) lui aussi aurait été protégé par une amulette d'invulnérabilité, le ''Phra Phakho'' (พระพะโคะ) du fameux Luang Pho Tuad ou Thuat (1582-1702) (หลวงพ่อทวด). (Lire la 2ème partie pour en savoir plus à son sujet.)

 

En tous cas c'est ce qui s'est raconté en Thaïlande après l'attentat du petit Clamart et écrit, paraît-il, en 1963 dans un journal de langue allemande paraissant en Hollande, dont ceux qui s'y réfèrent n'ont jamais donné le titre ?!... pas plus d'ailleurs que l'auteur thaïlandais Thepchu Thapthong (เทพชู ทับทอง) qui en a vulgarisé le contenu au moyen de phrases savoureuses comme l'une des suivantes !...

 

''Le général de gaulle ne fut pas touché alors que les balles passèrent seulement à quelques centimètres de lui. Si pas un poil de sa jambe ne tomba cette fois-là (sic), c'est bien grâce à l'amulette d'invulnérabilité de Luang Pu Tuad qui l'avait sauvé sans faire de distinction de race ni de religion. ''

 

A noter que ce mercredi 22 août 1962, 12 tueurs attendaient la ''DS 19'' du général de Gaulle, 187 balles furent tirées, dont 14 trouèrent la carrosserie de sa voiture.

 

Pour s'être baissés, dès les premiers coups de feu, les quatre occupants de la Citroën sortirent idem de l'embuscade, y compris un couple (*) et leurs trois enfants, à bord d'un autre véhicule, venant en sens inverse.

 

L'amulette que le général de Gaulle aurait portée sur lui ce jour là, lui aurait été remise par le général Amnuy Chairoshana (พลตริ. อำนวย ไชยโรจน์) alors ambassadeur à Paris de 1960 à 1963 ?!....

 

Jamais la moindre preuve, ou le moindre témoignage des intéressés sont venus corroborer les écrits des … auteurs à sensations. En tout cas si le général ne s'était pas baissé il serait certainement passé de vie à trépas malgré l'amulette qu'il aurait portée.

 

Bref !... ce genre d'anecdote est prise pour argent comptant par ceux que leur foi aveugle et rend encore plus sceptique les mécréants dont je suis !...

 

(*) Seul le chauffeur qui passait au mauvais endroit au mauvais moment a légèrement été blessé à la main. Pour l'anecdote, ce père de famille s'appelait Monsieur … Fillon !....

 

Un nom qui reviendra à l'ordre du jour lors d'une certaine présidence.

 

 

     

 

 

Photo 1 : Le général Charles de Gaulle.

 

Photo 2 : L'une des éditions du journal ''France-soir'' concernant l'attentat du petit Clamart.

Le général de Gaulle, suite à cet attentat, aurait dit d'après le journal,  ''J'ai eu de la chance. Cette fois, c'était tangent. '' Pas une allusion à la moindre amulette !... et aucune réaction de l'ambassadeur thaïlandais ?!...

 

Lorsqu'après la mort de de Gaulle on découvrit tous les cadeaux qui lui avaient été offerts au nom de la France et qu'il rendait au peuple français dans leur intégralité, contrairement à l'un de ses successeurs (1974-1981) … point d'amulette !...

L'aurait-il, ''malhonnêtement'' emportée dans l'autre monde, au détriment des Français ?... Ce n'était pas son genre !... Alors ?!...

 

Photo 3 : L'un des modèles de l'amulette d'invulnérabilité ou ''Phra Khong'' (พระคง)  dont l'attentat du petit Clamart a servi la publicité.

Ce ''Phra Khong blanc'' (พระคงขาว) (Car il y en a aussi de différentes couleurs) provient du temple d'origine, le Wat Chang Haï (วัดช้างให้) qui se trouve dans la province de Pattani au sud de la Thaïlande et dont le fameux Luang Pho Thua ou Thuat (1582-1702) (หลวงพ่อทวด) aurait été le supérieur. (Voir le chapitre ci-dessus qui lui est consacré.)

 

Photo 4 : Un autre ''Phra Khong Blanc'' (พระคงขาว) venant lui du Wat Phra Khong Rusi (วัดพระคงฤษี) de Lamphun près de Chiang-Maï.

Ce temple a-t-il obtenu une franchise de la part du temple précédent, (le mot ''franchise'' est tout à fait approprié) ou a-t-il toujours produit ses propres amulettes ?... Je ne saurai dire.

 

En tout cas cette amulette obtint un tel succès que plusieurs supérieurs de temples, quatre exactement, demandèrent l'autorisation à Phra Kru Wisay Sophon (พระครูวิสัย โสภฌ) (ex Phra ajarn Tim - พระอาจารย์ทิม) supérieur du Wat Chang Haï de pouvoir fabriquer eux-aussi des amulettes de ce type.   

 

 

Pour en revenir aux interdits concernant les usages qui dénaturent le bouddhisme, il semble très difficile et très risqué de les mettre en pratique tant ces coutumes ''para bouddhiques'' sont ancrés dans l'inconscient et les mœurs des fidèles.

 

L'éradication de ces interdits théoriques risque de créer, auprès d'une majorité de fidèles, un rejet des vraies valeurs bouddhiques, voire un schisme au sein du bouddhisme. Le mot ''schisme'' n'est pas trop fort.

 

Quelques moines et quelques intellectuels thaïlandais attaquent de front ces dérives du bouddhiste. Mais ils sont si peu nombreux, et leurs façons de dire tellement étrangères à l'entendement des Thaïlandais que leurs voix se perdent dans le désert.

 

D'autres moines ménagent la chèvre et le chou,  sans doute pour ne pas donner naissance à des mouvements d'hostilité de la part de leurs auditeurs, mais sans plus de résultat.

 

 

A ces tentatives personnelles devraient se substituer, à défaut d'interdits qui en général produisent l'effet inverse du but recherché, des recommandations de la part des autorités religieuses et civiles.

 

Des autorités qui, faut-il le rappeler, sont à la fois juges et partis !...

 

Car quel est le Thaïlandais qui ne porte pas d'amulettes ?!.... 

 

S'opposer aux amulettes ne serait-ce pas se désavouer soi-même ?.... et … perdre la face ?...

 

Alors ?...

 

Alors les autorités religieuses sont dans une position très inconfortable.

 

D'abord pour services rendus à la cause bouddhique elles ont donné officiellement le titre de ''Phra Khru'' (พระครู) à la plupart des Luang Pho parce que leurs actions avaient permis de répondre à bien des besoins matériels du sangha.

 

De ce fait, comment désavouer des moines qui ont été par ailleurs honorés, et comment jeter l'anathème sur les Luang Pho aux comportements douteux sans discréditer les Luang Pho menant une vie édifiante ?.... Car il y en a.

 

 

Comme les autorités religieuses, les autorités civiles sont aussi dans une position très délicate.

 

Car tout civiles que soient ces autorités, le bouddhisme est une religion d'état. Et parmi ces civils, pour la plupart bouddhistes pratiquants, combien sont prêts à se séparer de leurs amulettes ?.....

 

Par ailleurs, un ministère qui est dans l'incapacité d'assumer sa fonction d'entretien des temples sans le secours des Luang Pho, peut-il se permettre de tuer … la poule aux œufs d'or ?...

 

 

Bref, le problème n'est pas simple !... d'autant qu'il n'est peut-être pas certain qu'on veuille s'y attaquer ?!...

 

Car remettre en cause un certain nombre de pratiques c'est aussi remettre en cause un pan de culture ?!...

Voire adapter le système éducatif au monde moderne ?!...

 

Dans ce cas il ne s'agit plus de la remise en cause d'un pan de culture, mais de la culture thaïlandaise dans son ensemble !....

 

Or une culture n'est jamais tombée tout faite du ciel. Elle est le résultat d'une multitude d'expériences individuelles et collectives qui caractérise et soude un groupe d'individus.

 

 

 (1) En temps normal un bouddhiste doit observer 5 préceptes qui sont … s'abstenir 1/ de tuer 2/ de voler 3/ de tromper autrui 4/ de mentir 5/ et de boire de l'alcool.  

Lors de certaines phases lunaires, dites ''uposatha'', qui correspondent à des jours de jeûne et de pénitence et qui sont au nombre de quatre dans une année, se rajoutent 3 préceptes qui sont … s'abstenir de : 1-6/ s'alimenter l'après-midi, 2-7/ chanter, jouer d'un instrument, assister à un spectacle et utiliser des produits de beauté, 3-8/ dormir sur une couche moelleuse.

 

(2) Sans remettre en cause le fait que certaines personnes reçoivent effectivement des dons particuliers, il faut savoir que certains Luang Pho sont des mystificateurs et qu'ils ont recourt à la … prestidigitation. Certains d'entre eux furent pris … la main dans le sac par leurs fidèles !...  Ce qui n'empêcha pas les dits fidèles de continuer à rechercher leur protection !...

 

En mystifiant ainsi ses semblables est-il possible d'être désintéressé et d'avoir des idées pures ?....

 

(3) Au début 2011 dans un hôtel de Chiang-Maï plusieurs personnes sont mortes mystérieusement. Alors pour chasser les mauvais esprits le mardi 1er mars 2011 des moines sont venus célébrer une cérémonie.

 

En fait d'esprits mauvais, l'emploi d'un pesticide très nocif pour occire les punaises, et utilisé à haute dose serait peut-être à l'origine de ces ''mystérieux'' décès ?!...

 

Les mauvais esprits ont souvent bon dos, surtout lorsque la réalité est dérangeante, et peut porter atteinte au tourisme.

 

Grâce aux esprits les conclusions vont dans le sens souhaité !...

Les touristes ne sont pas effrayés, voire peut-être un peu amusés, et les Thaïlandais se confortent dans leur culture.

 

Quant au produit incriminé, très dangereux (Interdit en Europe) espérons qu'il a cessé d'être utilisé d'un bout à l'autre de la Thaïlande et qu'ainsi certains esprits ne feront plus parler d'eux !...   

 

 

     

                                              

 

 

Photo 1 : Phra Kru Wisay Sophon (1912-1971) (พระครูวิสัย โสภฌ) (ex Phra ajarn Tim Dhamma Tharo – พระอาจารย์ทิม มมธโร) supérieur du Wat Chang Haï.

C'est lui qui, avec  son confrère Khun ajarn Anan Kananurak (คุณอนันต์ คฌานุร้กษ์), ''ressuscita'', après trois cent ans, le souvenir de Phra Pha Kho (พระพะโคะ) qui deviendra par la force des choses … Luang Pho Thua ou Thuat (1582-1702) (หลวงพ่อทวด).

 

Photo 2 : Le revers d'une médaille avec Phra Kru Wisay Sophon en effigie.

 

Photo 3 & 4 : L'avers d'une médaille avec Luang Pho Thuat en effigie.

 

Photo 5 : Le revers d'une médaille avec Pra Kru Dharma Kitkosol en effigie.

 

Photo 6 : Pra Kru Dharma Kitkosol (1919-1999) (พระครูธรรมกิจโกศล) ex Khun ajarn Anan Kananurak (คุณ อนันต์ คฌานุร้กษ์) mais aussi Luang Pu Nong Dharma Bhuto. (หลวงปู่ นอง ธมมภูโต)

 

 

En conclusion :

 

Tout porte à penser que les amulettes ont encore de beaux jours devant elles d'autant que leur vente s'internationalise et que certaines d'entre elles, à défaut d'être ''magiques'', peuvent constituer de très belles collections.

 

En tout cas, nombre de sites étrangers, dont des français, viennent concurrencer les sites thaïlandais carrément sur leur chasse gardée.

 

Mais la phylactophilie Thaïlandaises est un art typiquement thaïlandais. Ne disserte pas sur une amulette qui veut. Chaque amulette a une histoire et une fonction bien précise. Très fort le Farang qui prétend connaître les arcanes de cette spécificité toute thaïlandaise.

 

Mais que n'écrirait-on pas pour gagner quelques argents sur le dos de sots et d'incrédules compatriotes ?...

 

Alors les arguments de vente de ces commerçants d'illusions laissent … rêveur !...

 

Ils prennent vraiment les gens pour des c… ah oui … crétins. J'avais oublié le mot.

 

Mais que pouvons-nous y faire ?...

 

 

S'il est vrai que certaines observations sont troublantes, que certaines personnes ont des dons particuliers, et même que le rationnel n'exclue pas l'irrationnel cependant force est de constater que dans les pays pauvres les gens n'ont souvent pas d'autre espoir pour s'en sortir matériellement que de s'accrocher à des illusions comme aux soi-disant pouvoirs d'une amulette !...

 

Chez nous, en France, c'est beaucoup plus le désespoir et la détresse morale qui taraudent nombre de nos compatriotes.

 

Cette fragilité psychologique passe elle aussi, très souvent, par la case crédulité c'est-à-dire … faute d'une âme sœur ou d'un réconfort … par le besoin d'illusions pour contre balancer le désarroi, voire le vide, présent.

 

Autrement dit, que le désespoir ou la détresse soient issus de besoins matériels ou d'un besoin de réconforts psychologiques, voire affectifs, l'homme revient toujours à son état fœtal, et au besoin de se rassurer au moyen d'un objet protecteur.

 

L'amulette a donc de beaux jours devant elle d'autant que certains prétendent que l'amulette en soi n'a aucun pouvoir, mais que c'est un objet chargé d'une énergie qui agit sur le comportement de chacun .

 

Voilà comment l'irrationnel rejoint le rationnel et que la boucle est bouclée !...

 

 

Pour terminer sur une note tragi-comique.

 

L'amulette est comme une arme à double tranchant.

 

En effet si, d'une façon générale, les honnêtes gens attendent d'une amulette aide et protection pour vivre en sécurité, il y en a qui cherche cette aide et cette protection pour aggraver l'insécurité autour d'eux, en particulier les mauvais garçons.

 

Ainsi par exemple en Afrique un jeune garçon, qui volait des voyageurs dans un train n'a toujours pas compris pourquoi il s'était fait prendre la main dans le sac. Car il portait au moment de ses larcins des amulettes censées le rendre invisible !...

 

En recherchant l'origine de ce fait divers, que j'avais lu il y a bien longtemps, j'ai été amené à constater que ce garçon était loin d'être le seul !... surtout en Afrique.

 

 

Hélas la Thaïlande n'a rien à envier à l'Afrique.

 

Je n'ai pas abordé cet aspect négatif des amulettes pour ne pas ''allonger'' cette chronique déjà très nourrie, mais il faut savoir que certains porteurs d'amulettes troublent l'ordre public.

 

Sous prétexte d'avoir des yantras tatoués et de porter des amulettes, quelques garçons simple d'esprit se retrouvent bêtement en prison, et quelques ''durs'' osent des coups qu'ils n'auraient jamais osé sans leurs diverses protections magiques !...

 

Autrement dit même si une amulette est inoffensive, en fait elle n'est pas aussi innocente qu'on veut bien le dire. Car elle peut inciter à des actes … répréhensibles !...

 

Comme quoi une amulette peut avoir des pouvoirs, mais qui ne sont pas forcément ceux qu'on lui attribue !...    

 

 



04/05/2012
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