MerveilleuseChiang-Mai

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AU SUJET DE L'AUTEUR DE CE BLOG



AU SUJET DE L'AUTEUR DE CE BLOG !...

 

 

 

Des lecteurs m'ont fait justement remarquer que je ne m'étais pas présenté. Et que mes chroniques n'étaient pas signées.

 

Aussi curieux que cela puisse paraître, j'ai découvert qu'ils avaient raison !...

 

Mais ce détail m'était passé au-dessus de la tête. Pris par la passion de mes recherches, ou de mes observations, j'écrivais sans me soucier de préciser au bas de mes chroniques que j'en étais l'auteur.

 

Alors voilà, et avec toutes mes excuses, je me présente.


      

                               (Photos : Louis CHU)

 

Je suis  Le Jean de la Mainate.

 

Et comme je ne fais jamais rien à moitié, vous allez tout savoir, ou presque, me concernant.

 

 

Le Jean, comédien, durant toute sa vie a raconté des histoires aux enfants. Il a même commencé à le faire à une époque où le conte était à l'index !... (*)

 

Avec La Pascale, comédienne, il a, et ils ont, créé une compagnie théâtrale, plus d'une cinquantaine de spectacles, et même un théâtre pour l'enfance et la petite enfance, en 1989.

 

C'était : ''le théâtre de la mainate''. (**)

 

Une salle conçue tout spécialement pour les petits et les tout petits, c'est-à-dire des enfants de deux à huit neuf ans.

 

Alors en plus de leurs tournées en région parisienne, ils programmèrent chaque année plus de deux cents représentations destinées à leur intention.

 

Ce petit théâtre de quatre-vingts places, se situait alors sur l'une des rives du canal saint Martin, tout près de l'hôpital saint Louis, dans le 10ème arrondissement de Paris.

Il n'était pas très loin de l'Hôtel du nord, un lieu  rendu célèbre par le film de Marcel Carné, qu'il avait tiré du roman d'Eugène Dabit et fait interpréter par Arletty et Louis Jouvet.

 

 

Une association, ''la Mainate'', gérait ce lieu qui a toujours fonctionné sur ses revenus propres, c'est-à-dire de sa billetterie ou de la vente de ses spectacles, car ses demandes de subvention sont toujours restées lettres mortes.

 

En France, le théâtre pour enfants n'intéresse pas vraiment les hommes politiques, et c'est plus que dommage car c'est dommageable, les enfants étant l'avenir d'un pays.

 

En effet, ce qui n'est pas appris par un enfant a peu de chance d'être développé par lui, d'autant que ce sont durant les premières années de son existence  qu'un être est le plus réceptif et qu'il se structure. Or le théâtre nourrit l'imaginaire de l'enfant et développe ses facultés intellectuelles et artistiques.

 

Les spectacles pour enfants d'aujourd'hui forgent les spectateurs de demain. Tout comme les spectacles d'hier ont forgé les spectateurs d'aujourd'hui !...

 

 

Lorsque Madame Françoise de Panafieu a été chargée des affaires culturelles à la ville de Paris, l'association avait eu alors l'espoir qu'une vraie politique culturelle théâtrale pour tous, les adultes comme les enfants, allait voir le jour ?!...

 

Mais à l'instar de ses collègues masculins, et de Monsieur Jack Lang, alors ministre de la culture, que La Pascale et Le Jean ont rencontré entre deux portes à sa mairie d'arrondissement d'alors, celle du troisième, elle a dû considérer que le théâtre pour enfants n'était pas une urgence puisque les enfants ne votent pas !...


Bref, malgré ce manque de revenus, les artistes, les techniciens et les autres employés, une dizaine de permanents environ, du théâtre de la Mainate, ont toujours été payés en temps et heure, et au moyen d'une feuille de paie. Ce qui n'est pas toujours le cas dans la profession !...

 

Alors que La Pascale et Le Jean n'étaient rémunérés que lorsqu'il restait ''quelque chose'' en caisse en fin de mois. Et en fin de mois lorsque tous les organismes sociaux étaient acquittés, souvent, il ne restait plus un sou !...

 

Cependant malgré ces difficultés financières permanentes, et aussi insolubles que la quadrature du cercle, ce petit théâtre a été à sa façon un rouage dans l'économie du pays.

 

Il a permis de faire entrer dans la vie professionnelle un certain nombre de jeunes de talent, qui aujourd'hui de par leur notoriété font entrer pas mal d'argent dans les caisses de l'état, via les impôts !...

 

Qu'il soit bien entendu que ce n'est pas le théâtre de la Mainate qui a donné du talent à ces artistes, mais c'est le théâtre de la Mainate, entre autres petites scènes, car nous n'étions pas le seul théâtre de ce genre à Paris, qui leur a permis d'exister, de se faire voir et connaître, et d'apprendre leur métier, en les programmant.

 

Car aucun des grands théâtres subventionnés ou soi-disant privés, mais qui reçoivent des subventions par le biais d'un fonds de soutien, ce qui revient au même mais permet de sauver la face des directeurs concernés, ne prend le risque de faire confiance à des débutants.

 

 

Le goût du risque, peut-être aussi la fuite en avant, (Qui sait ?!...) mais sans aucun doute la passion et l'amour de ce qu'ils entreprenaient, ont conduit, en 1993, La Pascale et Le Jean à ouvrir un deuxième lieu, tout à côté du premier, le ''Au café chantant du théâtre de la Mainate'' dont Pierre Louki leur fit l'amitié et l'honneur d'être le parrain. (***)


Dans cet espace, d'abord ouvert pour y présenter les dimanches des spectacles pour enfants de cabaret, et servir d'accueil aux jeunes spectateurs du théâtre les autres jours de la semaine, la chanson française a trouvé asile, durant un temps.

 

Mais la chanson fut, et La Pascale comme Le Jean le savaient au départ, une activité non rentable ; et d'autant moins, que la SACEM chercha à prendre plus d'argent qu'il n'en rentrait dans la caisse.

 

Cette société défend sans conteste les droits d'auteur, mais certainement pas le droit des jeunes auteurs à exister !...

 

 

Néanmoins, malgré ces difficultés financières, la presse parisienne fit à ces deux lieux, surtout Télérama, une publicité dont La Pascale et Le Jean n'ont pas à rougir, loin de là. Car leurs deux lieux étaient devenus une référence, tant pour les spectacles pour enfants que pour la chanson française.

 

Le Perchoir comme les rencontres-auditions du mardi connurent leurs heures de gloire avec Jamel, Stéphane Guillon, et bien d'autres.

 

 

Dans la profession, comme dans le public, le nom de leur théâtre vint à supplanter leur patronyme.

 

Alors quand on parlait d'eux, c'était sous le surnom de La Pascale et du Jean … de La Mainate !....

 

Ce qui ne fut pas pour déplaire au Jean qui en fit son pseudonyme, tout simplement et fort modestement !...

 

 

Après plus de trente ans d'activité théâtrale il était normal de passer le relais !... et de se tourner vers d'autres formes de création.


Alors en 2004, et en ''bons camarades'', qu'ils sont d'ailleurs toujours, La Pascale et le Jean ont décidé de s'engager chacun vers une route artistique différente !...

 

Car La Pascale et le Jean n'ont jamais été mariés. Ce qui a toujours étonné, et parfois déçu, ceux qui leur posaient la question.

 

En effet, seul l'art théâtral les a réunis à l'occasion d'une petite annonce passée dans ''L'information du spectacle'' en … 1978 !… C'était alors le journal de la profession.

 

 

D'ailleurs, La Pascale demeure toujours à Paris auprès de son époux. Elle a repris ses pinceaux, et peint des ''saugrenettes''.

 

Dernièrement elle a participé à des expositions comme  ''le Salon d'Automne'' et ''le Salon des Artistes Français'' entre autres.

 

On peut trouver quelques unes de ses toiles sur : http://www.marchedespeintres.com/#  au nom de Pascale M Mercier.

 

Elle cherche une galerie pour exposer à l'année et un agent artistique.

 

Alors si vous en connaissez une ou un !...

 

 

Tandis que le Jean de la Mainate s'est exilé à Chiang-Maï. Une ville dont il est tombé amoureux voici plus de trente ans et où il habite maintenant depuis plus de cinq ans.

 

Sa passion pour cette ville et ses habitants l'ont conduit à créer ce blog, afin de communiquer à d'autres son amour pour Chiang-Maï et le Lanna ; Un blog qu'il éditera, peut-être, sous forme de livre ?!...


Le Jean donc, continue d'écrire des histoires, sous forme de chroniques, qu'il publie à droite et à gauche, à la fois pour les petits, mais aussi pour les grands, dont quelques unes sont lisibles sur ce blog.

 

D'ailleurs, il cherche un éditeur et un distributeur.

Alors si vous en connaissez un !...

 

 

 

Ce blog, jour après jour, s'étoffe en fonction de mes découvertes et de mes observations. Alors ce qui ne devait faire que quelques lignes, finit par dépasser mes prévisions car il y a tellement à découvrir et à observer que je n'en vois pas la fin !...

 

Certains touristes, des jeunes en particulier, font en quinze jours la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et parfois le Viêt-Nam. J'ai l'impression, en les écoutant, qu'il s'agit de réaliser un challenge meilleur que celui de ceux qui les ont précédés dans ce genre de parcours.

 

Ce qui me laisse … le derrière par terre.

 

Car moi, qui pourtant n'ai jamais eu les deux pieds dans le même sabot, après plus de cinq ans de vie à Chiang-Maï, je pense que j'ai encore tout à découvrir de cette belle et merveilleuse ville !...

 

Alors l'Asie du Sud-est en quinze jours !...

 

 

Avec l'âge, le temps prendrait-il une autre dimension ?!...

Ou le contact des gens du Lanna favoriserait-il l'art de vivre et de prendre son temps ?!...

 

Toujours est-il qu'à Chiang-Maï, j'écris et je vis dans une félicité que je n'avais encore jamais connue, et que maintenant, je ne voudrais échanger pour rien au monde.

 

D'ailleurs cette façon de vivre en prenant son temps et sans penser à la minute qui va venir, c'est ce je souhaite à tous et à chacun !

 

 

Nota bene : Il ne faut voir, dans ce qui précède, aucune amertume et aucun règlement de compte. Le Jean à toujours eu son franc-parler et ce n'est pas à soixante cinq ans passés qu'il va changer.

 

 

 

(*)  Depuis, avec Bruno Bettelheim et son livre ''la psychanalyse des contes de fées'' 
       (1976)
le conte à retrouvé fort heureusement ses lettres de noblesses.

 

 

(**)   Souvent il nous fut posé la question suivante :

        Pourquoi le théâtre de la Mainate et pas du Mainate ?

 

        Parce que nous avions une compagnie théâtrale qui s'appelait, la compagnie de la
         Mainate.
Et
qu'à l'oreille le féminin (de la) coule mieux que le masculin (du).

 

        Et puis, si le mot ''mainate'' est un mot masculin, pourquoi ne pourrait-il pas être
        aussi du féminin ?...

       

        Ne dit-on pas un auteur et une auteure ?...

 

        Par ailleurs, pour que le mainate se reproduise, comme toutes les espèces, il a
        besoin d'une compagne, c'est-à-dire d'une mainate et non d'un mainate ?!...

 

        Ce qui signifie qu'il existe bien des dames mainates, et quand il s'agit de parler
        d'une dame, on dit … une, et non pas … un !... CQFD.

 

 

(***) Pierre Louki (1920-2006) Comédien, auteur, chanteur et parolier de plus de deux
        cents chansons, dont la môme aux boutons que chanta Lucette Raillat, nous fit la
        gentillesse de participer, avec ses trois musiciens d'alors, Daniel Barda,
        Jean-Christophe Hoareau et Alain Vérité, à l'inauguration de notre ''Au café
         chantant''.


        Je me souviens l'avoir rencontré pour la première fois grâce à Alain Vérité, chez
       Ramon Finster le directeur du café musical ''Au merle moqueur'' dans le XIIIè.
       C'était à la fin de son soi-disant dernier concert. Car il ne voulait plus   chanter.

 

        Après m'avoir écouté entre deux portes, car il avait rendez-vous avec le directeur
        des disques Saravah, qui était sur le point d'arriver, il me regarda et me dit en
        souriant.

 

        '' Vous êtes un peu fou, mais vous m'êtes bien sympathique. Alors je viens chez
         vous gratuitement, avec mes trois musiciens, qu'il faudra payer, mais vous
         m'assurez qu'il y aura du monde. Car aujourd'hui plus personne ne me connaît,
         votre café va être vide. ''

 

        Non seulement le café fut archi plein mais il y eut dans la rue encore plus de
        spectateurs que dans la salle. Et lorsque sa voix s'éleva, ce fut magique.

 

        Notre public se composait essentiellement de jeunes entre dix-huit et trente ans.
        Pas un ne le connaissait, mais tous furent conquis par son talent dès la première
        seconde.

 

        Pierre Louki était un homme discret, à l'allure dégingandé, et d'une grande
        gentillesse. C'était aussi un tendre, un poète, qui jonglait avec les mots avec une
        rare délicatesse et une drôlerie toute particulière. Sa voix  me donne le frisson.
      Elle est émouvante, envoutante, et vous remue de l'intérieur.

 

        Pierre Louki était aussi un mécréant qui ne croyait ni en Dieu, ni au diable. Nous
        avions eu une longue conversation sur Brassens à ce sujet. Mais où qu'il se trouve
        maintenant, si tant est qu'il soit quelque part, il a dû retrouver sa chère et tendre
        Odette ainsi que son vieil ami Georges. En tout cas je lui dis encore merci.

 

        Sa venue ''Au café chantant du théâtre de la Mainate'' restera l'un de mes
         meilleurs souvenirs.



19/01/2010
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