MerveilleuseChiang-Mai

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C - SONGPON TUBTIMTONG – ทรงพล ทับทิมทอง

 

SONGPON TUBTIMTONG – ทรงพล ทับทิมทอง

 

   

 

C'est en flânant dans les rues du marché du dimanche que j'ai découvert, voici déjà quelques années, les œuvres de Songpon Tubtimtong (ทรงพล ทับทิมทอง) (Song-pone Thap-thim-togn).

 

C'était thanon Phra Pok Klao (ถนน พระปกเกล้า) dans le tronçon de rue situé entre les voies Ratchadamnoen (ถนน ราชดำเนิน) et Inthawarorot (ถนน อิทวโรรส).

 

Ses toiles étaient à même le sol, au beau milieu d'une ribambelle de tableaux qui, serrés les uns contre les autres, devait bien mesurer entre cinquante ou soixante mètres de long sur un mètre ou deux de large.

 

   

 

Il y a là chaque dimanche, à l'occasion du marché du dimanche ou ''talat khone deune'' (ตลาดคนเดิน) les œuvres d'une vingtaine ou d'une trentaine d'artistes de Chiang-Maï.

 

Cette multitude de tableaux répondait et répond toujours à tous les goûts et satisfait à toutes les dimensions.

 

   

 

Les œuvres de Songpon Tubtimtong (ทรงพล ทับทิมทอง) étaient, et sont toujours, de grandes dimensions. Elles crevaient alors, et encore aujourd'hui, la monotonie de l'exposition.

 

Elles étaient, et sont encore, comme de gigantesques dépressions de terrain aux allures fantastiques, au beau milieu d'une plaine aux couleurs doucereuses, et pigmentées de quelques pointes acidulées en certains endroits.

 

Autrement dit, autant les œuvres de ses collègues se laissaient agréablement regarder, mais sans susciter chez moi une émotion particulière, autant celles de Songpon Tubtimtong (ทรงพล ทับทิมทอง) avaient l'art d'attirer mon regard et d'arrêter mes pas ; car de ses toiles jaillissait un univers aux traits forts et puissants qui ne pouvait pas laisser indifférent le premier quidam venu. A l'évidence l'auteur avait mis tous ses tripes dans ses peintures.

 

 


Le travail de ce grand diable d'homme est à son image … brute de décoffrage, bouillonnant de vie et quelque peu brouillon ; encore que certaines de ses toiles se laissent regarder comme on écoute certains vers signés, par exemple, de la main de Ronsard !...

 

Chez lui il n'y a pas de dichotomie entre la violence et la douceur. Il va de l'une à l'autre en donnant la part belle à chacune.    

 

 

 

Songpon Tubtimtong (ทรงพล ทับทิมทอง) est né à Bangkok en Juin 2514, c'est-à-dire, pour les Farangs, le 21 juin 1971.  Il a donc en 2012 … 41 ans.

 

C'est un autodidacte qui est allé avec assiduité aux cours … de l'école de la vie. Il a donc appris la peinture … tout seul et … il n'en est pas peu fier.

 

Alors de ce fait, point de grande école, point de ''Beaux arts'', mais une farouche volonté à vouloir mettre sur de la toile, au risque de la crever, tout son ressenti intérieur avec une intensité que se partage la violence et la douceur, ainsi que je l'ai déjà écrit ; deux états d'être, ou d'âme, plutôt antinomique mais qui cohabitent avec un art tout particulier chez Songpon Tubtimtong (ทรงพล ทับทิมทอง).

 

 

 

 

Deux tableaux de Songpon Tubtimtong (ทรงพล ทับทิมทอง) retrouvés dans mes archives de photos prises à l'occasion de mes sorties au marché du dimanche. Ces dernières ne sont pas bonnes du tout, je le reconnais, mais elles présentent un autre aspect du talent de Songpon Tubtimtong (ทรงพล ทับทิมทอง).

 

 

Son ''idole'' comme il dit, c'est Tawan Duchanee ou Thawan Datchani en écrivant à la Française (ถวัลย์ ดัชนี) ce qui n'est pas rien ; car cet homme est en Thaïlande une véritable institution à lui tout seul. Il est comme le pape de la peinture thaïlandaise.

 

Son pinceau est comme une baguette magique. Le moindre de ses traits ouvre les portes à un imaginaire fantastique et sans borne.

 

Le peintre Prayura Uluchadha (1908-2000) (ประยูร อุลุชาฎะ) par ailleurs écrivain et critique d'art écrivait de Datchani (Duchanee) sous l'un de ses sept noms de plume, celui de  N(o) N(a) Paknam, (น. ณ. ปากน้ำ) '' … Ses croquis sont de grande valeur et montre un talent supérieur et une bonne connaissance de l'art.''. C'était il y a une trentaine d'années … depuis Datchani a … explosé !...

 

   

 

 

A gauche le peintre Thawan Datchani (Duchanee) (), avec au centre l'une de ses œuvres. Il compta parmi les derniers élèves de Corrado Feroci fondateur de l'Université Silpakorn de Bangkok.

A droite le peintre et écrivain Prayura Uluchadha (1908-2000) (ประยูร อุลุชาฎะ) qui lui figura parmi les premiers élèves de Corrado Feroci et par là même de l'Université Silpakorn de Bangkok. 

 

 

L'inspiration de Songpon Tubtimtong (ทรงพล ทับทิมทอง)   lui viendrait d'un autre homme, Chairoj Kimhae (ชัยโรจน์ กิมเห) dont l'activité concernerait l'enseignement du design publicitaire.

 

Je n'ai guère pu en savoir plus sur cet homme, car il est difficile d'arracher quelques mots à Songpon Tubtimtong (ทรงพล ทับทิมทอง).

 

Tout ce qu'il a à dire il le peint sur ses toiles, après le commun des mortels n'a plus qu'à glaner ce qu'il veut bien laisser échapper de sa tour carrée.

 

   

 

Songpon Tubtimtong (ทรงพล ทับทิมทอง) est un gaillard qui a une personnalité peu commune, mais c'est un sacré créateur. Les questions semblent l'indisposer et même carrément l'ennuyer. Alors je n'ai pas insisté et ma curiosité en a été pour ses frais.

 

 

Sur le curriculum vitae qu'il m'a remis, mi-plié mi-chiffonné, il y avait inscrit les quelques endroits où il avait exposé de par le monde. Mais comme il est meilleur peintre que scripteur il m'a été difficile de comprendre ses hiéroglyphes alors … vous n'en saurez pas plus que moi !...

 

Mais qu'importe où il a pu exposer. Le passé est une chose et le présent en est une autre.

 

D'autant que pour qui désire voir ses œuvres il est plus important de savoir où il expose à l'heure actuelle, plutôt que de connaître les anciennes adresses de ses dernières expositions.

 

 

 

C'est à Chiang-Mai, dont il est devenu l'un des enfants depuis une bonne dizaine d'années, que vous trouverez Songpon Tubtimtong (ทรงพล ทับทิมทอง). Il se partage entre deux endroits en plus de son domicile familial.

 

Tout d'abord il y a le marché du dimanche dont nous avons déjà parlé.

 

L'avantage de ce lieu d'exposition public c'est qu'il permet une démarche anonyme qui n'engage à rien. L'inconvénient – on ne peut pas tout avoir – c'est que les peintres ne peuvent exposer que quelque toiles !.... car leur espace est limité.

 

   

 

Alors si les toiles que vous avez vues au marché du dimanche ont eu l'art de vous toucher, et ont suscité en vous l'envie d'en acquérir une, il vous suffit de vous rendre à son atelier-vente qui se niche au sein du marché de nuit ou night bazar (ไนท์บาซาร์).

 

Pour cela aller rue Chang Klang (ถนน ช้างกลาง) où se trouvent, de par et d'autres de cet axe central du marché de nuit, tous les différents marchés, qui le constituent.

 

En abordant dans cette rue dans le sens de la circulation, sur le trottoir de droite, vous allez arriver à un marché en dur de deux étages situé juste avant l'hôtel ''Le méridien''.

 

Ce bâtiment de style ''Lanna moderne'' porte le nom de ''Chiang-Maï Night Bazar'' (เชียงใหม่ ไนท์บาซาร์).

 

Il y a tout à côté un poste de la police touristique et en face de son entrée principale un passage clouté … qui n'a de clouté que le nom puisqu'il est indiqué au moyen de larges bandes blanches.

 

   

 

Lorsque vous arrivez au tout début de ce marché, empruntez sa première entrée dont l'aspect ressemble à un souk.

 

Elle conduit à un vaste sous-sol dont les tout premiers stands sont tenus par des peintres. Allez droit devant vous, comme pour traverser et sortir du marché.

 

Cinq échoppes avant la fin de cette allée, qui débouche sur une petite rue parallèle à la rue Chang Klang, il y a … l'atelier-vente de Songpon Tubtimtong (ทรงพล ทับทิมทอง)  ou … Bobby ; c'est son pseudonyme.

 

Cet endroit porte d'ailleurs le n° 5, car la numérotation commence, depuis la rue Chang Klang par le n° 25.

 

   

 

En général Songpon Tubtimtong (ทรงพล ทับทิมทอง) est là pratiquement tous les soirs avec sa compagne à partir de 19 ou 20 heures … sauf le dimanche évidemment car Bobby n'a pas (encore ?) le don d'ibiquité. (Etre dans deux endroits à la fois).

 

Et si par malchance l'échoppe était fermée pour une raison où pour une autre il vous reste … le téléphone !...

 

 

 

Téléphone : 66.895.608.756

Adresse électronique : bobby_conga@hotmail.com

   

 



02/02/2012
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