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HIBISCUS : ดอกชบา – 3/3 hibiscus sabdariffa

HIBISCUS : ดอกชบา – 3/3 hibiscus sabdariffa

 

Hibiscus mutabilis - Hibiscus Rosa Sinensis - Hibiscus Sabdariffa    

ชบาพุดตาน (put-tarn) – ชบาขาว (Chaba-Khao) – กระเจี๊ยบแดง (kra-chiap-deng)

 

 

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Photo 1 : La fleur d’un hibiscus mutabilis. (Hibiscus mutabilis (Roxb.) Linn.)

Photo 2 : La fleur d’un hibiscus rosa sinensis. (Hibiscus rosa sinensis Linn.

Photo 3 : La fleur d’un hibiscus sabdariffa.

 

Généralités sur la famille des Malvacées :

 

L’hibiscus appartient à la grande famille des ‘’malvacées‘’ ou ‘’malvaceae‘’ que créa en 1789 Antoine Laurent de Jussieu (1748-1836). Le nom de ‘’malvacées‘’ a été composé à partir du nom de la plante qui sert de référence à cette famille, c’est-à-dire … la mauve.

 

Cette famille répertorie des arbres, des arbrisseaux et des herbes qui tous sont des plantes dicotylédones, c’est-à-dire dont la graine donne naissance à deux feuilles.

 

La famille des ‘’malvacées comptait alors en son sein plus d’une trentaine de familles secondaires dont la XIème avait été nommée la sous-famille des ‘’Hibiscées‘’ ou ‘’Hibisceae‘’, un nom formé à partir de … hibiscus.

 

En 1824 le suisse Augustin De Candolle (1778-1841), et quelques autres avant lui, peaufinèrent ce classement de 1789. Alors la famille des ‘’malvacées‘’ se divisa en une cinquantaine de familles secondaires, dont les ‘’Hibiscées‘’ qui eux-mêmes se subdivisaient en quatre groupes : les hibiscus, les thespesia, les gossypium et les fugosia.

 

Au cours des siècles, cette classification n’a pas cessé d’être revue et corrigée pour mille et une raisons. Alors comme il est bien difficile pour un amateur de suivre l’évolution de ces recherches botaniques, restons en à la famille des ‘’malvacées‘’ telle qu’elle était définie dans ses grandes lignes, au siècle dernier, et qui sont encore d’actualité.

 

D’après les botanistes d’alors les membres qui appartenaient à la famille des ‘’malvacées‘’ avaient la particularité :

 

1/ De posséder des racines, feuilles et fleurs aux propriétés adoucissantes, émollientes, et secrétant un suc mucilagineux. (*) Ce sont donc des plantes médicinales.

2/ D’avoir une écorce pouvant fournir des fibres susceptibles d’entrer dans la confection de certains textiles comme, par exemple, les voiles de bateaux.

 

(*) Le mucilage est une substance végétale utilisée, dans le cas présent, comme laxatif doux.

 

Cependant la fleur de la mauve et celle de l’hibiscus diffèrent par le tube que forment les étamines de la fleur de l’hibiscus. Cette colonne … ‘’androcéenne‘’, particulière aux hibiscus, a son sommet tronqué, et présente cinq dents à son extrémité. C’est au travers d’elle que passe le style de sa fleur.

 

En raison de cette particularité il n’est pas rare d’entendre la sous-famille des ‘’Hibiscées‘’ se faire appeler ‘’columnifère‘’ c’est-à-dire la famille des fleurs ‘’porte-colonne‘’.

 

 

Aujourd’hui la famille des malvacées couvre pratiquement toute la surface du globe mais plus particulièrement les régions chaudes, c’est-à-dire surtout les aires tropicales ; elle compte plus de 1.350 espèces qui se répartissent en plus de 150 genres dont le genre Hibiscus L. qui lui, regroupe plus d’une centaine d’espèces dont : l’Hibiscus mutabilis – l’Hibiscus Rosa Sinensis et l’Hibiscus Sabdariffa.

 

Ce sont ces trois espèces que nous allons mettre en lumière ; que leurs cousins nous pardonnent mais il nous fallait faire un choix et le choix a été fait en fonction des hibiscus le plus fréquemment rencontrés à … Chiang-Maï.

 

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                                                 Comparaison entre :

       Une fleur du genre ‘’malva’ et une fleur du genre ‘’hibiscus‘’.

             (Ces deux plantes furent dans les temps jadis … confondues.)

Photo 1 : Une illustration détaillant la fleur d’une mauve qui sera à l’origine du genre malva. Cette gravure du botaniste français Joseph Pitton de Tournefort (1656-1708). est extraite du 2ème volume de son ouvrage intitulé ‘’Institutiones rei herbariæ‘’ ‘’éditio tertia‘’ planche 23 (Edité en 1700)   

Photo 2 : Une illustration détaillant la fleur d’une Ketmia, (*) du botaniste français Joseph Pitton de Tournefort (1656-1708). Elle est extraite du 2ème volume de son ouvrage intitulé ‘’Institutiones rei herbariæ‘’ ‘’éditio tertia‘’ planche 26 (Edité en 1700)

(*) Le mot ketmia dans le monde arabe servait à désigner la mauve. Il fut utilisé par nombre de botanistes, et finit par être remplacé par le mot … ‘’hibiscus‘’.

Photo 3 : Une illustration d’une ‘’Malva trimestris‘’ (Ross-Malve) de Jacob Sturm (1771-1848). Cette 63ème planche est extraite du 6ème volume de ‘’J. Sturms Flora von Deutschland in Abbildungen nach der Natur, Zweite auflage‘’ du naturaliste allemand Ernest Hans Ludwing Krause (1859-1942) (Edité en 1902).

Photo 4 : une illustration d’une mauve fleurie ou d’un lavatera trimestris appelé aujourd’hui ‘’Malva trimestris (L) salisbury‘’ [Richard Antony Salisbury (1761-1829)] du botaniste horticulteur et agronome français Désiré Georges Jean Marie Bois (1856-1946). Elle est extraite de son ouvrage intitulé ‘’Atlas des plantes de jardins et d’appartements exotiques et européennes‘’. Un ouvrage en 3 volumes dont l’un est constitué de 320 planches dont la planche 49 - (Edité en 1896)

Photo 5 : une illustration d’un hibiscus rosa-sinensis du botaniste horticulteur et agronome français Désiré Georges Jean Marie Bois (1856-1946). Elle extraite de son ouvrage intitulé ‘’Atlas des plantes de jardins et d’appartements exotiques et européennes‘’. Un ouvrage en 3 volumes dont l’un est constitué de 320 planches dont la planche 51 - (Edité en 1896)

 

Le genre hibiscus :

 

Le genre hibiscus (Hibiscus L., Sp. Pl., 693) a été créé sous la plume du Suèdois Car von Linné (1707-1778) à l’occasion de la parution de son ‘’Species plantarum‘’ volume 2, paru le 1er mai 1753 et imprimé à Stockholm.

 

Le mot hibiscus vient du grec ‘’hibiscos‘’ (ἱβίσκος) un mot qui servait à désigner indifféremment la mauve ou la guimauve, car à l’époque tout un chacun confondait ces deux plantes, dont les feuilles et les fleurs prêtaient à confusion.

 

Le grec Pedanius Dioscoride  (20/40 av.JC/vers 90) tout à la fois médecin militaire, botaniste et pharmacien écrivait dans son livre 3 au chapitre 146 que la guimauve était tout aussi bien désigné par le terme d’hibiscus que par celui d’althaea.

 

Le Romain Virgile (Publius Vergilius Maro 70-19 av. JC) auteur de l’Enéide, parlait de l’hibiscus dans la dixième partie de  ses ‘’Bucoliques‘’ ou ‘’Eglogues‘’,  comme étant une plante à tige souple servant à la fabrication de corbeilles et de paniers.

  

Le Romain Pline dit l’ancien (23-79) qui mena en parallèle une vie militaire intense et littéraire très éclectique (historien – grammairien et botaniste, pour ne citer que ces disciplines) écrivait dans son 19ème livre (Son histoire naturelle en compte 37) au chapitre 5 que l’hibiscus est une plante qui se rapproche des ombellifères.

 

 

Selon Dioscoride donc, les mots ‘’althaea‘’ ou ‘’alcea‘’, tout comme celui d’hibiscus servaient à désigner la guimauve ou la mauve blanche voire … d’autres plantes plus ou moins ressemblantes.

 

Un autre mot, celui de ‘’Ketmie‘’ latinisé en ‘’ketmia‘’, d’origine arabe et formé à partir des mots arabes de ‘’Khatmi‘’ et ‘’khitmi‘’, désignait lui aussi la guimauve ou la mauve blanche, voire … d’autres plantes plus ou moins ressemblantes. De ce beau mélange de noms, c’est l’hibiscus qui a fini par l’emporter sur ses ‘’synonymes d’époque‘’ ; cependant pendant longtemps ‘’hibiscus‘’ et ‘’Ketmie‘’ furent employés l’un pour l’autre, et bien après 1753, comme le montre les planches qui suivent.

 

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Photo 1 : L’Alcea américana (Hibiscus sabdariffa Linn. 1753) fut aussi appelé ‘’Jamaica sorrel‘’ et ‘’roselle‘’ – Cette page 26 est extraite de ‘’Rariorum plantarum historia‘’ Volume 2 (1601) – de Charles de l’Ecluse dit Carolus Clusius. (1526-1609)

Photo 2 : Le Sabdariffa (*) (Hibiscus sabdariffa Linn. 1753) fut aussi appelé Alcea Américana et Malva Indica. Cette illustration est extraite du 1er volume et du sextus ordo – collectarum plantarum æstivalium t. 218 – figure 1, du ‘’Hortus Eystettensis‘’ (un ouvrage en quatre volumes) du pharmacien allemand Basilius Bessler (1561-1629). (Edité en 1613) (Illustration tirée de l’édition originale.) (**)

Photo 3 : Le Sabdariffa (Hibiscus sabdariffa Linn. 1753) fut aussi appelé Alcea Américana et Malva Indica. Cette illustration est extraite du 2ème volume et du sextus ordo – collectarum plantarum æstivalium t. 218 – figure 1 du ‘’Hortus Eystettensis‘’ (un ouvrage en quatre volumes) du pharmacien allemand Basilius Bessler (1561-1629). (Edité en 1620).

Photo 4 : Un Hibiscus sabdariffa – ex Alcea acetosa spinosa – ex Indica orientalis heptaphylla – ex Acetona Indica Bonti Breyn – ex Herba crinalium Rumph – ex oseille des Indes. Cette planche est extraite de l’ouvrage en douze volumes de Pierre Joseph Buc’hoz (1731-1807) intitulé : ‘’Histoire universelle du règne végétal‘’. Une œuvre qui se compose de gravures tirées des meilleurs ouvrages botaniques parus avant 1771Ref : (Decad-4 – Pl.1)

 

Désigner et/ou nommer une plante n’est pas chose aisée.

Ainsi sauriez-vous dire qu’elle est la différence entre :

un hibiscus sabdariffa Linné 1753 et un hibiscus fraternus Linné 1775 ?.... c’est-à-dire deux hibiscus répertoriés par un seul et même botaniste, et non des moindre puisqu’il s’agit de Linné ?...

(La réponse est donnée à la suite des photos ci-dessous.)

 

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Photo 1 : Une illustration d’un hibiscus… esculentus (as. Okkerum) planche 37 de la naturaliste allemande Anna Maria Sibylla Merian (1647-1717) extraite de son ouvrage ‘’Metamorphosibus insectorum Surinamensium of te verandering der Surinaamsche insecten.‘’  (Edité en 1714).

Nota bene : ‘’Surinamensium‘’ et ‘’Surinaamsche‘’ se rapportent tous les deux à Surinam et le Surinam n’était autre que la Guyane Hollandaise.

Photo 2 : Une illustration d’un hibiscus … fraternus  (Okkerum ou Athéa) du naturaliste Français Pierre Joseph Buc’hoz (1731-1807) (1783) dont l'origine n'est pas donnée. Néanmoins, cette Gravure est vendue sur le net 60 £ par la Gallery Peter Harrington de Londres ?!...

Photo 3 : Cette photo n'est autre que la photo 1 que j'ai retournée !... Si vous retirez le papillon il y a comme une étrange ressemblance avec la gravure du milieu non ?!...

Alors, qui a copié sur qui ?!... Anna Merian ou Pierre Buc'hoz ?!...

De ce fait, comment savoir s'il s'agit d'un hibiscus esculentus ou d'un hibiscus fraternus ?....

La botanique n'est-elle pas déjà bien compliquée sans qu'il faille que des professionnels ou des faiseurs d'argent la compliquent un peu plus par le biais de malhonnêteté ?!...

 

La réponse : Il n’y a aucune différence entre l’hibiscus sabdariffa Linné 1753 et l’hibiscus fraternus Linné 1775. Il s’agit d’une seule et même plante … mais encore fallait-il qu’un botaniste s’en aperçoive !....

De ce fait, ces noms sont dits … synonymes, comme nous le verrons plus bas !...

 

Dans le même ordre d’idées, qu’elle est la différence entre un ‘’Okkerun‘’ Anna Maria Sibylla Merian et un ‘’Okkerun‘’ Pierre Joseph Buc’hoz ?.... représentés sur les images ci-dessus ?...

 

La réponse : Ces … ‘’okkerun‘’, comme les nomment sans autre précision les indigènes d’Amérique du Sud, sont tous deux des … Hibiscus mais, alors que l’okkerun de Merian est de l’espèce  esculentus, celui de Buc’hoz est de l’espèce fraternus ou sabdariffa. Ce sont donc deux espèces d’hibiscus différentes mais qui, néanmoins ont en commun d’être … comestibles.   

 

(*) Il arrive que dans des textes anciens le mot de ‘’sabdariffa‘’ soit écrit ‘’sabdarissa‘’. Cette modification graphique et par voie de conséquence phonétique doit venir du fait qu’en vieux ‘’françois‘’ la forme graphique des lettres ‘’f‘’ et ‘’s’’ prêtaient à confusion.

(**) Pour la petite histoire, sachez que cet ouvrage présente et décrit la plupart des plantes que l’évêque d’Eichstätt (Aichstaedt) (Johann Conrad von Gemmingen) (1561-1612) avait fait réunir par Basile Bessler en ses huit jardins, situés sur le mont Saint Willibald, en Bavière. C’était en cet endroit que s’élevait son palais épiscopal. Ce remarquable ouvrage en quatre volumes, fiancé par le dit évêque et qui a demandé 16 ans de travail, contient 365 planches représentant 1086 illustrations de plantes ; la plupart d’entre elles serait l’œuvre de Wolfgang Kilian (1581-1662).

L’auteur de l’article auquel je me suis référé rajoute que la réussite de l’ouvrage tient essentiellement aux illustrations, parce que le côté … scientifique laisserait, d’après lui, à désirer. Je laisse la responsabilité de ce dire à l’auteur en question, dont je ne citerai pas le nom bien qu’il ne soit plus de notre monde.

Nota : Cet ouvrage donne à penser que l’Hibiscus sabdariffa avait trouvé droit de cité en Europe du nord dès le début du XVIIe siècle.

 

 

Les mots de Ketmie et Ketmia viendraient de l’arabe khatmi, khitmi qui désignait, là encore, la guimauve. Celui de ‘’ketmia‘’ a été employé pour la première fois dans le ‘’Pinax Theatri Botanici‘’ p. 316 du botaniste Suisse Gaspard Bauhin ou Caspari Bauhini (1560-1624) paru en 1623.

 

Outre ces quatre mots (Alcea - Althaea - Ketmia et Ketmie) le genre hibiscus aurait pu s’appeler : Abelmoschus (1787), Bamia (?), Bombycidendron (?) ou Bombycodendron, Brockmania (?), Furcaria (1858), Hibiscadelphus (?), Laguna (?), Lagunea (1790), Pariti (?), Paritium (?), Talipariti (?), Trionum (?), Wilhelminia (?) pour ne citer que ces noms. Certains d’entre eux sont d’ailleurs devenus des synonymes d’hibiscus tandis que d’autres ont été rattachés à des genres voisins figurant dans la tribu ou sous-famille des ‘’Hibiscées‘’ ou ‘’Hibisceae‘’.

 

Pour conclure avec le genre ‘’Hibiscus‘’, sachez qu’il regrouperait plus de 200 espèces et … plus de 30.000 variétés ?!...

 

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                        Quelques représentations de l’hibiscus sabdariffa :

Photo 1 : Une illustration d’une Alcea Américana et Malva Indica (Hibiscus sabdariffa Linn. 1753) extraite du 1er volume et du sextus ordo – collectarum plantarum æstivalium t. 218 – figure 1, du ‘’Hortus Eystettensis‘’ (un ouvrage en quatre volumes) du pharmacien allemand Basilius Bessler (1561-1629). (Edité en 1613) (Illustration tirée de l’édition originale.)

Photo 2 : Une aquarelle de 39,6 x 31,2 cm intitulé ‘’spanich Süring‘’ (Hibiscus sabdariffa) de l’allemande Louise von Panhuys (1763-1844) réalisée en 1812 lors d’un voyage en Guyane Hollandaise (Aujourd’hui Surinam). C’est l’une des 80 œuvres dont l’artiste a fait don en 1824 au musée d’histoire naturelle Senckenberg et qui, aujourd’hui, sont visibles à  l’université de Frankfort.

Les Allemandes Louise von Panhuys et Anna Maria Sibylla Merian, dont il a été sujet plus haut, se sont connues au Surinam  

Photo 3 : Une illustration d’un hibiscus fraternus donc ‘’sabdariffa‘’ de Francisco Pulgar (17-18). Cet illustrateur Tolédan stationné alors à Lima, rejoignit en 1784 l’Expedición Botánica al Virreinato de Perú y Chile‘’. (1778-1816) conduite par les naturalistes espagnols Hipólito Ruiz López (1754-1816) & José Antonio Pavón Jiménez, (1754-1840).

Photo 4 : Une illustration d’une Ketmie acide (hibiscus sabdariffa) du naturaliste français Jean Théodore Descourtilz (179 ?-1855), extraite de ‘’Flore médicale des Antilles, ou, Traité des plantes usuelles des colonies Françaises, Anglaises, Espagnoles et Portugaises Volume 1, planche 31 de Michel Etienne Descourtilz (1777-1835) (Edité en 1821).

Nota bene : Michel Etienne Descourtilz était le père de l’illustrateur Jean Théodore Descourtilz.

Avec cet ouvrage nous sommes, là encore, aux Antilles et pas très loin des … trois Guyanes(Hollandaise, Française et Anglaise).                                                                

 

 

L’Hibiscus sabdariffa L. - กระเจี๊ยบแดง (kra-chiap-deng) en tant que tel … … a été décrit pour la première fois dans le ‘’Species Plantarum II‘’ page 694, de Linné – paru en 1753 (D’autres botanistes, avant et après Linné, l’ont décrit mais sous d’autres noms, voir ci-dessous.)

 

 

L’espèce sabdariffa :

 

Le nom de sabdariffa semble avoir été utilisé en botanique pour la première fois en 1620 (Hortus Eytettensis) par l’apothicaire et botaniste allemand Bassilius Besseler (1561-1629). Il a été repris par Carl von Linné en 1753, soit 133 ans plus tard, sans autre précision. Ce manque de précision est tel qu’aucun blog ou livre de botanique ne donne une explication au sujet de ce nom ?!...

 

Cependant, d’après le botaniste français Michel Adanson (1727-1806) auteur de ‘’famille des plantes de Adanson‘’ – IIe partie – édition de 1763 - page 536, sabdarifa (avec une seule ‘’f’’) serait un mot d’origine turc désignant une espèce de ketmie.

 

En 1689 déjà, dans son ‘’Prodomus Historiæ généralis plantarum‘’ page 41 – tabula XXXX le médecin botaniste Français Petri Magnol (1638-1715), fait état des noms de Bamia et … sabdarisa avec une seule ‘’s‘’.  

 

Prenant en compte l’écrit de Michel Adanson, mes recherches m’ont conduit à considérer d’une part ‘’sabdar‘’ (Sâvdâr) et d’autre part  ‘’iffa‘’.

Pour ‘’Sabdar‘’ j’ai trouvé que … quelques sultans avaient été gouverneur de ‘’Sâbdar‘’, un territoire qui s’étendait alors entre Samarkand, aujourd’hui ville de l’Uzbekistan, et les montagnes de … Sâvdar ou … Sabdar. (Les noms ont changé depuis.)

Pour ‘’Iffa‘’ je n’ai rien trouvé, alors peut-être s’agit-il d’un suffixe de forme … ‘’latine‘’ … comme Linné, et ses semblables de l’époque, aimaient à en composer ?!....

 

Conclusion : J’émets l’hypothèse que le spécimen de ‘’l’Hibiscus sabdariffa‘’ remis à Linné venait – peut-être – du … ‘’Sâbdar ‘’ ?!... ou de la Turquie mais … rien n’est moins sûr ?!...

 

Alors peut-être qu’un lecteur Turc ou de culture Turque pourrait éclairer notre lanterne au sujet de ce nom ?!...

 

 

Quelques uns des noms vernaculaires de l’hibiscus sabdariffa :

 

Afrikanischer Eibisch – Hibiscus-tee – Rote Malve (Allemagne) -  Bissap (Afrique de l’ouest) - Chin pow (Birmanie) – sandan teh (សណ្តាន់​ទេស) – slok cu (ស្លឹក​ជូរ) (Cambodge) – Mei gui qie () - Shan qie zi (山鍥子) (Chine) - Agria – Quetmia ácida - Quimbombó chino – Sereni – rosa de Jamaïca (Espagne) – Carcadé – ibiscus - karkadé  - Ketmie acide - Oseille de Guinée – oseille rouge de Guinée – roselle - thé de l'Empire - thé rose – thé rose d’Abyssinie (France) – Ambadi (Marathi) – Cacherée (Pondichéry) - Chukor (Bengali) – Gongura (Telugu) – Mathipuli (Kerala) (Inde) - Caruru de Guine (Italie) – Roozeru (Japon) Som Pho di (ສົ້ມ​ພໍ​ດີ) (Laos) – Asam Susur (Malaisie) – azeda de Guiné - cururú azédo - quiabeiro azédo – vinagreira (Portugal) krachiap (กระเจี๊ยบ) – krachiapdeng (กระเจี๊ยบแดง) - krachiapprio (กระเจี๊ยบเปรี้ยว) – Phak-kegn khegn (ผักเก็งเค็ง) – som-kegn-khegn (ส้มเก็งเค็ง) (Nord – Chiang-Mai) Som-ta-legn-khregn (ส้มตะเลงเครง) (Tak) – Som Pou (ส้มปู) (Mae Hong Son) (Thailande).

 

 

Les tout premiers noms de l’hibiscus sabdariffa L :

 

- Ketmia Indica vitis folio ampliore

- Alcéa Indica magno flore CB Pin

- Bamiæ aliqatenus affinis - Sabdariffa J.B.2.960

- Alcea Americana (1601)

  Rariorum plantarum historia Volume 2 –fascicule 4 p.26

  De Carolus Clusius (1526-1609)

- Quauhxocotl, seu Oxymalua Hernandez Francisco (1517-1587)

  Rerum medicarum novae Hispaniae – liber sextus 181 – p.216 (1615)

- Sabdarissa Bassilius Bessler (1561-1629) (1620)

  Hortus Eystettensis Volume 2 –

  Sextus ordo collectarum plantarum Æstivalium.

- Alcea acetosa indica mitis Plukenet Léonard (1641-1706) (1696)

  Almagestum Botanicum

- Althæa indica gossypiifoliis acetosæ sapore Hermann Paul (1646-1695)

  Horti academici lugduno-batavi catalogus - page 25 (1687)

- Ketmia arborescens malvae folio, acetosæ sapore Plumier (1703)

  Nova plantarum americanarum genera

  De Charles Plumier (1646-1704)

- Ketmia Indica gossypii folio acetosæ sapore Tournefort (1656-1708)

  Institutiones Rei Herbariae (1700-1703)

- Hibiscus Inermis foliis serratis Linné (1707-1778) (1737) (*)

  Hortus Cliffortianus page 350 – alinéa 6.

 

(*) L’Hortus Cliffortianus est un ouvrage signé par Carl von Linné. Les plantes qui y sont décrites sont celles de l’herbier et du jardin de l’avocat botaniste hollandais Georges Clifford (1685-1760).

Autrement écrit le nom d’Hibiscus Inermis avait été adopté par Linné en 1737 puis en 1753, à l’occasion de la parution de son nouvel ouvrage, ‘’Species Plantarum II‘’ il remplaça son Hibiscus inermis par  … Hibiscus sabdariffa. ?!...

 

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Les synonymes de l’hibiscus sabdariffa L. :

 

Nota : Le chiffre final entre parenthèse correspond au numéro d’ordre de l’ouvrage où est cité le dit synonyme. Pour retrouver cet ouvrage il suffit de se reporter au tableau qui suit la liste des synonymes.

 

 - Hibiscus sabdariffa L. (1753) (01)

 

- Hibiscus fraternus L. (1775) (02)

- Hibiscus digitatus  Cavanilles Antonio Josepho (1745-1804) (1790) (03)

- Sabdariffa rubra Kosteletzky Vincenz Franz (1801-1887) (1836) (04)

- Sabdariffa digitata (Cavanilles) Kosteletzky Vincenz Franz (1801-1887)

   (1836) (05)

- Hibiscus cruentus Bertoloni Antonio (1775-1869) (1840) (06)

- Abelmoschus cruentus (ex Bertoloni) Walpers Wilhelm Gerhard

  (1816-1853) (1842) (07)

- Hibiscus palmatilobus (Grandidier Alfred-n°49) (1836-1921) (1885) (08)

- Hibiscus palmatilobus Baillon Henri Ernest (1827-1895) (1885) (09)

- Furcaria sabdariffa Ulbrich Oskar Eberhard (1879-1952) (1925) (10)

 

Les synonymes invalides :

 

- Hibiscus cannabinus Hiern William Philip (1839-1925) (1897) & (1899)

  Isle of Man plants (journal of Botany) - 5 pp (11)

  Alsine in the Bristish flora . (Edt. West Newman) 5 pp (11)

- Hibiscus Sabdariffa Rottbøll Christen Friis (1727-1797) (1778)

  Acta Literaria universitatis hafniensis 1 : page 297.

 

Les synonymes en suspend :

 

- Hibiscus gossypifolius Miller (1768) (12)

- Hibiscus acetosus Noronha (Noroña) (1790) (13)

- Hibiscus sanguineus Griffith William (1810-1845) (1854) (14)

- Hibiscus masuianus de Wild & T. Durand (1899) (15)

  Emile Auguste Joseph de Wildeman (1866-1947)

  Théophile Alexis Durand (1855-1912)

 

           Références des ouvrages concernant les synonymes ci-dessus

 

(01) – Species Plantarum II‘’ de Linné page 695, (1753)

(02) - Plantae Surinamenses du Doct. Carolo Linné - page 12 - annoté 71.

(03) - (4) Monadelphiae Classis Dissertationes Decem 3ème partie - page 151

(04) - Allgemeine Medizinisch-Pharmazeutische Flora – Volume 5

(05) - Allgemeine Medizinisch-Pharmazeutische Flora – Volume 5

(06) - Flora of Guatemala - page 428 – pl.45 - 1840.

(07) - Repertorium botanices systematic de Walpers - Volume 1 – p. 310

(08) - Bulletin de la société botanique de France Tome 32 p.151

(09) - Bulletin Mensuel de la Société Linnéenne de Paris 1 (64) : 509

(10) – Die Vegetation der Erde Volume 9 (III-2)

          (Die Pflanzenwelt Afrikas de A. Engler) - page 402  

(11) - Isle of Man plants (journal of Botany) - 5 pp …& …

(11) - Alsine in the Bristish flora . (Edt. West Newman) 5 pp

(12) - The Gardeners Dictionary 8ème edition de Philip Miller (1691-1771) –

          Page HIB-HIB alinéa 10

(13) - Verhandelingen Van Het Bataviaasch Genootschap Der Kunsten Volume 5

          (Art. 4) – 17 - [Edtition1845 : Volume XII – page 86)

(14) - Notulæ ad plantas Asiaticas – partie. IV - p.520 - 3ème alinéa.

(15) – Bulletin de la Société Royale de Botanique de Belgique

          Compte Rendu 38 (2) - 20  - 1899.

 

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Photo 1 : Une illustration d’un hibiscus sabdariffa du botaniste espagnol Antonio Josepho Cavanilles (1745-1804) extraite de son ouvrage ‘’Monadelphiae Classis Dissertationes Decem – Volume 2 (Sexta – 6ème partie) - Texte : page 351/52 - paragraphe 252 – Image : page 358 (t.198- fig 1) (Edité en 1788)

Photo 2 : Une carte explicative concernant les aires, endémique et d’implantation, de l’hibiscus sabdariffa.

Photo 3 : Une illustration d’un hibiscus sabdariffa de la botaniste illustratrice Denise Godot de Mauroy extraite du 129ème volume – page 39 de Flore de Madagascar et des Comores, dont le chapitre sur les Malvacées a été rédigé par le botaniste suisse Bénédict Pierre Georges Hochreutiner (1873-1959).

 

L’aire d’origine de l’Hibiscus sabdariffa : (Ketmie acide)

 

L’hibiscus sabdariffa serait originaire de l’Inde occidentale, c’est-à-dire de la côte de Malabar. Ce n’est donc pas par hasard si de nos jours cet arbuste figure dans la plupart des jardins indiens pour ses particularités gustatives.

 

Au cours des siècles il s’est répandu jusqu’en Egypte, Madagascar et l’Afrique Equatoriale (Bénin – Botswana - Burkina-Faso – Côte d’Ivoire – Congo - Guinée – Mali – Mauritanie – Niger - Sénégal). Puis au cours du XVIème siècle il fut introduit aux Antilles et dans toute l’Amérique méridionale, vraisemblablement concomitamment avec les déportations d’Africains en terres antillaises. Charles de l’Ecluse dit Carolus Clusius le décrit dans le 2ème volume de son ‘’Rariorum plantarum historia‘’ paru en 1601 sous le nom de ‘’Alcéa Américana‘’. D’autres auteurs semblent l’avoir décrit avant lui, mais les descriptions manquent de précisions pour être prises en considération.  

 

L’hibiscus sabdariffa compte deux principales variétés :

1/ l’hibiscus sabdariffa variété sabdariffa. Cette variété compte quatre sous-variétés : bhagalpuriensis, intermédius, Albus et ruber, qui sont toutes cultivée pour leurs qualités alimentaires.

2/ l’hibiscus sabdariffa variété altissima. Cette variété, qui peut atteindre les quatre mètres de hauteur, est cultivée pour ses fibres. De ce fait, elle est souvent confondue avec le kenaf ou l’hibiscus cannabinus L.

 

Les descriptions qui suivent ne concernent que la variété sabdaffira, c’est-à-dire la variété cultivée pour sa comestibilité.

 

 

DESCRIPTION de l’hibiscus sabdariffa variété sabdariffa

 

L’hibiscus sabdariffa est un petit arbuste qui peut s’étaler sur environ 5 mètres et atteindre une hauteur analogue.

 

Ses racines sont amères, toniques et apéritives.

 

 

La tige de l’hibiscus sabdariffa variété sabdarrifa :

 

La tige de l’hibiscus sabdariffa variété sabdariffa  peut atteindre jusqu’à deux mètres cinquante de haut (Certains auteurs écrivent 5 mètres ?...). C’est une tige rameuse, robuste, lisse, ou presque, cylindrique (2/3 centimètres de diamètre). Son épiderme est rugueux et généralement de couleur rouge cramoisi, ou plus exactement marbrée carminée comme les nervures des feuilles.

La tige est aussi exempte d’épine (Linné lui avait donné le nom d’inermis – sans épine.) contrairement à la variété altissima. Cette tige renferme une moelle verdâtre acide et inodore.

 

En Malaisie les fibres de la tige sont utilisées pour réaliser des cordages.

 

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La feuille de l’hibiscus sabdariffa variété sabdariffa :

 

Les feuilles ‘’supérieures‘’ font penser à une main (forme palmatiforme - septenées) ; car ce genre de feuille se compose de cinq ou trois lobes de forme ovale, dont le central est le plus important, les deux latéraux sont plus courts. Les feuilles ‘’inférieures‘’ elles, sont ovales et entières c’est-à-dire sans lobe.

 

Les feuilles sont à leur naissance de couleur rosâtre ; puis au fur et à mesure de leur croissance elles deviennent vertes et veloutées sur le dessus et jaunâtre et glabre sur le dessous. La nervure principale de chacun des lobes est comme la prolongation de leur long pétiole. De ces nervures prennent naissance des nervures latérales qui remontent vers l’apex du lobe, toutes ces nervures sont plus ou moins marbrées d’un rouge sombre ou carminé.

 

Le pourtour de tous les lobes sont dentelés. Les lobes les plus importants mesurent jusqu’à 20/25 centimètres.

Les feuilles sont solitaires et alternes. Le pétiole qui les relie à leur branche est environ deux fois plus long que le limbe de la feuille.

 

 

En Afrique et en d’autres contrées les jeunes feuilles sont mangées cuites ou crues comme légumes.

Dans certains endroits les plaies sont soignées avec des décoctions de feuilles.

 

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Photo 1 : Une jeune feuille à 3 lobes (chiffres en rouge) une feuille adulte à 5 lobes (chiffre en noir.)

Photo 2 : Une feuille à trois lobes.

Photo 3 : De part et d’autre de la fleur une feuille à 5 lobes.

 

 

La Fleur de l’hibiscus sabdariffa variété sabdariffa :

  

La fleur est une fleur solitaire, terminale ou axillaire c’est-à-dire qui naît dans l’aisselle des feuilles.  Son calice, double, (détail important) se compose de 5 grands sépales renforcés à leur base par une espèce de collier dit calicule, constitué de huit à douze petites bractées (espèces de petites feuilles.)

 

Sa corolle dite campanulée ouverte se constitue de 5 pétales de couleur rose ou jaune/rouge qui sont parcourus en zigzag par de petites veines noires (pigmentation anthocyanique.). L’onglet ou la base de ces pétales est de couleur pourpre foncé qui donne à la fleur son fond de couleur pourpre foncé.

 

Le gynécée ayant été décrit à propos du genre (Colonne androcéenne formée par les étamines avec le pistil qui passe à l’intérieur de ce tube végétal) nous n’y reviendrons pas. Je rappelle seulement que l’ovaire est supère c’est-à-dire situé au-dessus du plan de naissance des pétales, et non au-dessous.

 

Après floraison la corolle se flétrie et tombe. Alors le calice intérieur (calice double) s’allonge, enserre l’ovaire et s’épaissit. Il devient alors d’un rouge foncé ou cramoisi et d’une saveur acide. C’est ce calice, et non le fruit, un cas rare dans le monde végétal, qui sert en alimentation tant pour la confection de pâtisseries, de confitures ou de boissons comme le bissap ou carcadé. (*)

 

Dans le haut Nil les Bongos font du calice un succédané du vinaigre.

 

(*) Le mot ‘’bissap‘’ viendrait de la déformation d’un mot Wolof, une langue africaine parlée au Sénégal, en Gambie et en Mauritanie. Dans cette langue trois termes servent à désigner trois plantes dont le nom commence par ‘’bisab‘’ : le/la ‘’bisab bouki‘’ – le/la bisab ou dèr‘’ et le/la ‘’bisab ou/y alla‘’. (Ces noms sont extraits d’anciens ouvrages, de ce fait l’orthographe n’est plus celle d’aujourd’hui. Ainsi Wolof était écrit oualoff.)

Sous toute réserve et selon une autre source : Le mot ‘’bissad‘’ se rapporterait à l’acte charnel ?!...

A Pondichéry c’est le terme ‘’Cacherée‘’ qui est utilisé.

Quant au mot ‘’carcadé‘’ il viendrait de l’arabe ‘’karkadayh. Mais !...

Les signataires d’un article paru dans le ‘’journal d’agriculture tropicale et de botanique appliquée – volume 4 n° 5-6 de mai-juin 1957‘’ écrivent que ‘’Karkadé‘’ serait un terme Erythréen et que ‘’Sabdariffa‘’ viendrait des Philippines. (Concernant les Philippines je prends carrément le parti du français Michel Adanson (1727-1806) qui lui donne une origine turque, comme je l’ai expliquée plus haut.   

Outre le calice, les feuilles entrent aussi dans l’alimentation et sont consommées comme légumes. Elles auraient le goût acidulé de l’oseille.

… et …paraît-il … le carcadé aurait le pouvoir de favoriser la divination et, de ranimer les désirs amoureux … (Je n’ai pas vérifié !...)

 

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Les fleurs de l’hibiscus sabdariffa sont utilisées à de nombreuses fins alimentaires.

 

Séchées et infusées leur eau sert à parfumer sauces, confitures et … à désaltérer le commun des mortels. Car cette eau de couleur rouge qui porte le nom de … bissap (*) entre autres noms, est une boisson très prisée dans de nombreux pays.

 

Cette boisson aurait des vertus diurétiques, sédatives, hypotensives (diminution de la tension artérielle) et laxatives.

 

Les boutons de fleurs, en certains pays, serviraient à la confection de colliers qui seraient portés à l’occasion des cérémonies de mariage. Ces boutons seraient même brulés lors de rituels amoureux ?!...

 

(*) Le bissap est une boisson de couleur rouge très riche en acide ascorbique. Il est parfois préparé avec de la menthe. Cette boisson est bue fraîche et très sucrée. Cette boisson rafraîchissante porte un nom différent selon les pays :

En Afrique de l’est et au moyen orient, où elle est bue froide ou chaude, cette boisson dont le nom vient de l’arabe ‘’karkadayh‘’ est appelée: carcadé, karkadé ou karkadeh.

En Afrique de l’Ouest il est question de : ‘’coc’ Afrique ‘’ au sénégal et en Mauritanie, ‘’Seille ‘’ en Guinée, en Amérique … ‘’roselle‘’ en Jamaïque.

 

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Le fruit de l’hibiscus sabdariffa variété sabdariffa:

 

Le fruit est de forme ovoïde. Il mesure environ 25 millimètres de long et son diamètre avoisine les 15 millimètres. Ce fruit sec de forme ovale est une capsule à 5 loges composées chacune de trois lames minces, oblongues qui sont lisses en dedans et hérissés au dehors de poils fins et piquants.  

 

Chaque fruit contient environ une vingtaine de graines ayant la forme d’un rein (graines réniformes) de couleur brun foncé. Ces graines mesurent, environ 0,5 cm de long.

 

Les arabes, après avoir trempé leurs doigts dans du miel mangeraient ces graines avec gourmandise. (Dixit Reinhard Pieter Anne Dozy -1820-1883 – auteur d’un dictionnaire arabe.)

 

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Nota bene : L’objet de cette chronique n’est pas de donner des recettes concernant l’hibiscus sabdariffa, ou des conseils sur sa culture et son entretien. Mais vous pouvez en demander car un lecteur peut vous répondre et vous en donner.

Cependant nombre de sites tenus par des professionnels de la cuisine et de l’horticulture ne manquent pas, et leurs conseils comptent parmi les meilleurs. Mais ce n’est pas chez eux que vous découvrirez tout ce que je vous ai raconté concernant … l’hibiscus sabdariffa ?!...

 

A chacun sa spécificité !...

 

 

En espérant vous avoir diverti et … intéressé … bien à vous.

 

 

 

                                                                           Jean de la Mainate Novembre 2015

 

 



27/11/2015
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