MerveilleuseChiang-Mai

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MARCHE DU SAMEDI (LE)

Marché du samedi (Le)

(ตลาดคนเดิน)

 

(Le marché du samedi est un marché extra-muros ; c'est-à-dire en dehors des remparts mais, tout à côté.)

 

   

 

Adresse : rue Wualaï (ถนน วัวลาย)

 

La rue Wualaï (ถนน วัวลาย) part de la porte de Chiang-Maï (ประตู เชียงใหม่), située au sud de la ville, et va se terminer à la jonction des rues Thipphayanet (ถนน ทิพยเนตร) et Nantharam (ถนน นันทาราม).

 

 

Heures d'activité vers 15/16 heures jusqu'à 22/23 heures.

 

 

 

Comme son nom l'indique, le marché du samedi n'a lieu que le samedi, et par voie de conséquence qu'une fois par semaine.

 

   

 

 

Quelques échantillons des produits de l'artisanat local.

 

 

 

C'est un marché de plein air, tributaire du temps (pluie), dont les stands se cotoient tout au long, et de chaque côté, de la rue Wualaï, que j'ai pour habitude d'appeler la rue des argentiers et des ferblantiers. (Vous allez découvrir pourquoi … un peu plus loin.)

 

Seuls deux ou trois petites ruelles ''perpendiculaires'' à la rue Wualaï et quelques terrains, en attente d'un projet d'occupation en dur (dent creuse), contigus à la rue Wualaï viennent se ''greffer'' à cette artère commerciale.

 

C'est donc un marché tout en ligne droite, dont on peut visiter tous les stands au moyen d'un simple aller et retour.

 

 

 

Plan du marché du samedi de Chiang-Mai.

 

 

 

Le marché du samedi a de nombreux points communs avec le marché du dimanche, qui lui se déroule à l'intérieur de la vieille ville et auquel j'ai consacré une chronique.

 

La population locale désigne ces marchés au moyen du même nom !… ''talat khone deune'' (ตลาดคนเดิน) ce qui signifie ''le marché des piétons'' ou ''le marché des marcheurs''.

 

Alors il ne faut pas confondre ces deux marchés d'autant qu'ils sont tout aussi populaires l'un que l'autre, et que la visite de l'un ne remplace pas la visite de l'autre !...

 

 

L'un des grands points communs entre les deux marchés c'est qu'on y trouve pratiquement les mêmes exposants.

 

De ce fait vous y verrez et pourrez acheter, à quelques exceptions près, les mêmes produits de l'artisanat local, les mêmes boissons rafraîchissantes, les mêmes petits coupe-faim ou plats bourratifs et les mêmes stands spécialisés dans le massage des pieds … tout cela à des prix similaires. 

 

Néanmoins le marché du samedi est beaucoup plus petit que celui du dimanche alors vous aurez beaucoup moins à marcher. Ce qui est un détail non négligeable.

 

   

 

 

Les stands ne sont pas tout-à-fait fin prêts que déjà clients et promeneurs déferlent sur le marché.

 

 

 

Les particularités du ''marché du samedi''.

 

Malgré leurs nombreux points communs le marché du samedi à quelques particularités qui lui sont propres ; et dont le marché du dimanche ne pourra jamais se prévaloir ; j'écrirai même …s'enorgueillir.

 

 

En effet parce que le marché du samedi se situe rue Wualaï, que j'appelle la rue des argentiers et des ferblantiers, vous trouverez un plus grand choix de bijoux en argent et d'objets en métal repoussé.

 

Cette rue était, et est encore, la rue des artisans (*) travaillant les métaux. Le sud de Chiang-Maï a été mis, lors de la création de la ville, sous la protection de Jupiter qui par tradition est associé à l'étain, un métal mou, malléable et très facile à laminer en fines feuilles.

 

 

(*) Le nom de la rue Wualaï témoigne de l'existence, dans les temps jadis, d'un village qui portait ce nom. L'origine de ce village remonte à … au moins1289.

 

Cette année là, Mengraï (1239-1317) le fondateur de Chiang-Mai était allé du côté de ''Phukam-Angva'' (Pagan et Ava) dans l'intention d'agrandir son royaume en ralliant à sa couronne quelques ex-vassaux de Pagan.

 

En 1287 Pagan était tombé aux mains des Mongols, son roi Narathihapati (1254-1287) avait été assassiné par son propre fils, et personne en Birmanie n'était en mesure de reconstituer un pouvoir central fort. Alors Mengraï avait flairé là, l'occasion d'agrandir son royaume à peu de frais, et surtout sans trop verser de sang, non par humanité mais parce qu'un homme était précieux pour cultiver la terre. (À l'époque ''on'' manquait de bras !....)

 

Hélas pour Mengraï, les choses ne se passèrent pas comme il l'avait espérées. Néanmoins pour ne pas lui faire perdre la face et se montrer de ''bonne volonté''  (''On'' ne sait jamais !...) les royaumes ''visités'' lui versèrent un tribut qui comptait entres autres ''choses'' … 500 familles comprenant des fabricants de gongs, des orfèvres, des argentiers, des batteurs de cuivre et des forgerons, qui selon leur corps de métiers furent installées dans différents villages créés, pour la plupart, à l'occasion.

 

La suite vous la devinez !...

 

 

 

Autrement dit, en plus des ''artisans-de-passage'' qui s'installent sur un bout de trottoir le temps du marché, il y a les artisans locaux qui ont pignon sur rue et qui tiennent une boutique où ils exposent leurs productions en argent ou en métal repoussé.

 

Bien évidemment les prix ne sont plus ceux qui sont pratiqués à même les trottoirs, mais … ils se discutent !...

 

   

 

Les objets en argent vont de la simple bague à de grands récipients en passant par les bracelets, les boucles d'oreilles et autres bijoux en tout genre. C'est du bon argent.

 

   

 

Les tableaux en métal repoussé abordent pratiquement toujours les mêmes thèmes, le Ramakian, les personnalités royales, les animaux du zodiaque, Bouddha et ses déclinaisons diverses (sur la photo du centre l'arbre de la Bodhi) et … que sais-je encore !...

 

Cependant malgré la redondance des sujets certains artisans réalisent de véritables petits chefs-d'œuvre. Là aussi il y en a de toutes les dimensions, pour tous les goûts et surtout … pour toutes les bourses.

 

Alors n'hésitez pas lors de votre ''promenade'' à entrer dans ces boutiques en vous frayant un chemin, en passant entre ou derrière les ''artisans-de-passage'', qui occupent le haut des pavés ou le devant de la scène.

 

 

Le marché du samedi a aussi l'avantage d'une halte culturelle, voire spirituelle, à vous couper le souffle, surtout le soir.

 

A mi-parcours de la rue Wualaï, là ou s'élève un petit sanctuaire abritant trois bovins, deux temples ont su mettre en valeur le savoir faire des artisans des environs. Car ces derniers recèlent dans leur enceinte un superbe édifice tout recouvert de métal repoussé.

 

Ces deux fleurons de l'architecture du Lanna se situent de part et d'autre de la rue Wualaï et, pratiquement au même niveau.

 

Du côté paire il s'agit du Wat Sri Suphan (วัดศรีสุพรรณ) et du côté impaire du Wat Muen San (วัดหมื่นสาร).

 

 

Le Wat Sri Suphan (วัดศรีสุพรรณ):

 

   

Photos Louis Chu

 

 

Photo 1 : Habituellement ce sont des Nagas qui s'élèvent de part et d'autre de l'entrée des Wats. Au bas de ce bot ils sont remplacés par une image de Bouddha. Il s'agit donc, sur la photo, de la mise en place de la tête du Bouddha situé à droite de l'entrée. (Nov.2011)

Photo 2 : L'arrière du bot. Un mur qui est aussi travaillé que la façade. (Nov. 2010)

Photo 3 : L'un des oiseaux mythiques de la culture bouddhique (Phaya Hong - พญา หงส์) figurant dans les enjolivements des bordures des toitures, celles de l'arrière. (Nov.2011)

 

 

 

La ruelle qui conduit au Wat Sri Suphan est devenue au fil du temps une voie plus particulièrement consacrée aux arts. Il y a là des peintres, des facteurs d'instruments et quelques représentants de tribus voisines.

 

Le Bot qui est recouvert de métal repoussé se situe tout de suite à droite en entrant dans l'enceinte du Wat. Il est encore en cours de construction mais il se visite et en vaut vraiment la peine. (La gent féminine ne peut pénétrer dans le bot.)

 

Le Wat Muen San (วัดหมื่นสาร) :

 

   

 

 

Photo 1 : Le sanctuaire du Wat Muen San recouvert extérieurement, et tapissé intérieurement, de feuilles de métal repoussé.

 

Photo 2 : Une œuvre au-dessus de l'entrée principale.

Il s'agit d'une scène du ramakian (Ramayana Thaï). Le singe Hanuman (หนุมาน) qui a le pouvoir de prendre des dimensions extraordinaires a mis dans sa gueule, pour le protéger, le pavillon dans lequel rêve le prince Rama (พระ ราม) avant la lutte finale. (*)

 

Photo 3 : Une œuvre du hall d'entrée, mur de droite.

C'est une autre scène du ramakian. Le prince Rama (พระ ราม) secondé par son frère le prince Lak (พระ ลักษมณ์) livrent bataille au ravisseur de la princesse Sita (นาง สีดา), le démon Tosakan (ทศกัณฐ์) (*)

 

(*) Ces deux œuvres sont inspirées par deux fresques murales du Wat Phra Kaew de Bangkok (temple du Bouddha d'émeraude). A noter, pour les puristes, que sur la photo 3, l'orientation du char est inversée par rapport à celle du Wat Phra Kaew.

 

 

 

A l'heure où j'écris la ruelle qui conduit au Wat Muen San n'est pas encore occupée par des exposants. Elle est de ce fait déserte et n'engage pas à aller jusqu'au temple.

 

Pourtant les portes du monastère sont ouvertes, car nombre ''d'artisans-de passage'' y garent leur voiture.

 

Il ne faut donc pas hésiter à s'y rendre d'autant que parfois, dans le cadre du marché du samedi il s'y donne des concerts de musique traditionnelle. C'est toujours, ou presque, affiché à l'entrée du Wat.

 

Le sanctuaire, qui se trouve tout de suite à gauche en pénétrant à l'intérieur de l'enceinte du Wat, mérite tout autant d'attention que celui du Wat Sri Suphan. (Rien n'interdit aux dames d'y entrer.)

 

 

   

 

La rue Wualaï possède aussi son Bouddha sur lequel  nombre de fidèles viennent déverser une coupe d'eau. Il se trouve à mi-parcours.

 

 

A une certaine époque il y avait aussi une scène où se donnaient des spectacles de très mauvais patronage ; et puis avec le temps l'estrade et les spectacles ont disparu ?!...

 

Personne n'a du s'en plaindre ?!... En tout cas la circulation en cet endroit s'est améliorée.

 

Néanmoins, si l'estrade revenait … poursuivez votre route d'autant que chemin faisant vous découvriez des artistes en herbes qui se passent très bien de scène mais pas de … sébile !...

 

 

 

Le dernier en date est un garçonnet d'une dizaine d'années qui devrait finir par maîtriser un houla-up qui s'obstine à retomber au sol dès qu'il commence une démonstration. En tout cas si l'art est en devenir, la sébile ne manque pas de grandeur.

 

 

Vous l'avez compris le marché du samedi soir baigne dans une atmosphère bon enfant, c'est ce qui fait son charme et c'est ce qui saura vous séduire.

 

   

 

 

Plaisir des yeux et de la bouche … toutes les conditions sont réunies pour vous assurer une bonne promenade et … une bonne soirée à peu de frais … à moins que vous vous laissiez tenter … ce qui sera fort probable !...

 

 

 

 

 

 



06/12/2011
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