MerveilleuseChiang-Mai

MerveilleuseChiang-Mai

MUSEE DES US ET COUTUMES DU LANNA

MUSEE DES US ET COUTUMES DU LANNA

 

Lanna Folklife Museum

 

พิพิธภัณฑ์พื้นถิ่นล้านนา เชียงใหม่

 

   

 

 

Photo 3 : Inauguration du mardi 18 décembre 2012. En veste rose, la couleur du mardi, et de gauche à droite : le maire de Chiang-Maï Monsieur Tassanai Buranupakorn (นาย ทัศนัย บูรณุปกรณ์) et à sa gauche le gouverneur de la province de Chiang-Maï, Monsieur Thanin Supasaen (นาย ธานินทร์ สุภาแสน). (Photo venant de Chiang-Mai City New)

 

 

Adresse : rue Phra Pokklao - en fait, place des trois rois.

ถนน พระปกเกล้า ต.ศรีภูมิ

 

Téléphone : 053.217.793

E-mail :

Site : www.cmocity.com - www.facebook.com/cmocity

 

 

Musée ouvert tous les jours de 8 heures 30 à 17 heures sauf le Lundi.

 

Prix des entrées :

20 bahts par adulte et 10 bahts par enfant, demeurant à Chiang-Maï.

90 bahts par adulte et 40 bahts par enfant, étrangers.

 

Nota bene :

Il y a une possibilité de prendre un billet groupé avec le musée d'en face, le musée des arts et de la culture et le Centre historique de Chiang-Mai pour la somme de 180 bahts par adulte et 80 bahts par enfants.

Ce ''passe'' pour trois musées est valable une semaine.

 

 

La ville de Chiang-Maï vient d'ouvrir un nouveau musée dans les anciens locaux de son tribunal d'instance (San Khèogn Chiang-Maï) (ศาลแขวงเชียงใหม่) situés en face de la place du monument des trois rois.

 

L'inauguration s'est faite le mardi 18 décembre 2012 à 16 heures sous les bons auspices du gouverneur de la province de Chiang-Maï, Monsieur Thanin Supasaen (นาย ธานินทรื สุภาแสน) et du maire de Chiang-Maï Monsieur Tassanai Buranupakorn (นาย ทัศนัย บูรณุปกรณ์).

 

L'édifice, construit sur le modèle occidental il y a un peu moins d'un siècle, fut d'abord un bâtiment fonctionnel sans le moindre cachet. Puis à l'occasion de rénovations successives sa toiture pentue a été supprimée et des colonnes ont été rajoutées sur sa façade ce qui lui a donné un style quelque peu ... gréco-romain ... qui a mis en valeur son harmonie architecturale, et la beauté de sa construction !...

 

Pour différentes raisons le tribunal a du déménager, de ce fait le bâtiment est resté à l'abandon durant quelques années.

 

L'idée d'en faire un musée a germé dans l'esprit de certains édiles municipaux et, comme elle a fait son chemin, le bâtiment abrite aujourd'hui des objets propres à la culture du Lanna.

 

Le tribunal d'antan est alors devenu un musée mais, un musée des arts et de la culture du Lanna. 

 

L'aire d'exposition occupe les deux niveaux du bâtiment et pratiquement toutes les salles c'est-à-dire 9 au rez-de-chaussée et de 6 au premier étage. Les murs sont entièrement recouverts de bois de teck ou ''maïsac'' (ไม่สาก) en langue du pays, ce qui en fait un lieu de toute beauté.  

 

   

 

 

Du tribunal d'instance (ศาลแขวงเชียงใหม่) au musée des arts et de la culture du Lanna (พิพิธภัณฑ์็นถิ่นล้านนา).

 

 

Le rez-de-chaussée :

 

1/ La visite au temple.

 

La première salle, l'une des quatre plus grandes, est consacrée au culte bouddhique. L'une des traditions les plus respectées et les plus suivies par la population.

 

Il s'agit de l'intérieur d'un temple anonyme où sont mis en valeur quelques éléments de culte, caractéristiques, y compris le plafond et la frise en haut des murs.

 

   

 

 

Photo 1 : Deux fidèles se recueillent devant un ''bouddha assis'' installé dans la niche d'un mondop intérieur (Khong-Phra-Chao) (โขงพระเจ้า).

 

Photo 2 : Gros plans sur quelques objets sacrés qui se trouvent dans les temples. Ici il y a trois plateaux rouges (Khane-Toke) (ขันโตก) prévus pour recevoir des offrandes, un candélabre à 7 cierges (sat-ta-phan) (สัตตภัณฑ์), qu'on ne trouve qu'au Lanna, un soum-dok (สุมดอก) devant une caisse, et ce coffre (Hip-Dharma ou  Hip-Phra-Dharma) (หีบธรรม ou หีบพระธรรม) dont la fonction est de protéger les ''phouk-s'' ou ''nagn-seu-phouk'' (หนังสือผูก) (Livre lié ou livre attaché). Ces manuscrits sont aussi appelés par certains,  ''khamphi baï lane'' (คัมภีร์ใบลาน) c'est-à-dire ''livre des saintes écritures sur feuilles de palmier''.

 

Photo 3 : Une reproduction de l'empreinte du pied de Bouddha, (พระพุทธบาทประดับมุก) réalisée en marqueterie. L'original se trouve au Wat Chédi Yod (วัดเจ็ดยอด) et daterait du milieu du XVe siècle, ce qui correspond au règne du roi Chao Tilokaraja (1441-1487) (พระเจ้าติโลกราช) qui fit construire ce temple.

 

La surface plantaire du pied de Bouddha est composée de 108 symboles et les textes sont écrits en devanagari (Littéralement : une écriture divine et citadine) qui est apparue vers le XIIe siècle et, qui est l'écriture la plus utilisée actuellement en Inde ; dans le nord de ce pays c'est aussi l'écriture qui sert à noter le sanscrit.

 

 

2/ Les images (statuettes) de Bouddha.

(ภายในวิหาร) (L'intérieur d'un viharn ou temple)

 

La deuxième salle présente toute une série d'images de Bouddha. Il s'agit de petites statuettes, fort belles pour certaines et qu'il n'est pas rare de voir dans nombre de temples ; mais hélas les explications font défaut.

 

Rien n'est dit au sujet des positions du Bouddha, et, sur l'époque et l'origine des statuettes ... dommage !...

 

Le Lanna a été durant 200 ans occupé par les Birmans ce qui fait qu'il y a nombre de bouddhas de style birman dans les temples de Chiang-Maï et du Lanna ... alors il aurait été bienvenu, sans trop insister, de présenter une petite rétrospective des différents styles de Bouddhas qui ont enrichi la vie religieuse du Lanna pendant plus de 700 ans.

 

Certaines traditions actuelles puisent leurs racines dans cette occupation birmane comme par exemple l'ordination d'un novice, ''nak louk Kèo'' (นาค ลูกแก้ว). La statuaire n'a pas échappé à cette influence !...

 

     

 

 

Quelques uns des bouddhas exposés dans cette salle. D'où viennent-ils, quel est leur style, de quand datent-ils ?... le visiteur reste sur sa faim.

 

 

3/ Les objets d'offrande du Lanna.

 (เครี่องสักการะล้านนา) (Quelques objets d'offrande du Lanna.)

 

L'une des grandes traditions du Lanna est la confection d'offrandes qui sont des oeuvres individuelles ou collectives.

 

Ces réalisations, dont certaines sont de véritables chefs-d'oeuvre, sont offertes à Bouddha, ou au roi et à la reine du pays, à la suite de grandes processions dont certaines traversent la ville de Chiang-Maï.

 

Quelques unes de ces offrandes se présentent sous forme de lanternes, (โคม ตุง - Lanterne ballonnée) d'autres sous l'aspect de compositions florales aux noms plus évocateurs les uns que les autres comme tressage de fleurs, (สุ่มดอก) arbre de fleurs, (ต้นดอก), arbre en forme de cierge, (ต้นเทียน) et cætera et cætera !...

 

Il y a des offrandes en feuilles de bananier qui sont à couper le souffle !... Mais pas une seule de ces réalisations exceptionnelles n'est présentée aux visiteurs ?!...

 

Quelques lanternes ''Khom'' (โคม), drapeaux et bannières ''Tung ou thong'' (ตูง - ธง) et autres objets en tissu, papier, bois et métal sont aussi accrochés dans cette salle consacrée aux ... offrandes.

 

Mais ces derniers objets sont plus, à mon avis, des ustensiles accompagnant les offrandes lors des processions, que des offrandes proprement dites.

 

Pour rester honnête, il y a quand même cinq ''Soum-dok'' (สุ่มดอก) d'exposés ... en hauteur ... ce qui fait qu'il est difficile de les voir et de les regarder avec tout l'intérêt qu'ils méritent !... 

 

     

 

 

Photo 1 : Quelques ''Khom'' (โคม) (Lanternes) ''Thong'' (ธง) (Drapeaux) ''Toung-nak-sat''  (ตุนักษัตร) (bannières zodiacales) présentés au musée.

 

Photo 2 : Un Chédi Toung (เจดีย์ตูง) exposé au musée. Cette offrande en forme de chédi en sable où sont plantés des petits drapeaux en papier découpé porte aussi le nom de ''Phra Chédi Saï'' (Chédi en sable) (พระเจดีย์ทราย). Il peut atteindre quelques mètres de haut, et est particulier au mois d'avril, mois lors duquel se fête Songkran (สงกรานต์) ou ... le nouvel an thaï.

La construction de tels chédis, dans la cour des temples, donne des mérites à ses bâtisseurs. 

 

Deux images de la vie quotidienne où les offrandes sont au premier plan :

 

Photo 3 : Une fête ou tamboun (ทำบุณ) au Wat Houa Khuang (วัดหัวข่วง) près de la porte Chang Puak le 7/11/2010.

Ce jour là un chofa était installé en haut d'un viharn. Parmi les offrandes des arbres aux feuilles en billets de banque de 100 bahts. Ce sont les ''plumeaux roses'' tout en haut de la photo, des arbres-billets de banque ou ton-gnen (ต้นเงิน).

 

Photo 4 : Un ... ''instantané'' ... de la procession qui a lieu chaque année, ici en 2011, pour honorer le pilier de la ville ''Inthakhin'' (อินทขิล) qui donne richesses et prospérité à Chiang-Mai ... à la condition d'être honoré !...

 

 

4/ La sculpture au Lanna.

 (ประติมากรรมล้านนา) (Sculptures du Lanna.)

 

Une reproduction grandeur nature, ou presque et relativement fidèle, en stuc de l'un des 70 reliefs du Wat Chet Yod, couvre tout un mur. Les bas et hauts-reliefs du Wat Chet Yod ont plus de 5 siècles d'âge.

 

Aujourd'hui ces ''personnages'' sont toujours reproduits ... sous forme de statues grandeur nature (terre cuite) ou travaillés avec un ciment spécial sur différents supports comme les murs des temples.

 

C'est en donnant un nouveau diagramme sacré à Chiang-Maï que le roi Chao Tilokaraja (1441-1487) (พระเจ้าติโลกราช) fit construire le Chédi Luang, nouveau centre du Lanna et, en 1453, le Wat Maha Bodha Rama (วัก มหาโพธาราม) qui deviendra le Wat Chet Yod (วัดเจ็ดยอด) où se tint en 1497, durant un an, le 8ème concile bouddhique.

 

C'est ce temple qui sur le nouveau diagramme marque la direction du Nord-est, et sa particularité est d'être une reproduction du temple de la ''Mahabodhi'' à Bodhgaya en Inde ; là où le Bouddha atteignit l'illumination. C'est donc un temple qui ne ressemble à aucun des temples du Lanna et qu'il faut visiter si vous passez par Chiang-Maï. (Il existe à Chiang-Raï un chédi qui reproduit le Wat Chet Yod.)

 

Quelques statuettes en bronze de Bouddha de l'école du Lanna ou de Chiang-Saen, ces deux noms désignent une seule et même école, sont aussi exposés ... mais sans plus !...     

 

Comme la salle n'est pas bien grande le thème de la sculpture se poursuit dans le couloir avec la présentation de quelques éléments en bois qui servent à la décoration faîtière des temples, mais qui sont aussi porteurs de toute une symbolique qu'il serait trop long de développer.

 

Il y a deux ''hanghongs'' (*) sous les traits de nagas, Phaya Naga, accompagnés de leur ''baïraka'' et sous lesquels est exposé un ''chofa''. Ces derniers éléments ont été donnés par le Wat Lan Chang de Chiang-Maï intra-muros.

 

Les responsables de ce Wat ont du rénover la toiture de l'un de leurs bâtiments et leur ''don'' est arrivé à bon escient, tant pour le musée que pour eux !....

 

Hélas ce ''don'' a pour conséquence de laisser dans l'ombre le talent des artisans qui sculptent de véritables chefs-d'oeuvre ; ces oeuvres sculpturales auraient apporté un plus au musée et fait l'admiration des visiteurs. Ce qui n'est vraiment pas le cas avec ... ce ... don quelque peu ... au rabais et surtout ... défraîchit !...

 

     

     

 

 

Photo 1 : La reproduction grandeur nature de l'un des reliefs du Wat Chet Yod (วัดเจ็ดยอด).

 

Photo 2 : Le Wat Chet Yod tel qu'il se présentait en 2010.

 

Photo 3 & 4 : Deux images de Bouddha en bronze de l'école du Lanna offert par le supérieur du Wat Phra Singh (วัดพระสิงห์) de Chiang-Maï intra-muros, Phra Thammasitthachan (พระธรรมสิหธาจารย์).

 

Photo 5 : La façade ''type'' d'un temple du Lanna reproduite sur l'un des murs de la salle. Hélas aujourd'hui les piliers en bois sont remplacés par du béton et le style ''Rattanakosin'', parfois, remplace le style propre au Lanna.

 

Photo 6 & 7 : Un ''hanghongs'' en forme de Naga et un chofa sans caractère, offerts au musée par le Wat Lan Chang.

 

Photo 8 : Le chofa du nouveau Wat inthakhin (วัดอินทขิน) dans Chiang-Mai intra-muros ... une belle oeuvre d'art non ?... et un petit Wat traditionnel qui vaut un détour. Il est d'ailleurs tout à côté du présent musée.

 

Nota bene :

Le ''chofa'' est comme un éperon au faîte des toits des temples. C'est tantôt un Hamsa ou une oie sauvage, la monture de Phra Phrom, tantôt un éléphant céleste ou Karinthip, tantôt un Naga ou encore une représentation de Garouda -

Le ''hanghong'' (Littéralement : Queue de Cygne) est une décoration qui se trouve au bas des ''baïraka'' ou bande de décoration qui recouvre l'arbalétrier de fin ou de début de toiture. Les hanghongs sont tantôt des macaras, le véhicule du dieu Varuna ou de la déesse Ganga, des nagas ou autres décorations.

 

 

5/ Les cortèges ou processions diverses.

 (แห่ครัวทาน) (Hae Khroua-than.) (Cortège - cuisine - aumône)

 

Les quelques éléments qui constituent ''l'habillage'' de la salle ne sont guère en mesure de donner la véritable dimension de ce phénomène. Car il y a beaucoup à dire et à expliquer sur ces cortèges qui accompagnent la plupart des fêtes, pour ne pas écrire toutes !...

 

Il y a là deux mains féminines équipées d'ongles de danse, sur une étagère cinq mannequins grandeur nature dont trois sont des musiciens assis, et deux un couple mi-assis dans une position de danse, enfin un tableau accroché à un mur dépeint une parade de village.

 

   

 

L'objectif de cette salle était de braquer les projecteurs sur les manifestations qui se déroulent dans les villages et/où dans les temples. Comme le temple est le centre du village !... tout arrive et tout part du temple, au village et à la ville, tout du moins à Chiang-Maï.

 

Ces ''fêtes fêtes grandes'' (ngan poï luang) (งานปอยหลวง) sont souvent motivés par une action précise, comme réparer une école, refaire la couverture d'un temple, accompagner un défunt et cætera et cætera !...

 

Les exemples ne manquent pas, et leur point commun, en général, est un appel aux dons pour financer un projet.

 

Dans la plupart des cas, en tout cas à Chiang-Maï, les fidèles arrivent en procession ou sous forme de défilé, au temple qui est le coeur de la rencontre de l'événement.

 

Quand il s'agit d'une grande manifestation, les fidèles des temples voisins, et parfois de très loin, viennent se joindre à la fête locale, mais en procession eux-aussi. Ce cortège se forme à cinq ou six cent mètres du temple en fête, et une banderole à la tête du groupe indique d'où viennent les nouveaux arrivants.

 

Dans la cour du temple il a très souvent, pour ne pas écrire toujours, y compris pour les crémations, à boire et à manger, et chaque participant peut ainsi se restaurer gratuitement, y compris les touristes de passage, qui sont les bienvenus.

 

Il a aussi une ou plusieurs scènes d'installées, alors des danseuses, chanteuses, comédiens et musiciens s'y succèdent ... en même temps. C'est parfois une véritable cacophonie, qui ne semble gêner ni les interprètes et ni les spectateurs !... Chacune ou chacun, imperturbablement, joue son spectacle en même temps que leurs confrères et à trois ou quatre mètres d'eux !... C'est la fête !...

 

Parmi les oeuvres traditionnelles interprétées ... des danses comme la danse des rondes  (ram wong) (รำวง) ou la ''danse des ongles'' (Phone lèp) (ฟ้อนเล็บ), des chants traditionnels et des scènes du Ramakien, le Ramayana de Thaïlande.

 

   

 

 

                           Quelques cortèges d'aujourd'hui

Photo 1 : Une fête ou tamboun (ทำบุณ) au Wat Houa Khuang (วัดหัวข่วง) près de la porte Chang Puak le 7/11/2010.

Une ''représentation'' d'un temple voisin vient d'arriver dans la cour du temple, alors les danseuses de cette ''délégation'', une fois que tous ses membres ont fait leur entrée, effectuent une danse des ongles ''Phone Lèp'' (ฟ้อนเล็บ).

 

Photo 2 : Un cortège funéraire au Wat Chedi Luang. Ce cortège s'inscrivait dans la série de cérémonies qui ont précédé la crémation de Phra Boudda Pojjana Varaporn (พระพุทธพจนวราภรณ์) du 18 janvier 2010.

 

Photo 3 : Un groupe de musiciens dont la spécificité est le Klong sabat Chaï, (กลองสะบัดชัย), un genre de tambour, sur roulettes ou porté à épaules d'hommes, sur lequel frappe au moyen d'un maillet un danseur.

Cette photo est extraite d'une série se rapportant à la fête des fleurs de 2013.

 

 

6/ Peintures du Lanna.

 (จิตรกรรมล้านนา) (Djit tra-kam Lanna.)

 

Cette salle est une reconstitution de l'intérieur d'un viharn (salle de prières) et présente quelques modèles de peintures murales qu'on ne trouve, au Lanna, que dans les temples.

 

   

 

 

Photo 1 : Une peinture murale couvrant l'intégralité d'un mur et composée de diverses scènes qui sont à elles seules des petits tableaux. Ces petits tableaux sont comme des ''peintures'' dans la peinture et la fresque est une copie de celle qui se trouve dans le viharn du Phra Singh, l'un des viharns secondaires du Wat Phra Singh. (วักพระสิงห์).

 

Photo 2 : Une décoration rouge et ors qu'on trouve par exemple au Wat Chiang-Man ou Chiang-Mun de Chiang-Maï.

 

Photo 3 : Un détail prit sur la première photo, et qui constitue une composition à lui tout seul.

 

 

   

 

 

Les trois images sont des scènes de la fresque originale du viharn où se trouve le Phra Singh (พระสิงห์), l'un des viharns secondaires du Wat Phra Singh de Chiang-Mai intra-muros. Ces trois scènes figurent sur la copie précédemment présentée. La fresque originale est en très mauvais état.

 

 

7/ Peintures du Lanna 2.

 (จิตรกรรมล้านนา) (Djit tra-kam Lanna.)

 

La deuxième salle consacrée à la peinture s'attache à des réalisations plus modestes en encombrement, et de ce fait très mobiles, puisqu'il s'agit de petits tableaux, bannières et manuscrits dont des ''samut khoï'' (สมุตค่อย) c'est-à-dire des cahiers en papier khoï ou papier de mûrier, pliés en accordéon.

 

     

 

 

Photo 1 : Une écritoire et son matériel pour graver des manuscrits constitués de feuilles de palmier.

Tout en bas de la photo il y a un ''khamphi baï lane'' (คัมภีร์ใบลาน) c'est-à-dire un livre de saintes écritures sur feuilles de palmier, ou ''phouk'', ''nagn-seu-phouk'' (หนังสือผูก) (Livre lié ou livre attaché). (Les feuilles sont perforées et reliées entre elles au moyen d'un cordon.).

 

Photo 2 : Le style (*) ou aiguille à graver (Lek-djane) (เหล็กจาน) servant à creuser les feuilles de palmier (ôles) qui ensuite sont frottées avec une composition de suie qui va ''remplir'' les creux réalisés sur le ôle, et permette la lecture des textes gravés.

 

(*) Ne pas confondre le style et le stylet. Ce dernier est une arme blanche et non un instrument à graver.

 

Photo 3 : La 8ème peinture sur verre, il y en a douze, une par signe astrologique, consacrée aux natifs de l'année de la chèvre (ปีมะแม) et au chédi de Chiang-Maï qui s'y rapporte, à savoir le chédi du doï Suthep (พระธาตุดอกสุทพ).

 

Photo 4 : Un tableau représentant l'image du Bouddha du Lundi ou ''Pagn Ham Yat'' ปางห้ามญาดิ) c'est-à-dire Bouddha réconciliant les siens ou ''Ham samout'' (ห้ามสมุทร) c'est-à-dire Bouddha apaisant les pluies torrentielles. Ce type de Bouddha a deux significations. (*)

Mais les raisons de la présence de ce tableau ne sont pas doctrinales mais techniques. Car il s'agit de montrer, coupes de pigments de peinture à l'appui, comment à été peinte cette oeuvre.

(*) Pour en savoir plus vous reporter au ''Bouddha du Lundi''.

 

 

8/ Le Wat Phuak Team

(วัด พวกแต้ม)

 

Le contenu de cette salle est entièrement consacré à une activité artisanale spécifique au Wat Phuak Team (วัด พวกแต้ม) qui se situe dans Chiang-Maï intra-muros du côté de la rue Bumroongburi soï-s 1 et 2, (ถนน บำรุงบุรี ซอย 1-2), et plus précisément au sud de la ville, c'est-à-dire dans l'aire géographique où se sont développés différents artisanats concernant le travail des métaux, précieux et communs, sous les bons auspices du dieu ... Jupiter (Indra). (Il y a aussi Terra cotta, un artisanat de terre cuite tout à côté.)

 

Ne jamais oublier que le Lanna en général et Chiang-Maï en particulier ont partie liée avec ... l'astrologie.

 

Ce Wat dont le nom signifie ''association'' ou ''regroupement'' (Phuak) de peintres (Team) relève donc d'une activité artisanale qui a primée sur tout autre chose ; et la fonction de peintre a prévalu sur toutes les autres. Car pour créer les objets de culte dont il est question il faut d'abord travailler le métal avant de le peindre. 

 

L'exposition se constitue de modèles ouvragés en métal entrant dans la composition des ''symboles'' qui surplombent le faîte des toitures des temples, chédis ou bouddhas pour ne citer que ces ''bénéficiaires''.

 

Il s'agit d'un art propre à l'environnement du monde bouddhique.

 

   

 

 

Photo 1 & 3 : Des modèles  de découpe que les artisans proposent à leurs clients pour confectionner une commande particulière.

 

Photo 2 : Au premier plan un parasol royal à 9 étages (Tchat) (ฉัตร) et tout au fond un parasol royal à 7 étages. Ce genre d'oeuvres terminent le faîte des chédis, entre autre.

 

 

Dans ce Wat un atelier très rudimentaire s'étale sur toute une partie du temple. Là, les pièces sont découpées, travaillées, assemblées et ... peintes. La visite n'est pas d'un très grand intérêt. Cependant si vous passez dans le coin, le détour n'est pas à négliger et vous replongera quelques décennies en arrière tant les outils appartiennent à une autre époque, sauf - peut-être - les postes électriques pour souder à l'arc.

 

A noter que dans ce Wat les cordonniers ne sont pas les plus mal chaussés ; car les ''tchats'' qui surplombent les édifices sont superbes.

 

   

 

 

La cour du Wat Phuak Team (วัด พวกแต้ม) où apparemment la relève est assurée !...

 

 

Pas très loin du Wat Phuak Team, mais hors les murs, se trouve la rue des argentiers appelée rue Wualay (ถนน วัวลาย) qui part de la porte Chiang-Maï, et passe près du Wat Sri Su Phan (วัด ศรีสุพรรณ) dont la spécificité est de travailler le fer blanc et de réaliser non seulement des tableaux en métal repoussé, qu'on trouve au marché de nuit, mais aussi des pièces d'importances qui au fur et à mesure des années habillent le superbe ubosot de ce Wat.

 

Ce temple avec le Wat voisin, le Wat Muen San (วัด หมืนสาร), méritent une visite car ils possèdent chacun un sanctuaire en métal repoussé de toute beauté. Ces visites peuvent se coupler avec le marché du Samedi soir qui se tient ... rue Wualay !...  

 

   

 

 

Photo 1 : Wat Sri Su Phan (วัด ศรีสุพรรณ) : L'atelier du Wat, un jeune moine au travail. L'atelier se visite, de jour, il est en plein air.

 

Photo 2 : Wat Sri Su Phan (วัด ศรีสุพรรณ) : Un chofa en métal repoussé particulièrement ouvragé, composé d'un éléphant céleste ou ''Karinthip'' (กรินทร์ทีพย์) au dessus duquel se trouve un naga. Belle oeuvre d'art non ?...

 

Photo 3 : Wat Muen San (วัด หมืนสาร) : Un détail d'un panneau de 1,5 x 2 mètres consacré au Ramakian. Ici la tête de Phra Rama en lutte contre Tosakan.

 

 

 

9/ Les armes du Lanna

 (ศาสตราวุธล้านนา)

 

En fait d'armes, c'est plutôt l'équipement d'un homme d'arme qui est présenté. Il y a là seulement 5 armes blanches équipées d'un long manche, ce qui les apparente à la famille des lances et ... tendue sur un tout un mur ... une ''sua yane'' (เสื้อยันต์) c'est-à-dire une chemise talisman propre au Lanna.

 

Cette chemise chargée de signes mystérieux ... comme les Yantras, est censée protéger son porteur des ... fantômes et des mauvais coups.

 

C'est intentionnellement que les fantômes ou les mauvais esprits précèdent ... les mauvais coups, car pour les gens originaires du Lanna les mauvais esprits sont plus à craindre que les ennemis en chair et en os, tant est grande leur superstition ... aujourd'hui encore.

 

Dès sa naissance l'enfant du Lanna évolue dans un monde où le merveilleux et le réel s'interpénètre, et à un point tel qu'il est incapable intellectuellement de les différencier. Le ''mélange des genres'' se fait donc dès le plus jeune âge et de ce fait est pratiquement ... irréversible !....

 

A défaut d'être tatoué il est encore possible, aujourd'hui, de revêtir ce genre de chemise pour se protéger des mauvais esprits. Elles sont vendues sous le nom de ''chemise talisman du Lanna'' (sua-yane-Lanna) (เสื้อยันต์ล้านนา).

 

Plus elles sont censées être anciennes, plus elles sont chères !... évidemment !...

 

Et ... si vous insistez un peu, le vendeur devrait pouvoir vous fournir un certificat de garantie et ... d'origine !... 

 

   

 

 

1er étage :

 

10/ Poteries � céramiques et objets en laque.

 (เครื่องปั้น เครื่องเขิน) (Khruagn-Pan Khruagn-Khiene.)

 

Avec l'inscription du panneau qui est fixé au-dessus de la porte de la présente salle, tout est dit en quelques mots. Dommage qu'à l'intérieur il n'en soit pas de même pour chacun des objets.

 

Les étiquettes les plus bavardes donnent seulement la ville d'où vient l'ustensile !... Alors je fais de même !...

 

     

 

 

Quelques unes des poteries exposées :

 

Elles sont originaires de différents endroits du Lanna, y compris des villes qui aujourd'hui sont en territoire birman comme Chiang-Tung devenue Keng Tung ou encore Kyaing Tong.

 

De gauche à droite, les objets viennent de ... (1) Lampang (ลำปาง) - (2) Sankhampaeng (สันกำแพง) - (3) Lamphun ex Haripunchaï (หริภุญชัย) (En fait c'est une poterie Mône du Xe-XIe siècle, d'avant le Lanna) - (4) Chiang-Tung  (เชียงตุง) un objet en laque (เครืองเขิน)  qu'on trouve très couramment aujourd'hui sur les différents marchés du Lanna. Ce serait un ... Name-tone-kap-djok (น้ำต้นกับจอก) ... c'est-à-dire une espèce de réserve de liquide avec son gobelet.

 

 

11/ Vannerie pour gagner sa vie.

 (จักสาน ทำมาหากิน) (Djaksan - Tham maha kin.)

 

Comme je l'ai déjà expliqué plus haut, dans les temps anciens pour subsister une famille devait faire feu de tout bois.

 

En général elle cultivait la terre pour se nourrir et s'adonnait à une autre activité, voire plusieurs, pour améliorer l'ordinaire. La vannerie, le tissage, le travail des métaux, pour ne citer que celles-là, étaient l'une de ces activités de subsistance.

 

   

 

 

Photo 1 : Reconstitution d'une scène où la vannerie est au centre de l'activité familiale ... d'appoint !...  

 

Photo 2 : Dans la reconstitution précédente, sur l'un des panneaux faisant office de mur, toute une collection d'objets tressés, dont de nombreux pièges à poisson, est accrochée.

 

Photo 3 : Reconstitution d'une scène montrant une femme entrain de filer. C'est son activité ... de subsistance.

 

 

12/ Musique et vie quotidienne.

 (ดนตรีกับวิถีชีวิต) (Don-tri Kap Wi-thi-tchi-wit.)

 

Les quelques instruments de musique qui sont exposés sont loin de donner une idée exacte de leur étendue et de leur variété ; ce qui pourrait avoir pour conséquence de minimiser la place de la musique dans la vie du Lanna.

 

Or la musique est partout, tant la musique traditionnelle que celle d'origine occidentale. Nombre d'écoles ont leur fanfare, et des fanfares de très grand talent.

 

   

 

 

Photo 1 : Ce mannequin, qui côtoie la fileuse précédente, joue du phin-phia ou pin-pia (พิณเปี๊ยะ ou พิณเพียะ)   tandis que sa ''supposée'' femme ... file.

 

La femme au travail et l'homme en situation de plaisir est aussi un usage du Lanna qui a ... défié le temps, et qu'un visiteur peut constater de visu sans avoir d'effort à faire !...

 

Photo 2 : Parmi les trois instruments présentés il y a un Phin-phia ou pin-pia (พิณเปี๊ยะ ou พิณเพียะ). Le pin-pia est un instrument à 2 ou 4 cordes dont la demi-gourde ou demi-coquille de noix de coco s'applique, en principe, à même la peau sur le sein gauche. De ce fait la musique de cet instrument est appelée la musique du coeur.  

 

Photo 3 : Le professeur et luthier Manop Thumdoonpinit ou Thammadoopinit (มานพ ธรรมดุลพินิจ) jouant du  phin-phia (พิณเปี๊ยะ) sur son stand du marché du dimanche qui se trouve rue Ratchadammoen le long du Wat Pan On (วัดพันอ้น).

 

 

Dans certains Wats, comme le Wat Suan Dok, Lam Chan, il n'est pas rare de voir des jeunes et des anciens, avec des instruments traditionnels, sous la direction d'un chef apprendre à jouer d'un instrument, ou répéter des oeuvres musicales.

 

Dans tous les Wats il y a de nombreux instruments de percussion dont le Klong sabat Chaï, (กลองสะบัดชัย) dont nous avons déjà parlé. Place du monument des trois rois il y a parfois des rencontres entre groupes de percussion qui chacun représente un Wat.      

 

   

 

 

Photo 1 : Un luthier, Pria Ton Champi (ปรียา ต่นจำปี) oeuvrant sur le trottoir qui passe devant chez lui, à Chiang-Maï. Il oeuvre à la confection de ... salos.

Pria Ton Champi (ปรียา ต่นจำปี) vend lui-même ses instruments sur certains marchés comme le marché du dimanche devant le Wat Chédi Luang (วัดเจดีย์หลวง) et le marché du samedi soir.

 

Photo 2 : Parmi les trois instruments présentés, il y a aussi un salo (สะล้อ). Cet instrument à corde frottée existe sous différentes tailles. Il y a le salo Yai (grande taille) (สะล้อใหญ่) à 3 cordes et avec une voie de contre-alto, le salo Kwagn de taille moyenne, (สะล้อกว้าง) et le salo lék de petite taille, (สะล้อเล็ก). Ce dernier n'a que 2 cordes et le son qu'il émet est plus aigu.

Le bois avec lequel sont fabriqués les salos concoure lui aussi à différencier ces instruments entre eux, car leur son est différent.

Il y a, par exemple pour les instruments de qualité, les salos en bois de teck (Maï-sac - ไม้สัก) et les salos en bois de padouk (Maï-padou - ไม้ประดู่). Autrement écrit ce seul instrument existe en 6 versions. Mais dans la réalité les modèles du salo sont beaucoup plus nombreux !....

 

Photo 3 : Une répétition au Wat Loy kroh (วัดลอยเคราะห์) en novembre 2007.

 

 

13/ Les étoffes (tissus) du Lanna.

 (ผ้าล้านนา) (Pha Lanna.)

 

Parmi les nombreux artisanats qui ont fait la renommée de Chiang-Maï la fabrication de tissus, coton et soie, est vraisemblablement l'un de ses plus beaux fleurons.

 

Il suffit pour s'en rendre compte d'aller du côté de la ville de Sankhampaeng (สันป่าเหียง) et d'y visiter quelques unes des manufactures qui essaiment tout au long de la route.

 

Vous ne pouvez pas les rater car les enseignes qui invitent les touristes à ... ''venir voir'' ... ne manquent pas, au point de cacher les panneaux routiers ... que, de toute façon ... personne ne lit et encore moins ... ne respecte.

 

Allez-y sans guide, car si vous achetez, le prix qui vous sera demandé ne comprendra pas la commission de ce dernier !...

 

La soie du Lanna n'a qu'un petit défaut, elle ne permet pas au corps de bien respirer, ce qui signifie qu'elle favorise la ... transpiration, ce qui ne serait pas le cas de la soie chinoise, mais la soie du Lanna est si belle que, personnellement, je n'ai pas résisté !...

 

   

 

 

Photo 1 : Un métier à tisser.

 

Photo 2 : Cette pièce de tissus à rayures argentées est un sarong (ผ้าซิ่น). Un vêtement qui se porte indifféremment par les hommes et les femmes et a l'aspect d'une ''jupe'' longue.

Celui-ci aurait appartenu à la dernière princesse de Chiang-Maï, Phra Racha Chaya Chao Dara Rasmi (พระเจ้าดารารัศมี) (1873-1933).

 

Photo 3 : Une pièce de tissu donnée pour avoir été tissés dans le bassin du fleuve Ping qui traverse Chiang-Maï.

 

 

La broderie serait aussi l'une des spécificités de Chiang-Maï. (Je ne peux pas tout savoir). C'est pourquoi la salle d'à côté où sont exposés quelques articles qui laissent admiratifs, lui est entièrement consacrée.

 

   

 

14/ Histoire du bâtiment (musée).

 (ประวัติอาคาร) (Prawat a-Khan.)

 

Comme je l'ai écrit plus haut, le bâtiment était à l'origine le tribunal d'instance de Chiang-Maï (San Khèogn Chiang-Maï) (ศาลแขวงเชียงใหม่). Alors une salle a été gardée en l'état pour conserver le souvenir de cette époque encore récente.

 

Elle n'est donc pas d'un grand intérêt mais ... l'idée de la conserver en l'état mérite d'être soulignée car elle va enrichir l'héritage qui participe à une meilleure connaissance du passé de Chiang-Maï.

     

                        

 

15/ L'art sacré et précieux du Lanna.

 (มหรรฆภัญฑ์ล้านนา) (Maha Kha-phan Lanna.)

 

Comme le montre les photos qui vont suivre, Les Bouddhas qui sont exposés dans cette salle sont très beaux. Mais pourquoi ne pas les avoir présentés avec ceux de la deuxième salle dont la valeur ne réside pas dans la matière dont ils sont faits mais en fonction des siècles qu'ils ont vécus.

 

En fait l'intitulé de cette salle pourrait être ... ''les images de Bouddha en matières précieuses''.

 

A ce propos, si vous désirez acquérir un bouddha de jade, le Wat U Saï Kham (วัดอู่ทรายคำ) (Berceau du verre précieux) en propose en quantité. C'est un Wat hors les murs à deux pas de la place Thaphae juste derrière l'hôtel Amora.

 

   

 

 

En conclusion :

 

Ce nouveau musée vient se rajouter à d'autres, alors il y a forcément des ... doublons concernant nombre de thèmes. Mais ce n'est pas le plus gênant.

 

Ce qui est regrettable, c'est que très vite le visiteur se rend compte que les concepteurs n'ont pas su maîtriser leur propos, et que de ce fait, le dit propos part dans tous les sens !...

 

Le folklore du Lanna est un vaste sujet, et il était très prétentieux de chercher à le traiter au moyen d'une quinzaine de petites salles, surtout en voulant, soi-disant, développer tel ou tel aspect du folklore !...

 

À trop vouloir faire, on ne fait rien de bien !...

 

Pour aborder un tel monument (Le folklore du Lanna) deux solutions seraient peut-être possibles, mais à la condition de rester maître de son projet, ce qui n'est pas évident.

 

La première de ces solutions consisterait à présenter une rétrospective très succincte, mais suffisamment exhaustive pour les présenter toutes, des spécificités propres au folklore du Lanna. Ce qui, dans le cas présent, est loin d'être le cas ?!...

 

La seconde, contrairement à la première, consisterait à se focaliser sur l'un des aspects du folklore en particulier, comme par exemple, l'art religieux au Lanna, l'artisanat au Lanna, les fêtes au Lanna, la musique au Lanna, et caetera et caetera !...

 

Ces thèmes sont très riches et mériteraient des développements qui actuellement sont ... inexistants ?!...

 

 

Bref, j'ai quitté ce musée en restant sur ma faim, d'autant que toutes les explications que je donne dans cette chronique je ne les ai, hélas, pas trouvé au sein du musée mais ... dans des livres ou dans mes souvenirs que j'ai ... revérifiés ... avant de vous en faire profiter !....

 

Quand on demande à un Occidental un droit d'entrée quatre fois plus cher qu'à un indigène, outre le fait que cela frise la xénophobie, la moindre des choses serait de lui en donner pour son argent. C'est-à-dire faire un effort pour donner quatre fois plus d'explications qu'à un autochtone qui lui est en terrain familier. Or si les commentaires en thaïlandais ne manquent pas, leur traduction dans la langue de Shakespeare  fait souvent défaut !...

 

Je terminerai en soulignant que l'accueil est sympathique, mais que les jeunes gens qui sont censés aider les visiteurs devraient faire un effort pour enrichir leur vocabulaire local. La plupart d'entre eux ignorent le nom d'objets familiers qui sont présents dans TOUS les temples du Lanna !....

 

Leur ignorance les amusait, personnellement elle m'a consterné.

 

Autrement écrit, si vous allez faire un tour dans ce musée dès votre arrivée à Chiang-Mai, vous redécouvriez lors de votre séjour ce que vous y aurez vu, et vice-versa, si vous décidez d'y aller en fin de séjour, vous n'y verrez que ce que vous avez déjà vu et ... sans rien apprendre de plus ?!.... tout du moins au jour d'aujourd'hui !...

 

Une bonne idée qui malheureusement manque d'un travail de recherche en profondeur et de ce fait d'explications, pour en savoir un tout petit peu plus ... sur les us et coutumes ... du Lanna !...

 



18/05/2016
2 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 188 autres membres