MerveilleuseChiang-Mai

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ORLEANS

                      SAINT MARTIN D’ABBAT
 
Le village aux boites aux lettres et Le mur des Mauganeries …
                               … vous connaissez ?...

L’Egypte et la France ont leur vallée des rois.

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Photos : SMA 001 – 002


Photo 1 : La vallée des rois … d’Egypte
Photo 2 : La vallée des rois … de France   
 
En ce qui concerne la France il est souvent fait référence à cette sentence : ‘’La Loire est une reine et les rois l’ont aimée‘’.

Ils l’ont aimée au point d’y vivre et que deux d’entre eux y dorment à jamais … Philippe 1er (1052-1108) en l’abbaye de Saint benoit, et Louis XI (1483-1483) en Notre Dame de Cléry.

Cette vallée des rois propre à la France a été inscrite au patrimoine mondial par l’UNESCO.   La partie qui nous intéresse se situe sur le cours moyen du Val de Loire, là où se trouve la plus forte densité d’un patrimoine constitué de monuments dont l’architecture remonte, pour certains, bien avant le VIIIe siècle.

Photos : SMA 03 – 04

Photo 1 : Le château de Sully-sur-Loire. (Photo de Septembre 2014)
Photo 2 : La chambre de Psyché du château de Sully-sur-Loire. (Photo de Septembre 2014)

Le plus récent d’entre eux, si l’on peut dire, c’est le château de Sully.
Il existait en 1102 une construction faite pour surveiller un pont qui alors enjambait la Loire et qui depuis longtemps a disparu. Un bon siècle plus tard, en 1218, le premier roi de France à porter le titre de ‘’Roi de France‘’, Philippe II dit Philippe Auguste, (1165-1223) ordonna la construction d’une tour digne de ce nom ; puis d’année en année au grès des constructions commandées par les différents propriétaires la tour devint le château que nous connaissons aujourd’hui.
 
Ce serait le château le plus visité du département du Loiret dont le nombre se chiffre à plus de 230 … encore faudrait-il s’entendre sur la définition du mot … ‘’château‘’, et à partir de quels éléments une demeure peut porter le … ‘’titre‘’ de … château ?!....

Photos : SMA 05 - 06

Photo 1 : Un timbre de l’Abbatiale de Saint-Benoit-sur-Loire – dans le département du Loiret. Une œuvre de l’artiste Pierre Albuison (1952) parue le Vendredi 19 Mai 2017.
Photo 2 : Un timbre en hommage à Saint Benoit, le patron de l’Europe. Une œuvre dessinée et gravée par l’artiste Jacques Combet (1920-1993) paru dans la série Europa CEPT en 1980. Il avait déjà été l’auteur des premiers timbres dit Europa de 1961 & 1966 entre autres.  

A six kilomètres de ce … vrai Château s’élève un monument beaucoup plus ancien, à savoir l’abbaye bénédictine de Saint Benoit sur Loire. Cette dernière daterait du XIe siècle et aurait été construite sur les terres que l’évêque d’Orléans Léodebold (Leodegarius), (Une rue porte son nom à Saint benoit) aurait échangées en 651 avec la famille royale d’alors, c’est-à-dire le fils du roi Dagobert, le roi des Francs … et de non de France … Clovis II, dit le fainéant (633-639-657) et de son épouse Bathilde (626-688) une esclave anglo-saxonne.

Cette demeure royale était alors une villa Gallo-romaine connue sous le nom de ‘’Floriacum‘’, c’est-à-dire … la villa couverte de fleurs ; ce ‘’Floriacum‘’ finira par donner … ‘’Fleury‘’ d’où le nom de … l’abbaye Fleury, ou l’abbaye de Fleury.

Du fait de l’origine … ‘’profane‘’ de la villa, les locaux existants furent transformés afin de recevoir des affections plus en rapports avec la règle monastique rédigée par Benoit de Nursie (480/90-543/47). Puis au fur et à mesure des ans des petits oratoires remplacèrent ces bâtisses inadéquates et, à partir du XIe siècle allait s’édifier, en place et lieu de certains de ces petits oratoires, la basilique de Fleury.

La translation des reliques de Benoit de Nursie, devenu entretemps Saint Benoit, et celles de sa sœur jumelle Ste Scholastique se feront lors de l’année 655 voire 660, d’autre dates sont données, sous les directives du moine Aigulfe ?... Alors la Basilique de Fleury recevra le nom de la Basilique de Saint-Benoit-Fleury ou de Saint-Benoit-de-Fleury ?!...
En raison de la présence de ces reliques, qui depuis ont été dispersées dans de nombreuses villes d’Europe, (Il en reste quand même à Saint-Benoit) le petit village voisin deviendra … Saint-Benoit-sur-Loire ?!... Un village qui donnera asile à partir de 1936 à un oblat séculier de renom, c’est-à-dire un laïc affilié par la spiritualité à la communauté religieuse de la basilique de Saint Benoit. Il s’agit du poète et romancier … Max Jacob (1876-1944).

Photos : SMA 07- 08 - 09

Photo 1 : Le tympan du portail de la façade nord de l’Abbatiale de Saint Benoit-sur-Loire. (Fin XIIe et début XIIIe). Le Christ s’y trouve en majesté entouré des quatre évangélistes, en haut Saint Jean et Saint Mathieu regardant le christ et en contre-bas Saint Marc et saint Luc tournés vers leur symbole animal, le lion et le bœuf. Sur les voussures ont été sculptés les apôtres et des anges. La frise du linteau illustre en trois épisodes la translation des reliques de Saint Benoit. 1/ L’exhumation de ses reliques au Mont Cassin 2/ Le miracle de la résurrection des enfants qui a permis, selon la légende, de dissocier les reliques de Saint Benoit de celles de sa sœur Ste Scholastique 3/ L’arrivée triomphale des reliques à l’abbaye de Fleury qui dès lors prendra le nom de l’abbaye de saint Benoit de Fleury. (Photo de Septembre 2014)
Photo 2 : La tour-porche de l’abbaye. La tour d’environ 16 mètres de côté sur 17 mètres de haut s’appuie sur 16 piliers surmontés de 54 chapiteaux. (Photo de Septembre 2014)
Photo 3 : Dans la crypte de l’abbatiale repose les reliques de Saint benoit (480-547). (Photo de Septembre 2014)

Non loin du lieudit ‘’Beaumont‘’, à deux ou trois kilomètres de Saint-Benoit-sur-Loire centre, s’élève une petite chapelle dédiée à Sainte Scholastique dont les reliques, elles, sont au Mans. La petitesse de cette chapelle est l’un de ses principaux centres d’intérêts, si toute fois elle a plusieurs … de centres d’intérêts.

Photos : SMA 10

Photo 1 : L’oratoire carolingien de Germigny des prés. (Photo de Septembre 2017)


A environ 5 kilomètres de la basilique de Saint-Benoit-de-Fleury se prélasse un sympathique petit village d’environ 800 âmes (en 2017), d’où s’élève l’un des fleurons de l’art roman : l’oratoire carolingien de Germigny des prés, appelé aussi ‘’l’église de la très Sainte Trinité‘’. C’est vraisemblablement l’un des plus anciens édifices religieux de France ; en tout cas la seule et unique église en France possédant une mosaïque byzantine sur le cul de four de son abside. Cette dernière, d’une superficie d’environ 9 m2, constituées de plus de 130.000 tesselles (petits morceaux de verre cassés de 6mm2 à 1cm2), représente l’arche d’alliance, un sujet de décoration plutôt rare dans nos églises occidentales. L’iconophobie de Théodulfe qui luttait contre l’idolâtrie, explique vraisemblablement le choix de ce sujet. Cette arche est figurée par un coffre, celui qui contenait les tables de la loi, posé au sol et sur lequel se tiennent debout, deux angelots.

Photos : SMA 11 – 12 - 13

Photo 1 : Un croquis de 1848, d’un auteur inconnu, de la mosaïque de Germigny-des-Prés qui représente l’arche de la nouvelle alliance celle prêchée par le Christ. (Nouveau testament). L’arche est représentée par un coffre contenant ce nouveau testament, et comme demandé par Moïse pour la première arche, deux chérubins décorent ce coffre. Il y a aussi deux grands archanges en habits byzantins agités par le vent car ces vêtements ne tombent pas droits : l’archange de gauche représente le peuple des Chrétiens, et celui de droite la nation juive, quant au vent il est l’expression de la présence de l’esprit saint.
Photo 2 : Un timbre créé par la graphiste et illustratrice Aurèlie Baras (1967) reprenant la tête de l’archange personnifiant la nation juive de la mosaïque de Germigny-des-Prés. Ce timbre est paru le 23 octobre 2000.
Photo 3 : L’allégorie de la mosaïque de Germigny des prés.
Lors de deux périodes iconoclastes (730-787) et (814-843) il a été fait la chasse aux représentations de saints personnages dans le but d’éradiquer l’idolâtrie ; de ce fait des scènes allégoriques prirent le devant de la scène au détriment des saints du Christ et de la vierge Marie.
 

En fin du VIIIe siècle, un certain Germanacus, qui donna son nom au village de Germigny, aurait fait construire à quelques enjambées de la Loire une villa gallo-romaine. L’évêque d’Orléans Théodulfe (Théodulfus) (Vers 755-820) (évêque d’Orléans en 797), tout à la fois abbé de l’oratoire de Fleury (la future basilique de Saint-Benoit-de-Fleury) et l’un des plus éminent missi-dominici de l’empereur Charlemagne (742-800-814), le 2ème roi Franc, et roi des Lombards, puis restaurateur de l’empire d’Occident, en devient le propriétaire et en fait sa résidence d’été. Entre 803 et 806 Théodulfe entreprend d’y construire une chapelle en s’inspirant de celle du palais d’Aix-la-Chapelle ?!...

Ce Goth de naissance était un fin lettré, poète et amateur d’art. Il fut le protagoniste de la renaissance carolingienne. Charlemagne lui avait confié la mission de redonner un élan aux études et aux lettres dans son diocèse d’Orléans.

Pour la construction de son oratoire, cet amateur d’art aurait fait appel aux techniques architecturales en cours deux ou trois siècles plutôt en Orient, voire – peut-être – à des ouvriers venus d’Orient ? ... Quoiqu’il en fût l’oratoire de Théodulfe s’avéra être le plus remarquable de son temps dans toute la Neustrie.

A la mort de l’empereur Charlemagne, son fils, Louis 1er (778-814-840) dit Louis le pieux ou le débonnaire lui succéda. Bernard d’Italie en profita alors pour se rebeller et Théodulfe fut accusé de le soutenir.
Qu’en fut-il exactement ?!... les avis diffèrent ; ce qui est certain c’est qu’en 818 Théodulfe tomba en disgrâce, que tous ses biens furent confisqués et qu’il s’éteignit le 18 décembre 820 ou 821 dans une prison d’Anger. Ce grand homme d’église fut par la suite … canonisé.

A ne pas oublier : Germigny des prés fut entre 843 et 844 le siège du tout premier des états généraux de la future France. Comtes et évêques s’y réunirent pour mettre en place les dispositions prises lors du traité de Verdun en août 843, statuant sur le partage en trois royaumes de l’empire carolingien.  

Photos : SMA 14

Photo 1 : L’oratoire de Germigny-des-Prés. (Photo de Septembre 2017)
 
Les comptables de chacun de ces monuments annoncent, à une poignée de dizaines près, la visite d’environ 60.000 touristes. Ce qui signifie que ces visiteurs font ‘’d’une pierre trois coups‘’ en se rendant, pour la plupart d’entre eux, au sein de chacun de ces trois édifices.

Hélas, ces touristes ne savent pas qu’ils pourraient faire … ‘’d’une pierre quatre coups‘’, et ainsi terminer leur journée dans la bonne humeur en parcourant seulement un kilomètre trois cents de plus !...

Photos : SMA 15 – 16 – 17

Photo 1 : Arrivée par la route à Saint-Martin-d’Abbat. (Photo de Septembre 2017)
Photo 2 : L’église de Saint-Martin-d’Abbat dont le corps date du XIIe siècle. Elle a été construite sur les ruines de la chapelle ou reposa quelques temps les reliques de Saint-Martin de Tours.
L’entrée de l’église et celle du cimetière se font face et ne sont séparées que d’une dizaine de mètres. Ce qui donne peu de temps pour laisser libre cours au chagrin des amis du défunt ou de la défunte. (Photo de Septembre 2017)
Photo 3 : L’agence communale de la poste de Saint-Martin-d’Abbat. (Photo de Septembre 2017)


A 1 kilomètre trois cents de cet oratoire carolingien se situe le petit village de Saint Martin d’Abbat. Un petit village de 1800 âmes qui se construisit sur un territoire de plus de 38 Km2 97 ha où jadis il fut question des seigneuries de Milourdin, d’Aigrefin mais aussi du prieuré du Gué-de-l’Orme pour ne citer que ces noms.

Le toponyme du village, tout du moins une partie de son nom : ‘’Saint-Martin‘’, serait dû à l’une des invasions Normandes, celle de 871. Cette date de l’invasion Normande est avancée par Pierre Gasnault (1928-2016) ancien conservateur de la bibliothèque Mazarine de Paris.
En 871 donc, les bateaux Normands remontent une fois de plus la Loire. En 865 déjà, ils étaient allés jusqu’à Saint-Benoit-Sur-Loire.
Alors une fois de plus les moines de l’abbaye de Saint Martin de Tours mettent tout en œuvre pour protéger les reliques de Saint Martin (316-397) le Saint patron des dynasties mérovingienne et carolingienne.
 
Pour ce faire, fin 871 ou début 872, quelques moines mirent le cap sur la crypte de Saint Germain d’Auxerre ; chemin faisant ils furent contraints à quelques haltes, dont l’une près d’une petite chapelle sise en bord de Loire. Les reliques du saint homme y reposèrent quelques temps, puis les moines reprirent la route d’Auxerre.

C’est sur les vestiges de cette chapelle que s’élève aujourd’hui l’église de … de ‘’Saint-Martin d’Abbat‘’.

Pour être plus précis, les textes révèlent qu’en fait, les reliques de Saint Martin trouvèrent refuge non pas dans la crypte de Saint Germain d’Auxerre mais dans une cella sise à Chablis dans le Tonnerrois, consacrée à Saint Loup.  Cette cellule et les bâtiments s’y rattachant avaient été concédés quelques années plutôt par le roi Charles II dit le chauve (823-848-877) aux moines de l’abbaye de Saint Martin de Tours. Les reliques du saint retrouvèrent Tours le 13 décembre 877.

C’est sur cette cella, une chambre close d’une villa de l’époque, que s’élève aujourd’hui la collégiale de Chablis consacrée en 1509.
Attention, rien ne dit que les reliques n’ont pas été, un temps durant, dans la crypte de Saint Germain ?!...

Photos : SMA 18 – 19 – 20

Saint Martin de Tours et ses nombreuses représentations :

Photo 1 : Saint Martin de Tours partageant son manteau – Un extrait d’un vitrail de la cathédrale Saint Gatien de Tours.
Photo 2 : L’Icône des Saints du monastère orthodoxe Sainte Catherine du Sinaï, appelé aussi le monastère de la transfiguration. Tout en haut de l’icône peinte à tempera sur bois et datant du XIIe siècle figurent 3 saints d’Orient : St Paul, St Jacques et St Etienne le Protomartyr ; et tout en bas, de part et d’autre de Saint Martin au milieu il y a à sa gauche, St Laurent l’archidiacre et à sa droite, St Léonard de Noblat le libérateur et patron des croisés ; tous trois sont des Saints d’Occident.
Photo 3 : Saint Martin de Tours transporté en catimini sur la Vienne vers Tours. Les moines de Tours avaient subtilisé son corps au nez et à la barbe des Poitevins qui prétendaient avoir des droits sur le corps du saint. Saint Martin n’aura jamais autant voyagé par bateau qu’après son décès ?!... Un extrait d’un vitrail de la cathédrale Saint Gatien de Tours.


Le toponyme du village comporte aussi le mot … d’Abbat. L’origine de ce mot prête à controverses au point que les … ‘’Abbatiens‘’, le gentilé des habitants de Saint-Martin, ont renoncé à en savoir plus sur son origine.

Personnellement, mais ce n’est que mon avis, je pencherais pour une origine arabe et méridionale de ce mot, en éliminant d’emblée tous les mots proches d’Abbat apparus après l’an 1400 et donnés par différents dictionnaires ; d’autant que l’origine méridionale de ce mot doit venir du vocabulaire arabe.

En arabe ancien ‘’abd‘’ – ‘’abbad‘’ – ‘’ab-bah’ ‘’ signifie serviteur, sous-entendu … de dieu, autrement écrit, ce serviteur serait un homme qui mettrait son art et son savoir au service du tout puissant ?!....
Ce sens confirme la forme latine ‘’abbate‘’ ayant donné …  ‘’abbé‘’ ; et dans les temps anciens le titre d’abbé pouvait tout aussi bien concerner un religieux qu’un laïc responsable d’une charge qui lui était donnée par un représentant … de Dieu, c’est-à-dire un haut dignitaire religieux !...

Sur le terrain, les villages les plus proches de Saint Martin d’Abbat, sont Châteauneuf-sur-Loire et Saint Aignan des Gués. Ils se situent respectivement à 3,6 Km et 4 Km de Saint-Martin d’Abbat ; les plus éloignés se nomment, Vitry-aux-Loges et Bouzy-la-forêt. Ces derniers se trouvent à 9,3 Km et 8,4 Km. Or curieusement, Germigny-des-Prés n’est qu’a … 1 km 300 de Saint Martin d’Abbat, une distance qui se parcourt en un rien de temps … à pieds.

Autrement écrit tout me porte à penser que Germigny-des-Prés et Saint Martin d’Abbat ont eu partie liée à une certaine époque, mais à une époque très ancienne puisque ces liens privilégiés sont aujourd’hui oubliés. De fait au VIIIe siècle, et peut-être bien avant, un certain Théodulfe (Théodulfus) (Vers 755-820) alors évêque d’Orléans a eu besoin de main d’œuvre, d’abord pour construire et ensuite pour gérer les biens de son oratoire.

Pour bâtir un oratoire roman s’appuyant sur d’anciennes techniques architecturales orientales, utilisées deux ou trois siècles avant le VIIIe siècle, il fallait des spécialistes, comme d’ailleurs pour composer la mosaïque dite … Byzantine … autrement écrit des ouvriers venus d’Orient ? (*) voire d’Espagne du nord alors pro-abbasside.

Puis pour contrôler ces travaux, faire le lien entre le commanditaire et les ouvriers, il fallait aussi des … abbés. Des abbés qui avaient aussi la charge des semailles et des récoltes car tout près des bâtiments religieux s’élevaient des bâtiments à vocation agricole. Les premiers moines ont été des défricheurs et ont mis les terres en valeur.

Tous ces gens, ces travailleurs au service de dieu, (Nous sommes sous Charlemagne qui fut sacré empereur par le pape et le grand défenseur de la Chrétienté) ont eu besoin de se loger, et non loin de leur chantier … disons à …1 km 300 ?!...

(*) N’est-ce pas ce qui s’est passé voici quelques années avec les portugais, et les espagnols venus travailler en France ?... voire les ressortissants d’Afrique du Nord.

Rappel : Il a existé une alliance ‘’abbasido-carolingienne‘’ dès 777, les souverains pro-abbassides du nord de l’Espagne ont demandé de l’aide à Pépin le Bref (vers 715-754-768), le père de Charlemagne, pour se protéger du califat Omeyyade du Sud de l’Espagne en lutte avec le califat des Abbassides alors à Bagdad.
Quelques années plus tard, Charlemagne envoya 3 ambassades (797-802- et 809) auprès de Hâroun ar-Rachîd (763-786-809) le plus grand Calife de l’empire des Abbassides installé à Bagdad. De son côté Hâroun ar-Rachîd envoya deux ambassades à Charlemagne (801-807). Ces missions furent l’occasion d’échanges commerciaux, culturels et de cadeaux. Ce n’est donc pas par hasard si au début de l’ère carolingienne l’architecture des églises a été influencée par l’art islamique.
L’oratoire de Germigny, qui fut construit entre 803/806, en plein dans cette période, a forcément ‘’reçu‘’ des ouvriers spécialisés venant de Bagdad, ou d’Espagne du Nord, qu’il a fallu loger non loin de leur lieu de travail.

Alors, en ces temps anciens, par quel patronyme ce village d’ouvriers au service de dieu était-il appelé ?...  Le village des Abbat/Abbés ?... qui avec le temps serait devenu d’Abbat pour mieux faire corps avec Saint Martin ?...

Il est bien évident que cette hypothèse, qui me paraît logique et qui ne cherche pas midi à quatorze heures est mienne et que d’autres sont tout aussi valables ?!... Mais … lesquelles ?!...

Photos : SMA 21 – 22 – 23

Photo 1 : La boite aux lettres de l’école primaire de Saint Martin d’Abbat, ‘’La charmille‘’ dont les créateurs furent les heureux lauréats du concourt de 1997.
Photo 2 : La boîte à lettre de l’école de musique ‘’Titi et Grosminet‘’, datée de septembre 2016 et signée Fernand Maugan.
Photo 3 : La boîte aux lettres de la famille Dumont intitulée ‘’L’arche de Noé‘’. Cette famille était l’une des cinq lauréats du 13è concours de 2009.

Ce qui fait l’originalité de Saint Martin d’Abbat, ce ne sont pas ses vieilles pierres, encore que le cœur du village dont l’église date du XIIe siècle ne manque ni de charme et ni de caractère, mais les idées farfelues de certains de ses habitants. Il y a d’un côté les fameuses boîtes aux lettres et de l’autre le mur des Mauganeries.


Les Boites Aux Lettres : (BAL)
 
Cette aventure commença avec l’arrivée d’un artiste Parisien, Michel Lafeuille venu poser ses bagages à Saint-Martin d’Abbat en 1990.

Sans doute un peu seul dans son coin, cet homme va proposer aux Abbatiens de décorer leur boite aux lettres dans le but de mieux se connaître et d’affirmer une identité propre à Saint Martin d’Abbat. L’idée va faire son chemin et quelques villageois vont décorer leur boite en fonction de leur nom, de leur profession, de leur violon d’Ingres et de bien d’autres concepts. C’est ainsi, qu’en tout premier, un fan d’accordéon, Maurice Coutellier, 90 ans, va transformer sa boite aux lettres en … accordéon ?!...
 
Alors à partir de 1997 Saint-Martin d’Abbat se couvre de boîtes aux lettres toutes plus originales les unes que les autres. Vingt ans après il y en a plus de 200 qui font l’objet de festivités et qu’il est possible de découvrir à l’occasion de visites guidées les dimanches après-midi des mois d’été. Ces visites guidées n’empêchent pas les tournées personnelles.

Avec le succès de ces boîtes, un projet de musée est en cours.
Depuis quelques années, la poste s’est associée à cette initiative et a fait paraître un timbre sur le sujet dans la série ‘’La France comme j’aime‘’.

En conclusion Saint Martin d’Abbat s’affiche, et avec raison, comme étant le Village aux boites aux lettres.

Nota : Il y a même une Boîte Aux Lettres au cimetière. C’est un veuf qui l’a installée sur la tombe de son épouse pour permettre à ses enfants de communiquer avec leur mère en y déposant des courriers.
Une belle idée pour ne pas oublier un être cher ?!...  


Photos : SMA 24 – 25 - 26

Photo 1 : Une Boîte Aux Lettres fact(r)ice qui reçue le trophée de la créativité à l’occasion du concours des Boîtes A Lettres 2008. Cette boite aux lettres est solidaire et indissociable du mur des Mauganeries qui, l’un comme l’autre sont signés : Fernand Maugan.
Photo 2 : La Boite Aux Lettres en forme d’accordéon de Rolande et Maurice Coutellier.
Photo 3 : La Boîte Aux Lettres en forme d’Eglise ou plus exactement de clocher dont le créateur Fernand Maugan a été l’un des lauréats du concours des Boîtes Aux Lettres 2003. Pour la voir il suffit de prendre la direction de Gien et de vous arrêter au numéro 74, route de Gien.


Comme le montre les photos ci-dessus, Fernand Maugan est un créateur de Boites Aux Lettres mais aussi … d’un mur particulier. Pour découvrir cette œuvre hors du commun, il suffit de se reporter au plan ci-dessous.  

Photos : SMA 27

Depuis Saint-Martin-d’Abbat, prendre la direction de Gien. Après le numéro 78 et à 120 mètres avant le pont ferroviaire dit ‘’Pont Roland‘’ tourner à droite, et après environ deux cents mètres tourner à nouveau à droite, et vous tomberez dans le chemin des olives.


Le Mur des Mauganeries

Outre ces Boîtes Aux Lettres, qui ont fait la renommée du village, y a aussi à Saint Martin d’Abbat une … curiosité hors du commun qui mérite tout autant d’intérêt et dont on parle un peu moins. C’est le chemin des olives qui sur sa chaussée propose sur environ 200 mètres, aux touristes et aux curieux un mur d’une originalité toute particulière qui ne manque pas de sel.

Comme l’auteur de ce mur ne fait rien à moitié, sur l’autre bord du chemin, tout en face du mur, il a créé une série de stèles d’un humour et d’une recherche à faire baver d’envie un collectionneur d’assiettes, mais … il n’y a pas que des assiettes ?!...

 Photos : SMA 28 – 29 - 30
   
Photo 1 : Le mur est percé d’une porte intitulée ‘’Les cheminées rondes‘’.
Photo 2 : Le mur latéral gauche de la deuxième porte.
Photo 3 : Le mur latéral droit de la deuxième porte.


Dans tous les domaines le genre humain a ses extrêmes ; ainsi par exemple, il y a ceux qui s’arrêtent avant de commencer quoique ce soit et, ceux qui commencent la moindre chose sans jamais s’arrêter.

Fernand Maugan appartient aux derniers. Car il commence mille et une choses sans jamais s’arrêter. Normal parce qu’il a toujours une retouche à faire à une œuvre soi-disant terminée, et cette retouche le conduit à une nouvelle création. Alors mine de rien il bondit et rebondit de création en création et cela durera tant que sa flamme restera vacillante.

Mais qui est Fernand Maugan ?...

Photos : SMA 31

Photo 1 : Fernand Maugan un artiste, tout à la fois sculpteur, poète, philosophe, amuseur public, chineur et que sais-je encore ?!...


D’après ce qu’il m’a confié, il serait originaire de Bretagne ; et suite à quelques années de pérégrinations au travers de la France ses pas ont fini par le conduire à Saint Martin d’Abbat.
 
Les lieux ont dû lui plaire car en 1972 il crée son entreprise, et se déclare fabricant de cheminées et installateur de poêles à bois … à moins que ce soit le contraire ; avec lui il faut faire attention à ce qu’on dit car son amour des calembours et des jeux de mots tarabiscotés a toujours raison du premier auditeur venu qu’il a tendance à laisser comme deux ronds de flans.
 
Toujours est-il qu’il va satisfaire sa clientèle en mal de chaleur pendant 39 ans, et qu’après avoir laissé sa vie professionnelle derrière lui en baissant définitivement le rideau de son magasin, il va se livrer corps et âme à sa bienaimée … une certaine … ‘’Pierre‘’.

Toute ma vie, raconte-t-il, ‘’ j’ai taillé la pierre, je l’ai caressée et je l’ai polie. Car pour moi la matière la plus noble qui soit … c’est la pierre. J’aime lui faire rencontrer la poésie, la peinture, l’humour‘’ et … (Là c’est moi qui rajoute …) tout ce qui peut la mettre en majesté. (Canton Info n° 21 de Juin 2014 - page 3)


Photos : SMA 32 – 33 – 34 - 35

Photo 1 : Un thermomètre publicitaire Maugan qu’on ne trouve plus aujourd’hui que dans des magasins d’antiquités, et qui prouve que notre artiste était bien à la tête d’une entreprise de chauffage.
Photo 2 : Avec cette cheminée l’artiste replonge dans son passé professionnel. Tout en haut 3 oiseaux chantent : ‘’cuit. cuit. cuit. -non- il faut attendre un peu ! (S’ils chantent c’est qu’ils sont bien vivants) ♣ Sur la hotte il est écrit : La flamme de l’invention – tu as la main froide – prend ‘’mon gant‘’ (Maugan) ça va chauffer ♣ Dans l’âtre il est écrit : écoute le feu chanter – où est la ‘’clef‘’ tu la perdue ? – cherche là et – ‘’tu la ferme ‘’ – (pour l’harmonie) – ‘’do do ré mi‘’. F.M.
Photo 3 : Cette fois avec ce phare Fernand Maugan nous rappelle qu’il vient du côté de l’atlantique, mais précise-t-il sur un écriteau posé au bas du phare : ‘’J’ai réalisé ce phare breton qui ne se ‘’mange pas ‘’ pour vous éclairer – vous serez lumière. F.M.
Photo 4 : Mais foin des souvenirs, commençons la visite, mais attention : ‘’Chat Méchant ?... Ou bien Chat trop affectueux ?...‘’.


Cet amour de la pierre est proche de la folie pensez-vous, pas du tout vous dirait le psychiatre et historien d’art allemand Hans Prinzhorn (1886-1933) car, a-t-il écrit : ‘’Il existe un besoin primitif de créer chez tout être humain mais que le développement de la civilisation a occulté‘’. Ce qui n’a pas été cas de Fernand Gilbert Alain Marie Maugan … voilà tout !...

Ce dernier, pendant 7 années, à l’égal de Jean Linard (1886-1933) avec sa cathédrale, de Joseph Ferdinand Cheval (1836-1924) et son ‘’Palais Idéal‘’, de Raymond Isidore (1900-1964) avec sa maison Picassiette, Fernand Gilbert Alain Marie Maugan va construire un mur qui ne manque ni de pierres, ni d’esprit et ni de philosophie … oui … oui … de philosophie !...

Photos : SMA 36 – 37 - 38

Photo 1 : Une partie du ‘’mur des Mauganeries‘’ qui s’est construit en sept ans et où à chaque mètre il y a matière à agiter nos neurones.
Photo 2 : Hélas tous les visiteurs ne viennent pas de jour, mais de nuit, et certains se sont même servis du poteau électrique comme d’une échelle pour emporter … une échelle en alu. L’EDF n’avait pas planté de poteau de l’autre côté du mur alors les visiteurs ont paré au plus pratique ?!...
Depuis cette incursion Fernand Maugan a fait en sorte que les maraudeurs viennent maintenant avec leur propre échelle, car il n’y a plus moyen de se servir du poteau électrique … comme échelle.
Photo 3 : La fin du ‘’mur des Mauganeries‘’.


De part et d’autre du chemin des olives s’élèvent deux types d’œuvres. Il y a tout d’abord, comme je l’ai déjà écrit, ce fameux mur, long d’une bonne centaine de mètres et sur l’autre bord du chemin, faisant face au mur des Mauganeries, une série de stèles, de sculptures en pierre et en béton qui valent leur pesant de bonne humeur, de charme et de réflexion.

Alors faisons ce que conseille Fernand Maugan : ‘’Pas à pas on avance – C’est une affaire qui marche ‘’.

Photos : SMA 39 – 40 – 41

Photo 1 : ‘’Pas à pas on avance – C’est une affaire qui marche ‘’.
Photo 2 : Cette tour Eiffel de plus de trois mètres de haut, datant de 2016, est un assemblage de petites pierres que Fernand Maugan a amoureusement taillées et peintes aux couleurs nationales.
Photo 3 : Uns stèle intitulée ‘’La vie de Châteaux‘’. Ils sont tous là … Blois, Sully, Chambord, Azay-le-Rideau, Amboise, re-Chambord, re-Blois, Cheverny, Chaumont et tous ceux que je ne nomme pas.


Ce mur de Mauganeries aurait pu tout aussi bien s’appeler le mur des Maugamineries, car la vérité sort de la bouche des enfants, et Fernand Maugan n’est en fait qu’un grand gamin qui a su garder son âme d’enfant ; ce qui fait défaut à grand nombre d’entre nous. Mais contrairement à un enfant il a entre les mains l’art et la manière de sublimer la pierre et de réaliser des œuvres à nulle autre pareilles.

Photos : SMA 42 – 43 – 44

Photo 1 : Une composition faite au moyen d’assiettes. Fernand Maugan est un chineur invétéré. Il a en réserve des piles d’assiettes, que j’ai prises en photos et qui en l’état présentent peu d’intérêt.
Photo 2 : Un espace musical où l’on reconnaît l’accordéon de … Maurice Coutellier !....
Les Boîtes Aux Lettres et le mur de Mauganeries concourent bien, ‘’main dans la main‘’, à l’identité de Saint-Martin-d’Abbat.
Photo 3 : Une déclinaison sur le thème des ‘’pots‘’. Il en manque beaucoup d’autres … le pot rouge, le melting-pot, j’en passe et des meilleurs. Fernand … au travail !...


Il est difficile de cerner Fernand Maugan et d’en faire son portrait. C’est un homme du genre débonnaire sur qui le ciel peut lui tomber sur la tête sans qu’il s’en émeuve outre mesure.

Cependant il est très sensible sur ce que peuvent penser de ses œuvres les touristes et autres … regardeurs. Alors il a créé à leur intention un emplacement ou figure ces phrases : ‘’(voir) encouragements si nécessaire‘’ – et sur une planche plus basse : ‘’N’oubliez pas l’artiste‘’ et encore un écriteau plus bas : ‘’Suggestions – ici – critiques etc…‘’

Fernand Maugan ne demande pas d’argent, seulement l’avis de ceux qui ont prêté attention à ses œuvres. Et comme Fernand Maugan est un homme pratique dans un pot à crayons Damgan côtoyant une grosse poubelle de table il y a un … gros et grand crayon.

C’est à partir des critiques, bonnes ou mauvaises, que Fernand Maugan constitue son livre d’or. Comme prix d’entrée ce n’est pas bien cher.


Photos : SMA 45 – 46 – 47 - 48

Photo 1 : L’une des professions de foi de Fernand Maugan : ‘’Être traité de rêveur tient de l’insulte, Alors que pour produire du rêve il faut être sacrément éveillé. F.M.
Photo 2 : Fernand Maugan devant son mur de Mauganeries.
Photo 3 : La complainte du Hibou signée Fernand Maugan ?...
Photo 4 : Le texte de la complainte.


Il n’y a rien de pire que d’avoir un stock de photos sans pouvoir les montrer toutes. Mais il faut bien faire un choix. J’espère qu’il aura été judicieux tout du moins suffisamment accrocheur pour donner aux lecteurs l’envie d’aller faire un tour sur le chemin des olives dès qu’il en aura l’occasion.

Parmi les différentes sentences j’ai beaucoup apprécié la suivante :
‘’Le bon impôt est de plumer la volaille sans la faire crier‘’.
Oui mais comment plumer une volaille qui a force d’être plumée n’a plus de plume ?...


En conclusion :

Cette région ne manque pas de chef d’œuvres et d’œuvres d’art, qu’ils soient anciens ou contemporains !... Et il serait dommage, pour un touriste, d’en visiter certains au détriment de quelques autres. Alors voici le programme que je vous propose pour n’en manquer aucun :

Le matin :
Commencez par aller visiter le château de Sully. (Il ouvre à 10 heures). Ensuite rendez-vous à l’abbaye de Saint Benoit-sur-Loire-de-Fleury.

A midi :
Offrez-vous un bon repas dont le menu est aussi une œuvre d’art.
Pour cela rendez-vous à ‘’La bonne étoile‘’ au 1, rue de la poste à ‘’Les Bordes‘’.

Photos : SMA 49

Pour vous y rendre : A partir de la basilique de Saint-Benoit prenez la direction de ‘’Bonnée‘’ (D148) vous y verrez sur votre droite Sainte Scholastique, puis à l’intersection avec la D948, prenez la direction de ‘’Les Bordes‘’ (D961), et dans le village rendez-vous au 1, rue de la poste. Le restaurant fait l’angle avec la rue de la poste et la D952, la route de Gien.

Extérieurement ‘’La bonne étoile‘’ est très discrète, des clients doivent passer à côté sans la voir, par contre, intérieurement, c’est du genre ‘’cosi‘’. Quant aux plats des menus qui vous sont proposés (menu à 30 € et 40 € + les boissons – prix 2017) ils se passent de commentaires tant ils répondent aux attentes du consommateur, ils flattent le palais, sont d’un excellent rapport qualité/prix et vous incitent à revenir … ce que j’ai fait.
Une fausse note cependant : le service, qui avait été parfait la première fois l’a moins été la seconde.
Le restaurant à ses jours de fermeture alors : 02.38.35.52.15

Nota : Je n’ai aucun intérêt à vous conseiller ce restaurant si ce n’est que vous faire partager le plaisir que j’ai eu en m’y rendant à deux reprises lors de mon séjour de deux semaines dans cette région.


L’après-midi :
Revenez sur vos pas et de Saint-Benoit-sur-Loire dirigez-vous à Germigny-des-Prés … puis à … Saint-Martin-d’Abbat.

En suivant ce programme vous serez assurés d’une bonne journée dont vous garderez un bon souvenir.


POURQUOI ?...

Pourquoi cette chronique dans un site consacré à Chiang-Mai ?...
D’abord … Pourquoi pas !...

Ensuite parce que j’avais envie de parler d’une région que j’aime bien, et que malgré tout mon amour pour Chiang-Mai j’ai toujours une petite pensée pour cette région de mon enfance.

Ensuite parce que je suis sur trois gros sujets concernant Chiang-Mai qui font que j’ai donné l’impression d’avoir abandonné mes chroniques. Ce qui est loin d’être le cas.

Voilà pour les puristes !...  

 Photos : SMA 50 – 51 - 52


C’étaient les dernières photos sur …

              … SAINT MARTIN & SAINT-MARTIN-D’ABBAT




             Octobre 2017                             Jean de la Mainate



15/11/2017
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