MerveilleuseChiang-Mai

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SONGKRAN 2013 EN PASSANT PAR …..MADAME MARCELLIN


SONGKRAN 2013 EN PASSANT PAR …

                                                       …..     MADAME MARCELLIN


 

A Chiang-Mai, comme dans toute la Thaïlande, l'arrivée du mois d'avril marque la célébration de l'année lunaire nouvelle. (*)

Car le mois d'avril c'est la fin de la saison sèche, des chaleurs épouvantables et … le retour de la saison des pluies.

Ce retour de la saison des pluies s'accompagne du début de la retraite des moines (**) et se célèbre au moyen de festivités, souvent très arrosées … d'eau, qui durent une bonne semaine ; une semaine qui au fil des ans a tendance à compter plus de jours que n'en contient une semaine ordinaire ou … normale ?!...

Quand il s'agit de faire la fête … contrairement à leur habitude … les gens du Lanna ne sont jamais en retard … alors que pour aller travailler !... Bref !... ''On'' ne peut pas être performant dans tous les domaines … n'est-ce pas ?...

 

Songkran, (สงกรานต์) c'est le nom de cette fête, s'est officiellement célébrée en cette année 2013 du 13 au 17 avril. Mais elle a commencé officieusement dès le … 12 avril et parfois, dans certains villages, une semaine plus tôt !...

Il y a une dizaine d'années, elle ne se commémorait que pendant trois jours du … 13 au 15 avril ?!...

 

Exceptionnellement et contrairement aux autres manifestations religieuses, Songkran se célèbre à dates fixes, et non au gré du calendrier lunaire. Ce qui permet aux touristes de pouvoir agencer au mieux leur séjour à Chiang-Mai et ainsi de participer à Songkran.  

 

En fait les célébrations concernant Songkran commencent dès le 1er avril, et le … ''coup d'envoi'' de ces festivités se donne au Wat Chiang-Man ou Chiang-Mun, un Wat qui serait le plus ancien de la ville.

Ce jour là, les deux palladiums de la ville sont de sortie, en fait non … ce sont des copies qui sont exposées, pendant toute la journée, à la vue et à l'aspersion du public.

Les gens de Chiang-Mai craignent tant pour leurs ''images'' originales que ces dernières restent derrière leurs barreaux du petit viharn. Ce qui n'a pas été sans me décevoir !...

Mais pour qui ignore le subterfuge, la ''substitution'' passe comme une lettre à la poste.

 

Le matin, vers onze heures, des prières, ou des incantations sont dites à l'intérieur du grand viharn puis, dans l'après midi une cérémonie en plein-air, avec la présence du maire de la ville Monsieur Tassanai Buranupakorn (นาย ทัศนัย บูรณุปกรณ์), vient clôturer cette journée exceptionnelle qui permet aux fidèles de bénir les palladiums et d'obtenir des ''mérites''. (***)

La cérémonie de l'après-midi ne commence jamais avant 17 heures … chaleur oblige !...

Les fidèles ont jusqu'au 3 avril pour satisfaire à leurs obligations religieuses. Car ces fêtes au Wat Chiang-Man durent trois jours, du 1er au 3 avril et de 9 heures à 21 heures.

 

(*) Le grand mot d'ordre du roi Mongkut (มงกุฎ) dit Rama IV (1804-1851-1868) a été de dire et de répéter à son fils Chulalongkorn (จุฬาลงกรณ์) dit Rama V (1853-1868-1910) ''qu'il fallait tout faire pour mettre le Siam sur le même pied que les grandes puissances''.

Son petit fils, Vajiravudh (วชิราวุธฯ) dit Rama VI (1881-1910-1925) portera à son paroxysme cette formule et cherchera en maintes occasions à mettre le Siam non plus sur un pied d'égalité, mais de … supériorité. Pour cette raison le 1er avril 1912 devient le 1er avril 2455 de l'ère bouddhique (BE). Le Siam en se référant à la mort de bouddha revendiquait ainsi un passé plus ancien, voire plus glorieux, que celui de l'occident de … 543 ans !....

Cependant, en superposant le calendrier grégorien et Thaïlandais il y avait trois mois de décalage, janvier, février et mars. Ce qui n'était pas sans poser quelques problèmes à nos amis Thaïlandais. Alors le 6 septembre 1940, le dictateur d'alors le général Plaek Phibun Songkhram (1897-1964) (พิบูลสงคราม) décida que l'année bouddhique commencerait au 1er janvier ; ce qui signifie que l'année 1940 ou 2483 BE n'aura eu que … 9 mois.

Quand à la fête de Songkran elle est passée au travers de toutes ces modifications. Il est vrai qu'elle se rapporte au calendrier lunaire … quoique !... 

Pour la petite histoire en Inde, selon les régions, c'est presque tous les jours qu'on fête quelque part le nouvel an !...

(**) La retraite des moines dure environ trois mois. Elle se termine avec les fêtes de Yi Peng (Yee Peng) (ยี่เป็ง) et Loy Krathong (ลอยกระทง) en octobre/novembre, à la deuxième lune.

(***) Les mérites sont comme des ''acquis de bonne conduite'' qui s'additionnent et qui doivent permettre à son titulaire de renaître dans une vie future dans de meilleures conditions. Encore faut-il que les mauvaises actions de la vie présente ne discréditent pas ces acquis. Le ''responsable'' céleste ( ?...) de cette comptabilité ne doit pas avoir une minute à lui et … a bien du mérite !....

     

      

 

Photo1 : Le prathat du Wat Chiang-Man, l'un des plus anciens de la ville.

Photo 2 : La copie du Bouddha blanc.  Il est appelé Phra Kaew Khao, mais aussi ''Phra Sae Tang Khamani'' (พระเสดังคมณี) ou … ''Setangkhamuni''.  

Photo 3 : Le mondop du nouveau ou petit viharn où sont ''gardés'' à double tour, si ce n'est pas à triple, les deux palladiums de la ville.

Photo 4 : La copie de Phra Sila (พระศิลา) un petit bas-relief sculpté dans de l'ardoise ou une pierre noire. Il représente Bouddha dans la position ''tribbanga''.

Bouddha ramène à la raison l'éléphant Nālāgiri encore sous l'effet de la drogue qui lui avait été administrée pour qu'il écrase Bouddha. L'attentat avait raté !...  

 

 

Entre ce 1er avril, dont le ''coup d'envoi'' a toujours lieu au Wat Chiang-Man, et le 13 avril de nombreux temples de la ville et des environs intercalent la ''bun'' (บุณ) (*) de leur temple et pour certains autres leurs cérémonies de ''sortie du monde '' ou ''pabbajja''. (บรรพชา)

Ces deux mots servent à désigner l'entrée en religion, ou l'ordination mineure des jeunes garçons âgés entre 7 et 20 ans.

A l'occasion de ces cérémonies, des jeunes gens de sexe masculin prennent l'habit de ''sāmanera'' ou robe safran (**) et deviennent ainsi des novices pour le temps de leur choix.

Si le mois d'avril est propice au noviciat des enfants c'est parce que les grandes vacances scolaires se situent entre mars et mai. Autrement écrit la période durant laquelle les jeunes vont rester au temple ne portera pas préjudice à leurs études, sauf si certains s'engagent sur une longue période. Un novice peut rester novice sa vie durant.

Pour suivre l'une de ces cérémonies il suffit de se renseigner à l'office du tourisme et … de tomber sur une personne compétente … ce qui … hélas … n'est pas toujours le cas ; ou bien … de lire les journaux.

 

La plus grandiose et la plus médiatique de ces cérémonies est incontestablement celle qui se tient au Wat Chédi Luang (วัดเจดีย์หลวง). Elle est grandiose par le nombre impressionnant des enfants. Le fait d'être novice au Wat Chédi Luang est comme un honneur.

Ces derniers se font tondre et revêtent l'habit de couleur safran dont la mise et le port n'est pas sans poser quelques difficultés à certains d'entre eux. Mais devenir novice au Chédi Luang se … ''mérite'' !... un mot à prendre dans son double sens car ce ''mérite'' dont l'enfant s'enorgueillit donne des ''mérites'' à ses parents qui ... en retour assument tous les frais de l'ordination de leur garçon.

Dans les jours qui suivent l'une des activités, ou récompense ( ?..) est de monter sur le 1er déambulatoire du Chédi Luang !... Ce qui est interdit aux touristes.

 

(*) Le mot ''bun'' (บุณ) – à prononcer ''boune - vient du pali ''punna'' et signifie ''mérite''. Il est souvent précédé du mot ''tham'' (ทำ) qui lui veut dire ''faire''. Cette association ''tham-bun'' (ทำบุณ) pourrait se traduire par : faire, produire, ou acquérir des mérites. Le dictionnaire dit ''faire la charité'' ( ?!...) une définition qui laisse, à mon avis, … à désirer.

Il s'agit donc d'un acte rituel religieux qui consiste à faire un don à la communauté des moines, dont le retour est l'acquisition de mérites pour le ''donateur''.

Plus le don a de valeur, plus les mérites sont conséquents. Le don est en général de l'argent mais peut être plus … matériel comme l'offrande de robes aux moines.

Les festivités ou réjouissances  profanes sont des gnan-tcha-logn (งานฉลอง)

(**) La robe safran (กาสาวพัสตร์) est portée indifféremment par les ''bhikkhu-s'' (ภิกขุ) c'est-à-dire des hommes ayant reçu l'ordination plénière ou ''upasampada'' (อุปสมบท) et les ''sāmanera-s'' (สามเณร) ou novices. De ce fait un homme portant la robe safran n'est pas obligatoirement bhikkhu mais ne peut-être que novice !...

On ne peut-être bhikkhu qu'à partir de 20 ans, et le noviciat n'est pas limité dans le temps. Il peut durer toute une vie ou seulement quelques semaines.

 


 

 

Photo1 : Quelques novices au crâne et aux sourcils rasés, quelque peu en … ''pagaille'' et en attente de l'escalade.

Photo 2 : Le Chédi Luang escaladé par un groupe de novices avec sur le devant trois petits chédis de sable et un groupe de touristes … chinois, de plus en plus nombreux à Chiang-Maï !...

Photo 3 : L'intérieur du Viharn du Wat Chédi Luang. La photo de 2009, n'a donc rien à voir avec la cérémonie en question, mais vous donne un aperçu de l'endroit.

Photo 4 : L'ordre après le désordre !...

 

 

La plus haute en couleurs de ces cérémonies, à mon avis, est celle qui se déroule au Wat Pa Pao (วัดป่าเป้า) et qui porte le nom de ''Poï Sang Long'' (ปอยส่างลอง) ce qui signifie le festival des enfants de cristal … ou des enfants purs. Mais il y aurait plus à dire sur le nom, car chacun des mots à plusieurs sens ?!... (J'y reviendrai dans une prochaine chronique.)

 

Avec ce cérémonial, pour les uns, il s'agit de suivre l'exemple du fils de Bouddha, le prince Rahula, (พระราหุล) qui a renoncé à tous ses biens pour suivre son père. Pour d'autres, c'est imiter Bouddha lui-même, qui s'est coupé les cheveux et qui a abandonné ses vêtements de prince et sa vie de luxe pour l'habit safran (*) et la méditation.

Là aussi les enfants sont tondus mais contrairement à ceux du Wat Chédi Luang ils revêtent les plus beaux vêtements qui soient pour en faire des princes. Car plus ils seront magnifiques et plus le renoncement aux choses matérielles prendra une valeur hautement symbolique.

Les novices sont beaucoup moins nombreux qu'au Chédi Luang, ils étaient en cette année 2013 : 24 alors qu'au Chéli Luang ils devaient largement dépasser les deux cent.

Mais par de-là le nombre ces 24 enfants et leurs parents dégagent un côté ''terroir'' et ''bon enfant'' qui ne s'invente pas et qui est touchant de par sa simplicité et sa convivialité.

 

Le ''Poï Sang Long'' est un rite propre aux communautés Shan-es.

Le peuple shan constituait naguère un royaume qui se situait au nord-ouest du Lanna et qui aujourd'hui appartient à la fédération du Myanmar, ex-Birmanie.

Compte tenu des revendications d'indépendance de ce peuple, un certain nombre de ses ressortissants vivent aujourd'hui dans les régions de Mae Hong Son (แม่ฮ่องสอน) Mae Sariang (แม่สะเรียง) Chiang-Rai et … Chiang-Mai … que des villes du … Lanna !... 

                

 

Photo1 : Une carte de la région, des états actuels en 2013, pour situer l'état Shan qui aujourd'hui est une région, ou une province, faisant partie du Myanmar ex-Birmanie en jaune.

Photo 2 : Une carte du Lanna vers 1450.

Le tracé en blanc est la frontière actuelle délimitant le Myanmar et la Thaïlande.

Il est à noter qu'une partie de l'état Shan actuel faisait alors, vers 1450, partie du Lanna. Il est à noter aussi que ce sont les européens qui ont précisé les frontières. Elles étaient autrefois très élastiques et changeaient selon les renversements d'alliance.

 

 

Le Wat Pa Pao est donc un Wat Shan et non pas Birman, où se retrouve la communauté Shan-e de Chiang-Maï. (**)

Les enfants et leurs familles viennent des environs, parfois éloignés, de Chiang-Mai. Alors pendant trois jours, ces familles ''campent'' quelque part dans le temple auprès de leur enfant qui seul a une couche digne d'un prince … d'antan.  

Ces fêtes durent trois jours, en cette année 2013 c'étaient les 4, 5 et 6 avril de 9 heures à 22 heures. (***)

 Le maire de Chiang-mai, Monsieur Tassanai Buranupakorn (นาย ทัศนัย บูรณุปกรณ์) a inauguré ce 20ème ''Poï Sang Long'' en grande pompe … place Thaphae.  

Après le 6 avril les parents s'en retournent dans leur village et leurs enfants restent en tant que novices pour un certain temps dans le temple revêtu … d'un habit safran. Les petits princes ont tout abandonné pour suivre Bouddha dans le dénuement.

 

(*) L'habit safran (กาสาวพัสตร์) comme je l'appelle, ou ''le vêtement de la libération'' était à l'origine, compte tenu du vœu de pauvreté de Bouddha et de ses disciples, une grande pièce de tissu faite de morceaux de linceuls pris sur des cadavres et cousus entre eux. Cette pratique est symbolisée par l'image de la 47ème attitude ''Bouddha enfilant une aiguille'' (ปางสนเข็ม).   

Aujourd'hui le vêtement monastique du sud-est asiatique comporte 7 pièces. Mais l'élément principal qui mesure environ 1,80 sur 1,20 se compose toujours de pièces soi-disant … rapportées mais neuves !... hygiène oblige !...

 (**) Les shans sont de race t'aïe et regroupent : Kune – Ngio - Ngiaw - Ngiou –  Taï Long - Taï luang – Iaï Yai  et j'en oublie !... Leur alphabet ressemble à l'alphabet Birman mais le tracé des lettres est parfois différent.

(***) Durant les festivités il y a un marché de produits birmans, CD, vêtements (Je n'ai pas trouvé de longji ou sarong) vaisselles et … nourritures diverses qui font le délice des … Shan-s !... mais certains occidentaux aiment. Comme quoi tous les goûts sont dans la nature.

 

    

 

Photo1 & 3 : Quelques gros plans de futurs novices, ou d'enfants purs dits de cristal. En birman ''Shin laung'' (Prince – novice).

Photo 2 : Les enfants de cristal sont portés à épaules d'homme, en général par le chef de famille, mais ce n'est pas toujours le cas surtout lorsque l'enfant se porte … plus que bien, et que le chef de famille ne soit pas en état de le porter !...

 

 

Au Wat Ku Tao, (วัดกู่เต้า) un Wat très marqué par l'empreinte Birmane (*) il y a aussi à la même période une cérémonie consacrant des novices. Mais elle est moins ''spectaculaire'' que celle du Wat Pa Pao de la communauté Shan-e.

 

Si je parle de ce Wat  c'est surtout pour rapporter une anecdote qui m'a rappelée une lecture que j'avais faite il y a bien longtemps.

J'avais lu, dans je ne sais plus quel livre, que dans certains temples birmans les futurs novices étaient enfermés à double tour dans des ''cages'', à la veille de leur ordination, pour y passer la nuit. Cet enfermement avait pour objet de les protéger des mauvais esprits qui soi-disant s'attaquent et enlèvent les jeunes garçons devant être ordonné.

Avec le temps, l'efficacité de ces cages ne se serait jamais démentie … car aucun des garçons qui ont passé une nuit à l'intérieur de ces … construction n'ont été enlevés !... et pour cause !...

L'auteur ne disait pas combien d'enfants avaient été traumatisés !...

 

Bref !... début avril j'avais besoin de photos de peintures murales concernant le Vessantara jātakā pour illustrer quelques chroniques sur ce sujet. Alors je suis passé dans certains Wats dont le Wat Ku Tao (วัดกู่เต้า) dans l'espoir de faire ''bonne pêche''.

La pêche ayant été nulle, j'allais pour partir quand un retentissant ''Hello'' m'a interpellé. Je me suis alors retourné et j'ai découvert que l'auteur de la salutation était un novice d'une douzaine d'années. Lui et ses camarades du même âge étaient assis sur un banc, le crâne et les sourcils rasés, en compagnie d'un moine d'une trentaine d'années. Tous venaient donc d'être ordonnés, sauf l'adulte.

J'étais dehors et eux à la fenêtre d'une sala. Comme dans les cas semblables, le gamin m'a d'abord demandé d'où je venais, quel âge j'avais puis, brutalement … si j'avais peur des ''phis'' (ผี) c'est-à-dire des esprits, voire des fantômes.

Je lui ai répondu que les Farangs (Occidentaux) ne croyaient pas aux esprits. Alors le moinillon en regardant son aîné commença à m'expliquer qu'il y avait des esprits partout et que et que …. Il semblait avoir l'esprit obsédé par ces êtres qui n'ont de dangereux que la peur qu'ils suscitent.

C'est alors que cette lecture a refait surface dans mes souvenirs et que je me suis demandé ce qu'on avait bien pu raconter à cet enfant pour que tout d'un coup il aborde aussi spontanément ce sujet !...

Je me suis même demandé si ces pratiques d'antan, l'enfermement dans un réduit, n'avaient pas toujours cours !...

Bref !... le gamin en avait gros sur le cœur et il fallait qu'il … ''évacue'' !…

Je l'ai donc écouté sans vraiment tout comprendre ce qu'il me racontait, mais … compte tenu de la situation … ce fut tout ce que j'ai pu faire pour lui  … hélas !...


    

 

Quelques étapes de la construction du grand Chedi de sable du Wat Chet Lin.

 

 

Une autre spécificité du Lanna c'est le Chédi de sable, auquel sacrifient nombre de temples pour permettre à leurs ouailles de ''gagner'' des mérites et les temples … quelques argents !...

Le plus remarquable de tous les chédis de sable s'élève chaque année et seulement depuis quelques années au Wat Chet Lin (วัดเจ็ดลิน). C'est un Chédi géant, le Chédi de sable le plus éminent ou le Chédi de sable  au faîte inaccessible (จดีย์ทรายสุดส้าว) dont la hauteur avoisine la dizaine de mètres. Ce serait le plus haut ?!...

 

L'installation à son sommet de son tchat (ฉัตร), ou parasol à sept étages fait l'objet d'une cérémonie particulière et se confond avec la ''Bun'' du temple. Elle a lieu tous les 10 avril.

Quelques supérieurs de Wats voisins sont invités et tout commence par des prières ou des incantations dans le viharn du temple où cette année, autour de l'image principale qui trône dans le temple, se côtoyaient une multitude de statuettes à l'effigie de Phra Khruba Sri Vichaï (1878-1938) (พระ ครูบา ศรี วิชัย) le saint patron du Lanna.    

Dans la cour, près du Chedi de sable et à l'ombre de quelques arbres, une formation de 5 ou 6 jeunes musiciens, venue de la ville d'à côté … San Kamphaeng (สันกำแพง) mettaient alors un peu d'ambiance.

    

 

Photo1 : Le tchat (ฉัตร) sur sa ''rampe de lancement '' !... Il faisait vraiment chaud !...

Photo 2 : Les supérieurs des Wats voisins et leur ''cadeau'' ; une valise avec un joli nœud rose contenant … je ne sais quoi. Et en fin de la cérémonie ils recevront une ''enveloppe'' contenant … je ne sais combien.   

Photo 3 : La formation de San Kamphaeng avec au premier plan le petit chahuteur à qui on donnerait … Bouddha sans confession !...

 

 

Aux environs de 17 heures la cérémonie de l'installation du tchat commença en présence du maire de la ville et sous la ''direction'' d'un supérieur voisin.

Dès que ce religieux en chef prit la parole chacun lui prêta l'oreille, et prit un air de circonstance.

La cérémonie, où alternaient des incantations et des discours, s'étirait en longueur. Mais le fait de prendre quelques clichés m'aida à passer le temps, ce qui ne fut pas le cas pour trois des jeunes musiciens.

Ces trois là, âgés de 12/14 ans, plutôt que de se montrer attentif à ce qui se passait, chahutaient en toute indépendance, assis sur leur chaise.

Histoire de voir leur réaction je leur fis les gros yeux. Le résultat fut immédiat mais … sans suite, car les gamins reprirent leurs jeux tout en m'y associant mais … de loin, car j'étais à trois mètres d'eux.

 

J'avais bonne mine à vouloir jouer les gendarmes car quelques 60 ans plutôt j'agissais tout comme eux lors d'un office !...

C'était dans les années 1952/53 !... je devais alors avoir 7 ou 8 ans … au maximum

A cette époque là, j'habitais encore dans un petit village, Gidy qui devait compter tout au plus 600 habitants !...

Je ne quittais la maison familiale que pour aller à l'école, au catéchisme et à la messe.

Le chemin était le même dans les trois cas, mais le dimanche je le faisais au côté de ma grand-mère Odette. Car nous allions toujours de conserve à la messe. J'étais fier d'accompagner ma grand-mère et je pense que ma grand-mère  éprouvait du plaisir à m'avoir à ses côtés.

Souvent à partir de la vallée, un tout petit hameau situé entre le nôtre et la place du village, Valentine une amie de ma grand-mère se joignait à nous accompagnée de Jean-Pierre, son petit fils, un garçon de mon âge.

Lorsque nous arrivions à l'église les deux femmes allaient s'asseoir aux places qui étaient les leurs, tandis que Jean-Pierre et moi nous nous installions sur des petits bancs, fixés à gauche de l'autel et dont la taille ne permettait qu'aux enfants du village de s'y asseoir.

Une brave dame, Madame Marcellin, une vieille fille je crois, avait alors la charge de nous surveiller. Elle était là tous les dimanches. C'était en quelque sorte … sa raison de vivre et … notre ange gardien !... Un ange qui était souvent à virevolter parmi nous ... pour nous faire taire.

 

Ce dimanche là, l'office était loin de nous captiver. Alors, Jean-Pierre et moi, avions trouvé un jeu pour nous tirer de l'ennui. Il s'agissait de toucher le manteau de madame Marcellin sans qu'elle s'en aperçoive. Il n'y avait là rien de bien méchant.

Très vite nous devînmes aussi performant l'un que l'autre. Alors nous compliquâmes un peu la règle du jeu en nous obligeant de garder le plus longtemps possible, entre nos doigts, un pan du manteau de Madame Marcellin … sans qu'elle s'en aperçoive !....

Je ne sais plus qui était en passe de ''gagner'' mais ce dont je me souviens c'est que tout d'un coup je me suis senti soulevé par l'oreille et que je me suis retrouvé, avec Jean-Pierre, à genoux devant l'autel. Nous y restâmes jusqu'à la fin de l'office.


   

 

Photo1 : Le tchat (ฉัตร) sur lequel tout le monde avait les yeux rivés.

Photo 2 : Le supérieur du Wat Chet Lin, Phra Maha Wisanu Jarudhammo (พระมหาวิษณุ จารุธมโม) prêt à bénir le tchat avec un goupillon fait d'herbes Kha et le maire de Chiang-Maï, Monsieur Tassanai Buranupakorn (นาย ทัศนัย บูรณุปกรณ์) dans l'expectative.  

Photo 3 : Les mêmes décorant le tchat avant sa montée victorieuse. Il faut dire que le ''système'' de remontée a été essayé tout l'après-midi … alors il ne pouvait que fonctionner !... Quoiqu'avec les mauvais esprits … on ne sait jamais !...

 

 

L'auteur de cette mise au piquet particulière n'était autre que le curé lui-même, qui avait carrément interrompu sa messe pour mettre fin à notre jeu.

Je ne me souviens plus comment s'est terminée notre punition, certes nous ne devions pas être très fiers, mais les moins fiers de nous quatre ce furent d'abord nos grand-mères !... dont les ''amies'' ont fait leurs choux gras de notre punition … en toute charité chrétienne … cela s'entend … évidemment !...

 

Dans le cas présent, ce fut la sono et l'entrée en scène de quelques danseuses qui vinrent interrompre les … sympathiques chahuteurs.

Lorsque l'intermède dansé prit fin, des cadeaux et une enveloppe furent remis à chacun des moines … Ensuite le tchat, béni et décoré prit la voie des airs, fut installé, et l'achat de mérites se poursuivit sans autre interruption.

Les petits tung (ตุง) ou ''boutcha-tung saï-mou'' (บูชาตุงไส้หมูไม้) se vendaient : 20 bahts (0 €.50) et les grands thong (ธง) ou ''boutcha-thong Khrop Khrao'' (บูชาธง ครอบครัว) valaient 220 bahts. (5 €.5) (*)

 

Lorsqu'une dame âgée achetait un tung elle allait le planter elle-même tout au bas du chédi. Mais lorsqu'elle acquérait un thong c'était un jeune novice qui grimpait par l'arrière du Chédi pour aller planter la bannière, là où la vieille personne le désirait. (**)

En général, le fait de ficher un thong s'accompagnait d'un geste symbolique qui consistait à remplir un petit sceau de sable au moyen d'une pelle et d'aller vider son contenu sur le Chedi.

 

 

(*) Les tungs ou les thongs sont des bannières (ตุง ou ธง) pour rendre hommage, et vénérer (บูชา) Bouddha. Ils ou elles sont de formes, de couleurs, et de matières différentes selon les occasions et portent un nom bien précis.

''boutcha-tung saï-mou'' (บูชาตุงไส้หมูไม้) pourrait se traduire par ''hommage au moyen d'une bannière en forme de boyaux de porc, et ''boutcha-thong Khrop Khrao'' (บูชาธง ครอบครัว) par ''hommage au moyen d'une bannière familiale''. Si quelqu'un a une meilleure traduction elle est la bienvenue.

(**) Seuls les novices pouvaient escalader le grand chédi de sable, que le créditeur de ''mérites'' ayant un thong à planter, soit jeune ou âgé.     

 

                                            

     

 

Photo1 : Le Chédi de sable une semaine plus tard … très exactement.

Photo 2 : Deux fidèles en plein rite … remplir un petit sceau de sable et aller le vider au bas du grand Chédi après avoir fiché son tung ou fait planter son thong !...

Photo 3 : L'une des particularités du Wat Chet Lin, les 7 (chet) Lin-s (rigoles ou  gouttières) qui conduisent l'eau par un jeu de zigzag sur une image de bouddha.

Une aspersion qui copie la manière dont les rois étaient sacrés à Chiang-Maï dans les temps jadis. Car c'était dans ce Wat qu'étaient sacrés les rois du Lanna.

Photo 4 : L'eau sortant du dernier Lin et aspergeant l'image d'un Bouddha. On n'arrête pas le progrès !...

 

 

Enfin, l'autre grand événement de Songkran, ce sera le dernier de cette chronique, car il y en a bien d'autres – trop à mon avis – (*) c'est la grande procession du 13 avril de 14 heures.

 

(*) Le 6 avril il y avait la foire de l'artisanat du Lanna rue Wua Lai, là où se déroule tous les samedis, face à la porte Chiang-Mai, le marché du samedi soir ?!... Rien de vraiment nouveau.

Le 7 avril il y avait encore une foire réunissant les artisans du Lanna mais rue Ratchadamnoen ; ce qui correspond à l'habituel ''marché du dimanche'' à la différence qu'en cette occasion le début de la rue est occupée par des marchands de soupes et autres plats. C'était l'occasion de déguster de la cuisine locale autour d'une table. En général l'atmosphère est sympa et les touristes aiment bien.

Du 7 au 9 avril de 9 heures à 22 heures un bain rituel au Wat Chiang Yuen (วัดเชียงยืน). Nous avons déjà parlé de celui du Wat Chiang-Man, alors bis repetita placent.

 

 

Toutes les ''images'' des bouddhas de la ville, ou presque, sont de sortie ce qui donne l'occasion d'une procession d'au moins deux bonnes heures. Il est connu qu'à Chiang-Maï les temples sont nombreux. Mais c'est en voyant défiler leur bouddha qu'on se rend vraiment compte de leur nombre.

 

La procession commence grosso modo deux cents mètres avant le pont Nawarat et se termine au Wat Phra Singh Vora Maha Viharn (วัดพระสิงห์วรมหาวิหาร) en empruntant … la ligne droite qui est le tracé le plus rapide entre deux points distants. Elle traverse donc la place Tha Phae.

                                              

   

 

Photo 1 : Tous les défilés, et cette procession ; commencent par les trois banderoles traditionnelles … en alphabet thaï, romain et … Yuon (alphabet du Lanna) … à quand le Chinois ?...

Photo 3 : Le conseil municipal de Chiang-Maï avec au milieu son maire en chemise brune. Tous, bon pied bon œil partent pour se faire ''arroser'' sur trois kilomètres !...

Photo 4 : La 1ère image … Phra Bouddha Sihing (พระพุทธสิหิงค์). L'image se trouve dans le viharn Laï Kham du Wat Phra Singh. C'est une image qui viendrait du Sri Lanka via Ligor (Nakhon Si Thammarat). Elle aurait été rapportée à Sukhothai par Phra Ruang (1249-1257) le père d'un certain Ramkhamhaeng (1277-1298) à l'occasion d'une expédition. Elle fut très disputée.

(Est-ce une copie ou la vraie ?... car il en existe plusieurs exemplaires !... mais chut !.... Il y a des remarques qui fâchent.)

 

 

Les participants ont rendez-vous au marché San Pakhoi (ตลาดสันป่าข่อย) un marché qui se situe entre la gare et le pont Nawarat (สะพานนวรัฐ) et pas très loin du temple du même nom.

Comme cette parade religieuse se met en route à 14 heures les sujets à Photographier sont face au soleil, ce qui n'est pas le cas en matinée ; je pense au départ de la fête des fleurs. Autrement dit les sujets seront bien éclairés mais risquent de faire la grimace. On ne peut pas tout avoir !...

 

L'objet de cette procession est de rappeler l'omniprésence de Bouddha sur le Lanna, et de permettre à ses fidèles de lui rendre un vibrant hommage à l' occasion du nouvel an.  Mais c'est aussi pour ces fidèles l'opportunité de se purifier et de pouvoir écarter les mauvaises influences, les catastrophes et le mal susceptible de les accabler en général. (*)

 

Au passage des ''images'' le fidèle, en principe, tend une petite coupelle remplie d'eau sacrée que l'une des personnes chargées de veiller au bouddha déverse sur ce dernier. Ensuite ce … ''vigile'' remplit la coupelle avec l'eau qui a baigné le bouddha et qui résulte d'un multiple mélange d'autres eaux.

La coupelle est donc rendue pleine au fidèle qui la versera sur l'image suivante par l'intermédiaire d'un nouveau … gardien et cetera … et cetera ...

Ainsi l'eau va d'une image à une autre et possède alors un riche patrimoine … énergétique ?!... symbolique ?!... protecteur ?!... et … que sais-je encore ?!...

 

De fait ce sont des trombes d'eau qui sont jetées sur les Bouddhas à leur passage ainsi que sur les participants du défilé, dont entre autres les édiles municipaux et le gouverneur.

Imaginé le préfet de police de Paris et Bertrand Delanoe descendant les champs Elysée … copieusement arrosés par les Parisiens et … gardant le sourire ?!...

 

 

(**) A l'origine l'eau sacrée était un mélange d'eaux provenant de 7 rivières et de 7 puits sacrés dans laquelle était mis à tremper différentes espèces de végétaux dont des brisures de sompoï (ส้มป่อย) un arbre que les botanistes ont appelé ''acacias concinna''.

Cet arbre au Lanna est un arbre sacré qui est lié à tous les rituels importants. Il symbolise la puissance et la sainteté. Il a le pouvoir de vaincre le mal, de l'exorciser, d'éloigner les catastrophes, et d'éliminer les impuretés du corps.

Quelques gouttes de cette eau répandues dans une maison protègent la maison et ses habitants du mal et des malheurs. L'eau se buvait en cas de maladie grave et se boit peut-être encore ?....

Cette croyance dans une eau salvatrice existait et doit encore exister aussi en France. Dans les années 1950, ma grand-mère rapportait une bouteille d'eau bénite que le curé avait consacrée dans la nuit de la veille de pâques dont la date, à bien y réfléchir, semble coïncider avec celle de Songkran ?!... Deux religions différentes et au moins un rite ou une croyance commune ?!...  

Aujourd'hui l'eau ne vient plus des 7 rivières, mais se consacre selon différents rites qui tous font introduire dans leur eau des petits morceaux de … sompoï !...

L'aspersion de cette eau par les religieux se fait, non pas avec un goupillon en métal, mais au moyen d'un ''fagotin'' d'herbes kha ou Hya Kha (หญ้าคา) séchées.

Ce serait sur une jonchée de huit brassées de cette herbe  (Kuça – Kusa et Herbe Kha au Lanna) qu'un inconnu aurait déposé sous l'arbre de la connaissance, et que Bouddha se serait assis et aurait trouvé l'éveil.

 


   


 

Photo1 : L'image du Bouddha du Wat Pan Sao (วัดพันเส่า) - Chiang-Mai hors les murs (Ouest) – Un nouveau Wat construit dans un style néo-Lanna tout près du Chaeng Hua rin (แจ่งห้วริน) (Angle Nord-ouest.).  

Photo 2 : L'image du Bouddha du Wat Ko Klang  (วัดเกาะกลาง) - Chiang-Mai hors les murs (Sud - le long du Ping) – L'intérieur du viharn possède de très très belles fresques dans un style néo-Lanna. (Se faire ouvrir si le viharn est fermé.)  

Photo 3 : L'image du Bouddha du Wat Loï Khro (วัดลอยเคราะห์) - Chiang-Mai hors les murs (Est) dont les murs du Viharn sont recouverts de fresques de style néo-Lanna, très belles … elles aussi.

 

 

La satisfaction d'arroser son voisin et de se faire doucher s'est substituée à une tradition d'antan qui n'est plus ce qu'elle était, du moins à mon avis.

Car le bain rituel est devenu un véritable défoulement collectif où souvent, les Farangs aux cheveux grisonnants semblent prendre plus de plaisir que les petits gamins … c'est dire !...

Cependant, parmi la folie collective, j'ai eu droit de la part de quelques anciennes et anciens, à quelques gouttes d'eau dans le creux de la main, ou sur l'épaule, accompagnées d'un ''Sa-wat-di pi-maï'' (Bonne année) (สวัสดีปีใหม่).

C'est quand même plus agréable que de recevoir un sceau d'eau froide sur la tête … non ?.... d'autant qu'il y a quelques crétins qui se croient malin de mettre carrément des glaçons dans leurs réserves d'eaux, quand ce n'est pas de la teinture blanche dans leur pistolet à eau … on n'arrête pas le progrès, à moins que ce soit la bêtise ?!...

J'ai même vu, sur la route de Lamphun, trois arroseurs équipés chacun d'une pompe qui puisait l'eau dans un fossé, tandis qu'ils arrosaient à jet continu tous les véhicules … y compris les deux roues !...

Aux dernières nouvelles il n'y a pas eu de mort route de Lamphun, hormis peut-être quelques dérapages ?!...


   

 

Photo1 : L'image du Bouddha du Wat Chom Phou (วัดชมพู) - Chiang-Mai hors les murs (Est – tout près de la porte Tha Phae) dont le Chédi est une réplique de celui du Wat Doï Suthep. (วัดดอยสุทพ)

Photo 2 : L'image du Bouddha du Wat Saï Moon Myanmar (วัดทรายมูล - พม่า) - Chiang-Maï intra-muros.  

Photo 3 : L'image d'un disciple de Bouddha du Wat Ou Saï Kham (วัดอู่ทรายคำ) - Chiang-Maï hors les murs (Est). Un Wat près de la porte Tha Phae qui s'est fait une spécialité des Bouddhas de jade … à vendre aux visiteurs !...

Certains Bouddhas sont beaux mais le Wat est … quelconque sauf son Ho Trai (หอไตร) (Bibliothèque sur pilotis).

 

 

En résumé être Maire de Chiang-Maï en période de Songkran n'est pas une sinécure, car il y beaucoup de … ''choses à voir'' et de ce fait à … inaugurer ou à mettre sous les feux des projecteurs.

Mais dans cet imbroglio d'événements disparates il n'est pas évident pour une chatte de retrouver ses petits, et pour un touriste de savoir ce qui a, ou n'a pas d'intérêt.

 

J'ose espérer que ces quelques lignes permettront aux futurs visiteurs de ne pas … rater ce qui m'a paru être les événements essentiels et dignes d'intérêt de la fête de Songkran.

 

Ah !... j'oubliais le 16 avril, sur le coup de 14 heures, ma voiture a été bloquée par … un défilé dont j'ignorais l'existence. C'étaient toutes les communautés que compte la province de Chiang-Maï (tribus, commerces, villes et que sais-je encore !...) qui défilaient du Wat Phra Singh à la place Tha Phae.

Le défilé ne cassait pas trois pattes à un canard, d'autant que Chiang-Maï fait beaucoup mieux à l'occasion de la fête des fleurs (1er week end de février), d'Indrakin (Mai-juin) et de Yee Peng ou Loï Krathong (Octobre/Novembre). Mais une parade profane agréable à regarder car parfois haute en couleurs.

Quand je vous disais qu'il y avait beaucoup de choses à voir et … que tout n'était pas à voir absolument !...


    

 

Photo1 : Une délégation de Mae Ai (แม่อาย), le 10ème district (Amphoe - อำเภอ) de la province de Chiang-Maï qui en compte 25.

Le nom de Chiang-Mai sert à désigner une province (Changwat - จังหวัด), un district (Amphoe - อำเภอ) et … une ville, (Muang - เมืองเ). Ce qui n'est pas toujours évident pour s'y retrouver !...

 Photo 2 : Quelques jeunes filles Hmongs … suivis de femmes Akhas. C'est le côté haut en couleurs.

Photo 3 : Avec cette photo les fêtes se terminent !...  et la parade aussi !...

Remarquez les symboles zodiacaux sur les bannières. Le Bouddhisme et l'astrologie ne font qu'un !... tout du moins au Lanna !

Photo 4 : Les suiveurs de la parade.  A peine les derniers figurants sont passés que le service de nettoyage est à l'œuvre. Chiang-Mai est une ville propre qui cependant manque de … poubelles !...  

 


                                              



18/04/2013
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