MerveilleuseChiang-Mai

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‘’XUJIAHUI‘’ à SHANGHAI vous connaissez ?...


''XUJIAHUI''  à SHANGHAI vous connaissez ?...


    

 

                                    Le quartier de ''XUJIAHUI''  de Shanghai.

(Zi-Ka-Wei comme disaient nos ancêtres et qu'il est écrit dans les livres de l'époque.)

Le hameau de ''Xujiahui'', fut fondé en 1847 près de la tombe du mandarin ''Xu Guangqi'' (1562-1633) dont nous reparlerons. Il comptait alors une trentaine de jésuites et se situait à environ 8 kilomètres de la concession française de Shanghai. Avec les ans ce centre religieux sera intégré à la concession française et en deviendra l'une des limites.

La première transaction concernant la location par bail emphytéotique des terres qui allaient constituer la concession française de Shanghai fut signée le 6 avril 1849 par le consul Charles de Montigny (1805-1847-1868) malgré les protestations américaines, anglaises et … allemandes. (*) L'aire de cette concession s'étendra à trois reprises, en 1861, juin 1899 et le 8 avril 1914 pour couvrir au final une surface d'environ 1000 hectares.

En 1865, cette concession dénombrait 259 français et en 1935, 2.340. Comme cette année là sa population s'élevait à plus de 498.000 habitants, les français ne représentaient que 0,47% de celle-ci ?!...

(*) Les anglais et les américains avaient constitué une concession internationale et ne voyait pas l'utilité d'une concession spécifique à la France ?!... (On se demande bien pourquoi ?!.... Mais Montigny tint bon.)

 Par ailleurs, se référant au traité de Nankin (29 août 1842- 1ère guerre de l'opium) signé entre les chinois et les anglais, ces derniers prétendaient que leurs ressortissants pouvaient s'installer là où ils leur plaisaient, donc pas besoin de baux emphytéotiques et surtout … pas de faveur à la France !....

Avec ces baux, la propriété du sol restait chinoise, alors que dans le cas d'une colonie le colonisateur se considérait comme le propriétaire du sol qu'il occupait.

 Pour la petite histoire, ce traité du 6 avril 1849 ne nécessita pas moins de 21 lettres en 4 mois, du 06.août 1948 au 08 janvier 1849. (Les chinois devaient … chinoiser !... et les anglo-américains en … rajouter ?!...)

 

Photo 1 – 2 & 3 : Le quartier de ''Xujiahui''. Aujourd'hui des temples du commerce et de la restauration se sont substitués à un observatoire astronomique et météorologique, une imprimerie, et un musée d'histoire naturelle (le 1er de Shanghai et … de Chine !...).

Les orphelinats (un de garçons et un de filles) pour enfants chinois et leurs écoles professionnelles sont aujourd'hui des lycées. (Les bâtiments existent toujours.)

 

 

Prélude au départ :

Cette année je n'avais pas vraiment envie d'aller passer quelques jours à Shanghai. Les esprits avaient-ils percés le fond de mes pensées ?...

Je n'en sais rien mais, toujours est-il que huit jours avant mon départ une douleur s'est faite sentir à ma cheville gauche et que ce pied s'est mis à enfler !...

 

Je tenais là un bon prétexte pour rester à Chiang-Mai. Cependant je ne pouvais pas demeurer dans un tel état, alors je me suis rendu au ''RAM Hospital'' ; un bon hôpital, sauf pour les soins dentaires !...

 

Après huit jours de traitement mon pied, sans avoir retrouvé son état normal, avait désenflé mais la douleur était toujours là. Le docteur prolongea son traitement de … huit jours.

 

Trois jours plus tard, quand sonna l'heure de l'embarquement pour le céleste empire,  mon pied n'avait pas vraiment retrouvé son état normal et la douleur était toujours aussi persistante, mais très supportable.

 

A tort ou à raison, faisant foin de cet état physique, j'ai répondu à la sonnerie de l'envol ; il faut croire que l'envie de partir était plus forte que l'envie de rester ?!...


    

 

                                 Les deux tours de ''XUJIAHUI''  à Shanghai.

 

Photo 1 : La rue Zhaojiabang (肇嘉浜) l'une des artères principales conduisant au cœur de Xujiahui. Cette bande de bitume était autrefois … un canal !... 

Photo 2 : Ces deux tours sont le symbole du quartier de Xujiahui …. Elles sont situées de part et d'autre du ''Grand Gateway'' l'un des temples du commerce de luxe et de la restauration.

Photo 3 : Aujourd'hui, au 319 de la Yuè Yáng road (岳阳) se trouve encore l'ancien consulat français. Du temps de la concession cette rue portait le nom de route Ghisi (祁齊) que les chinois prononçaient … Qi Qi lu (祁齊). (Le mot chinois ''lu'' vient du mot français … rue et signifie … rue, évidemment !...).

 

 

Aéroport de Chiang-Mai :

C'était la première fois que je prenais la compagnie aérienne ''Bangkok-air'', une compagnie dite à bas coût. A l'arrivée force fut de constater que le voyage fut aussi agréable qu'à bord de la ''Thai Airways'' et que l'en-cas proposé en cours de vol n'avait rien d'un sandwich SNCF, bien au contraire. Conclusion : une compagnie à retenir pour un prochain vol.

 

Aéroport Suvarnabumi à Bangkok :

Pour éviter les bousculades si familières et particulières au peuple de l'empire du milieu, je suis resté assis deux bonnes heures devant les guichets de la ''Turkish airline'' afin d'être dans les tout premiers lorsque le logo de la ''China Eastern'' allait prendre la relève de celui de la ''Turkish airline''.

Mon attente fut récompensée, d'abord par un spectacle de ballets improvisés dont les artistes étaient des éthiopiens rentrant chez eux en poussant des chariots chargés de sacs blancs immenses surmontés d'espèces d'édredons ou de couve lit aux couleurs plus tape à l'œil les unes que les autres, ensuite parce que je me suis retrouvé en tête de la file d'attente des voyageurs en partance pour Shanghai !...

 

Quelques Chinois accompagnés de chariots débordant d'énormes valises avaient pourtant réussi à me brûler la politesse, il est vrai que chez eux cette façon de faire est un art dont je suis loin de maîtriser le B.A.BA.

Heureusement, malignité de sa part ou sens de l'observation, la personne chargée de l'installation du corridor d'attente m'invita à prendre place au tout début de sa …construction labyrinthique.

Deux ''demoiselles'' d'un certain âge, en tout cas d'un âge à ne plus être demoiselle, vinrent prendre place derrière moi. A croire que l'installateur du corridor avait une dent contre les Chinois, car d'autres personnes furent amenées à se glisser entre eux et nous.

 

Curieux, comme à mon habitude, j'adressais quelques mots en français, là aussi comme à mon habitude car d'une part je ne vois pas pourquoi l'anglais aurait une préséance sur le français et d'autre part parce que je suis allergique à cette langue au point de ne pouvoir associer entre eux deux mots qui aient un sens, aux deux femmes qui se trouvaient derrière moi. Elles me répondirent … en Français.

Ces deux Françaises, qui demeuraient Shanghai depuis six ans sans pouvoir elles, aligner deux mots de Chinois, revenaient du Bhoutan et m'apprirent qu'à l'heure où nous parlions la queue d'un typhon, dont la tête avait pris naissance aux Philippines, créait quelques misère du côté de Shanghai.


    

 

Photo 1 : L'aéroport de Pudong (Prononcer Poudong) vu depuis l'intérieur d'un avion venant d'atterrir. Ce 31 octobre 2011 l'eau tombait sur l'aire d'atterrissage avec beaucoup plus de violence que ce 9 novembre 2013.   

Photo 2 et 3 : L'intérieur de l'aéroport de Pudong  de Shanghai – Chine.(31/10/2011) (Photos Louis CHU.)

 

 

Cette information ne retint pas particulièrement mon attention. J'en fis même si peu de cas que le l'oubliai tout aussitôt pour parler de choses et d'autres. Cependant je n'allais pas pouvoir dire dans les heures qui allaient venir que je ne savais pas qu'une queue de typhon mettait à mal Shanghai et ses environs !....

 

Aéroport de Pudong à Shanghai :

A l'heure dite et sans la moindre turbulence, l'A 320 se posa à Pudong. Seules quelques gouttes d'eau venaient s'écraser sur les hublots de l'avion tandis qu'une pluie fine, des plus normales, tombait sur la piste d'atterrissage.

Ce phénomène atmosphérique portait, paraît-il, tout du moins ce fut ce que j'appris plus tard, le nom chinois de ''Tito'' ce qui littéralement signifierait … ''lapin du ciel'' ou - peut-être - ''Lapin céleste'' ; dans les faits … ce n'était rien d'autre que l'aspect visuel de la queue du typhon qui sévissait sur Shanghai depuis trois jours. Une queue de typhon dont la virulence s'essoufflait  et que, je le rappelle, j'avais complètement oubliée.

 

Comme je me rends toujours à Shanghai avec seulement un bagage à main je fus parmi les tout premiers à pénétrer dans le grand hall d'arrivée. Derrière la barrière où sont attendus les passagers il y avait tout autant de monde qu'à l'habitude sauf, que cette fois-ci, contrairement à l'habitude mon monsieur ''Zhu'' n'était pas là ?!.... Ce qui n'était pas dans ses habitudes !...

 

Pane de réveil ?...accident ?... j'envisageai toutes les possibilités pour justifier son retard et me rassurer, sauf … la queue du typhon, d'autant qu'à l'intérieur de l'aéroport tout semblait … normal !...

Nombre de voyageurs avaient été attendus ; sauf un autre occidental et … moi !...

Ce dernier, fier comme Artaban, planté devant un chariot regorgeant de valises, se tenait au beau milieu du hall, sans doute pour être vu du plus loin de l'extrémité de ce hall, mais de l'endroit où il était cet homme mettait à mal mon champ de vision, car je guettais toujours et … désespérément mon monsieur Zhou.

Bref, les lieux furent vite déserts mais de nouveaux flots de passagers eurent vite faits de prendre la suite du mien.

 

Après une heure et demie d'attente sans quitter mon siège, je décidai de mettre fin à cette situation, car elle risquait de s'éterniser. Pour cela, il n'y avait qu'une seule solution … aller à ma destination par mes propres moyens ; ce qui était plus facile à dire qu'à faire !...

Mais en cinquante ans j'avais affronté bien des situations et toutes aussi délicates, voire plus !... Alors une de plus ou une de moins à vaincre !...

 

A défaut de parler chinois il me restait quelques yuans de ma venue précédente, et un vague souvenir visuel d'un bus bringuebalant qui reliait l'aéroport à ''Xujiahui'', le quartier ultra moderne près duquel je devais me rendre.

A quelques mètres de moi, un logo de bus indiquait l'accès conduisant à leur quai d'embarquement. En fait, il suffisait de sortir du hall où je me trouvais pour être de plein pied sur ce quai.  

 

Le long de ce quai il y avait bien une bonne dizaine de bus, si ce n'était plus. Ils étaient tous plus bringuebalants les uns que les autres et à la queue leu leu, attendant leur signale de départ. Il y en avait autant que de lignes !... Autrement dit les bus ne manquaient pas mais … encore fallait-il prendre le bon pour arriver à mon pied à terre, c'est-à-dire, en ce qui me concernait … ''Xujiahui'' !...

Comme les bus semblaient dater de Mathusalem, seuls les chinois devaient être censés les emprunter. De ce fait toutes les destinations de chacune des stations figuraient sous forme … d'idéogrammes ; ce qui n'était pas fait pour m'aider !... 

L'eau continuait de tomber, c'était une pluie fine et pénétrante, et les quelques passagers qui constituaient les files d'attente n'affichaient pas leur mine des plus beaux jours. Néanmoins comme il fallait que je trouve ''mon'' bus je m'adressai  à plusieurs d'entre eux en prononçant le mot ''Xujiahui'' sur tous les tons et au moyen de tous les accents que devait compter le céleste empire … du moins le croyais-je car pas une lueur de compréhension n'alluma l'œil de l'un de mes interlocuteurs.

 

     

 

                                     L'origine de Xujiahui (徐家) (Zi-Ka-Wei)

C'est sous l'empereur Kangxi (1654-1661-1722) le deuxième empereur de la dynastie des Qing (1643-1912) que serait apparut le toponyme de Xujiahui ; lequel signifierait ''le domaine des XU situé aux confluents des trois rivières'' (La Puhuitang (汇塘) la Zhaojiabang (肇嘉浜), et la Licongjing ( ).) Ces rivières ont aujourd'hui disparu, mais des rues portent leur nom.

Sous les Ming (1368-1644) un scientifique de renom qui deviendra ministre, Xu Guangqi (1562-1633) (徐光) aménagea ces lieux pour y mener des expériences agronomiques dont la publication de ses observations et de ses résultats constituera le plus célèbre traité d'agriculture chinois de cette époque. Il ne comptera pas moins de … 60 volumes !...

Vers 1583, le Jésuite italien Matteo Ricci (1552-1610) débarque en Chine et vers 1600 les deux hommes collaboreront entre autres à la traduction en chinois des Eléments d'Euclide. Ils se liront d'amitié, et Ricci convertira Guangqi au catholicisme ce qui conduira par la suite, ses héritiers à donner des terres au clergé catholique français et, à ces représentants de l'église à construire des écoles pour former une élite chinoise.

Photo 1 : Le muséum de Shanghai, le nouveau temple de la peinture et de la sculpture de la ville. (Le Louvre de Shanghai). Ce fleuron de la culture contemporaine Shanghaienne a été ouvert en 2010 dans le cadre de l'exposition universelle. C'est un vaste musée qui renferme quelques chefs d'œuvres mais qui gagnerait à en éliminer d'autres car l'idéologie est une chose et l'art en est une autre. Mais, pour être honnête, il y a quelques … ''cohabitations'' de réussies.

(Photo de 2010 – C'était l'année de l'exposition universelle. Il m'aura fallu attendre trois ans avant de pouvoir pénétrer dans ce temple de l'art. Son accès est aujourd'hui sans problème, ce qui ne signifie pas qu'il n'y a pas foule – éviter les samedis et dimanches.)

Photo 2 : ''Le pacte culturel signé entre Matteo Ricci et XU Guangqi'' une huile de 245 x 360 cm. créée en 2012 par le peintre Li Gen (李根). Elle est exposée au muséum de Shanghai. (Photo 2013)

Photo 3 : Un portrait du mandarin ''XU Guangqi'' qui est aussi connu sous les noms de ''Zixian'' et ''Xuanhu''. Il fut reçu à l'examen impérial sous ''Wanli'' () (1564-1572-1620) ou Shenzong-Yijun,  le 13ème empereur de la dynastie des Ming ; fut ministre des rites et compta parmi les grands lettrés de l'empire. Outre Matteo Ricci, le jésuite allemand Johann Adam Schall von Bell (1591-1666) collaborera aussi, ainsi que d'autres religieux mais moins connus, avec ''XU Guangqi'' l'un des fondateurs des sciences contemporaines chinoises. 

 

 

Cette situation cocasse me fit penser à mes premiers contacts avec les taxis de Chiang-Mai. Ainsi, par exemple, aucun d'entre eux ne me comprenait lorsque je leur demandais d'aller à ''Centrale''.

L'expérience, et ma ténacité aidant, j'avais fini par transformer ''Centrale'' en ''Saint' Ann''' et … miracle j'étais conduit … à ''Centrale'' sans avoir à prononcer trente six fois le nom de ma destination !...

Par la suite j'avais fini par leur demander de me conduire à ''Kad suan kéo'', un autre nom désignant … ''Centrale'' et qui lui, ne me posa jamais le moindre problème de compréhension. Cocasse non ?...

Hélas ''Centrale'' était une chose du passé, alors que ''Xujiahui'' en était une … du présent !... 

 

Remontant les files d'attente, je réitérais ma demande sur tous les tons et sur tous les modes … sans plus de succès !... Quand tout d'un coup j'entendis derrière moi un ''Xujiahui'' prononcé à la perfection, c'est-à-dire comme j'étais incapable de le faire, mais comme je l'avais souvent entendu les années précédentes. Je me retournai le cœur battant me demandant si j'avais rêvé ou si un mauvais génie me jouait un tour ?!....

En fait de génie c'était un chinois d'une soixantaine d'années, quelque peu bedonnant, l'air tout aussi triste que ses compatriotes mais néanmoins apparemment plus réveillé et plus apte au rapprochement entre les peules.

Dès que je lui fis face il répéta ''Xujiahui'' à la perfection et en rajoutant ''tri'' qu'il accompagna d'un geste de la main en me montrant trois doigts. D'évidence je devais prendre le bus numéro trois.

Mon bagage linguistique Chinois, faute de nourriture, est d'une maigreur à faire pitié. Néanmoins je remerciais ''mon chinois'' d'un ''chiéchié'' débordant de reconnaissance mais sans autre fioriture que mon piètre accent français. Car tout d'un coup et spontanément j'avais mis fin à mes efforts d'une prononciation à la chinoise aux résultats peu convaincants.

 

À toutes les têtes de station il y avait un bus en attente au moteur à l'arrêt, sauf à la trois ... comme par hasard !... Mais comme il y avait quelques personnes sous le panneau portant ce chiffre tous les espoirs m'étaient permis.

Quelque peu anxieux, je pris place aux côtés des gens qui se trouvaient là, guettant une éventuelle arrivée d'un bus numéroté … trois.

 

Après de longues minutes d'attente, des minutes plus longues qu'en temps normal, un bus en haut duquel le chiffre trois trônait apparut tout au loin. Il semblait sortir du néant, d'une espèce de brouillard dont la vision s'apparentait à celle que donnait autrefois l'arrivée des corbillards dans les vieux films d'épouvante. A 17/18 ans j'adorais ce genre de film mais dans la situation présente cette arrivée était loin de satisfaire mes goûts pour ce genre de spectacle !...

Le bus, tout dégoulinant d'eau et roulant sans forcer l'allure, finit par remplir tout l'espace, tant en hauteur qu'en largeur, qui lui était réservé pour circuler. En Chine tout est démesure mais chaque espace est compté. C'est l'un des nombreux paradoxes du céleste empire.

Le véhicule s'arrêta juste derrière le bus numéro deux ; et au moyen d'une marche arrière occupa, au centimètre près, l'emplacement qui lui était destiné et que délimitaient de grosses bandes jaunes.


     

 

                                                 Xujiahui (徐家) (Zi-Ka-Wei)   

L'une des clauses du traité de Tientsin (27 juin1858 - 2ème guerre de l'opium *1856-1858* lors de laquelle eut lieu le peu glorieux sac du palais d'été) rendit la France, et uniquement la France, détentrice d'un protectorat sur TOUS les missionnaires catholiques, quelle que fut leur nationalité, exerçant en Chine. Un réseau (de renseignements ?...) que les anglais ont du ''sacrément'' nous envier pour ne pas écrire nous … jalouser ?!....

Mais Napoléon III (1808-1848-1852-1870-1873) s'engagea dans cette 2ème guerre dite de l'opium pour obtenir la protection des missionnaires catholiques, tandis que les anglais pour des raisons … carrément commerciales. Alors ?!...   

Nombre de ces missionnaires, un tantinet artistes et formés à certaines sciences s'appuyèrent sur leurs connaissances et la transmission de leur savoir pour diffuser le christianisme. (*)

De ce fait l'observatoire de Nankin (**) fut transporté à Xujiahui. Ses données météorologiques étaient communiquées aux 21 ports de la région ; une imprimerie, des orphelinats, des écoles, une bibliothèque et … des lieux de culte comme la cathédrale Saint Ignace dite cathédrale de Xujiahui, les églises Saint-François Xavier et Saint Joseph furent construites ainsi qu'un musée, le ''musée Heude'' (***) le 1er de Shanghai et vraisemblablement de la Chine !….

(*) En 1848 Shanghai comptait 181 missionnaires, soit plus du quart de la population française. Ces derniers s'habillaient à la chinoise et portaient aussi, comme les chinois, une longue tresse.

(**) Les jésuites ont dirigé pendant 150 ans (Au XVIIe & XVIIIe siècle) l'observatoire de Pékin.

(***) Le missionnaire jésuite Pierre Marie Heude (1836-1902) débarqua à Xujiahui en 1866. Ce Zoologiste deviendra un correspondant du musée d'histoire naturelle de Paris et ouvrira les portes au public de son ''entrepôt'' qui deviendra le musée Heude, en 1883. Quarante sept ans plus tard, en 1930, ce musée sera transféré avenue Dubail, aujourd'hui rue Chongqingnanlu (庆南) et géré par l'Université catholique française  ''Aurore''.   

Pour la petite histoire : 8 mois après sa projection à Paris, le film des frères Lumière, ''le théâtre d'ombre occidental'' comme l'appelait alors les chinois, à été projeté à Shanghai (11 août 1896) dans la salle Youyichun à Xuyyuan qui devint le 1er cinéma de Shanghai et de Chine.

 

J'ai découvert aux environs de Xujiahui non pas un musée mais une galerie exclusivement réservée aux œuvres en … papier découpé un art que l'UNESCO ajouta à sa liste des héritages culturelles immatérielles mondiaux en 2009. Elle se situe pas très loin du stade, sur la Shuangfeng road () et porte le nom de la galerie d'art ''Lin Xi Ming Xiandai Jianzhi'' (林曦明现代剪纸艺术馆).


Trois des œuvres, en papier découpé, exposées en octobre 2013.

Photo 1 : Mon coup de cœur de l'exposition :

''Les gens de Shanghai'' (上海人) de l'artiste Li Shou Bai (李守白) (1962). Cette œuvre en papier découpé de 86 x 50 cm a obtenu une médaille d'or.

Photo 2 : Une encre de chine qui n'en est pas une puisque c'est un papier découpé, et où le naturel et la poésie se confondent avec grâce et harmonie. Ce découpage s'intitule : ''Le retour du jeune vacher''. Elle est signée par l'artiste Mēng Qing Gāng (). Ce papier découpé mesure 40 x 60 cm.

Photo 3 : Un classique de classiques … sans plus !... Ce tableau semble être une copie d'illustration d'une scène d'un livret illustré d'un opéra chinois classique. Il s'agit d'un amoureux qui, de derrière un mur regarde l'être chère à son cœur.

Le souci d'une copie à l'identique de l'artiste ''découpeur'' ne laisse pas place à sa sensibilité. La scène est alors figée, voire froide, comme l'image imprimée ayant servi de modèle … vraisemblablement ?!....   

Ce talentueux travail de découpage est l'œuvre de Wong Hai Shǐ (). Le papier découpé mesure 67 x 44 cm. 

 

 

Sans dire un mot les voyageurs s'installèrent, non sans avoir mis en soute leurs nombreux et volumineux paquets. Car en Chine rares sont les chinois qui voyagent les mains dans les poches, c'est-à-dire … sans trente-six bagages plus gros et plus lourds les uns que les autres.

Ayant sur eux l'avantage d'avoir un seul et unique bagage à main je fus le premier à pénétrer dans le bus, ce qui m'évita d'être pris pour un punching-ball et me permis de choisir une place … stratégique, c'est-à-dire près de la sortie, et là où devait s'asseoir quelques années plus tôt le contrôleur des lieux qui maintenant siège à l'avant du bus.

Devant cette place il y a une espèce de plateau dont les dimensions permettent de poser une petite valise, car mon bagage bien que de petite taille ne pouvait pas se glisser entre le filet et la toiture du bus.

 

Concernant le … punching-ball, il faut savoir que les Chinois sont les rois de la bousculade et du ''pousses-toi de là que je m'y mette''. Ce sont des gens qui sont incapables de faire un pas sans heurter le quidam qui passe auprès d'eux, y compris en plein désert, c'est-à-dire lorsqu'ils ne rencontrent qu'une seule et unique personne !.... vrai  de vrai !... J'ai été, dans un hall d'hôtel immense, cette seule et unique personne et bien … il a fallu que le chinois qui passait par là me … bousculât violemment !... pourtant la place ne manquait pas pour circuler ?!...

Les chinois sont comme attirés par autrui, et mu par le besoin de le heurter. Celui qui bouscule ne présente aucune excuse et celui qui est bousculé n'en attend aucune d'autant que le bousculé, dans la seconde qui suit va prendre le rôle de celui qui l'a bousculé ; incroyable mais vrai !...

Les pénuries et les rationnements des années passées auraient du leur inculquer la solidarité mais c'est le contraire qui s'est produit. Chaque chinois a développé le … ''chacun pour soi'' c'est-à-dire le concept du … ''premier arrivé … premier servi'' !...

 

Pour être honnête, et ne pas accabler ce peuple qui ne manque pas de bons côtés, je me suis rendu compte au cours des jours suivants que les habitants de Shanghai, mis à part quelques exceptions dues sans doute aux provinciaux nouvellement arrivés, se réappropriaient quelques marques de civilités comme monter dans un bus ou le métro sans se bousculer ; hélas une fois … monté c'est toujours à qui sera le plus rapide pour occuper une place assise, foin des personnes âgées et des femmes enceintes qui pourtant ont des sièges qui leur sont réservés ?!...

Quant au gens de province force fut de constater qu'ils avaient plus d'un … bus de retard sur Shanghai ?!... Ils bousculent toujours avec autant d'allant et de brio. Si cette discipline, la bousculade, devait faire partie des épreuves olympiques les Chinois en seraient sans conteste les grands champions.

 

        

 

Les chinois devront attendre l'année 1911 (Année de la révolution chinoise) pour qu'à l'exemple des occidentaux leur pays commence à se couvrir de … musées. Il y en aurait à l'heure actuelle plus de 2.500 … gigantesques. En Chine on ne fait pas dans la demi-mesure. ''On'' réalise toujours dans la démesure à l'image des … empereurs !... Chassez le naturel il revient au galop.

D'année en année ces musées s'enrichissent au point que les cultivateurs n'osent plus creuser leur sol par crainte d'y découvrir des trésors et de perdre leurs champs de culture. J'exagère à peine !...

Le musée de Shanghai compte parmi ces grands musées … sa surface d'exposition est de … 39.000 m2 ?!... Chacune de ses 10 galeries est consacrée à une technique bien particulière … celle du bronze,  du jade, de la calligraphie, des monnaies de la céramique, pour ne citer que celles-là.

Les samedis et dimanches sont à éviter. L'entrée y est … gratuite. 20/20 pour cette heureuse initiative.

                         Quelques pièces d'exception du musée de Shanghai :

                                                      (Photos d'octobre 2013)

Photo 1 : Un ''Fu Yi Gong'' (共父乙) genre de pot à vin zoomorphe en bronze de 29.5 cm. de haut, 31.5 cm. de long et pesant 4,84 Kg.

Ce bronze daterait de la fin de la dynastie des Shang (13e - 11e siècle avant JC.)

Photo 2 : Une terre cuite colorée d'environ 30 cm de haut, représentant une femme selon les canons de beauté de l'époque, celle des Tang (618-907)

Photo 3 : Une terre cuite colorée d'un bon mètre de haut, représentant un cavalier, datant de l'époque des Tang (618-907)

Photo 4 : Le Bodhisattva Avalokiteshvara (Guanyin) (Le Bodhisattva qui deviendra déesse) en bois peint et doré datant de l'époque des Song (960-1279) Une œuvre mesurant entre 1.2 m et 1.5 m de haut.

 

 

A peine sorti de l'aéroport l'état de la situation climatique ne laissa planer aucun doute … Shanghai avait fort à faire avec la queue du typhon.  Des nappes d'eau s'étendaient dans tous les alentours, y compris sur la voie qu'empruntait le bus numéro trois. De l'eau s'infiltrait même à l'intérieur du bus et dégoulinait sur ma valise, sans m'épargner !....

A certains carrefours d'héroïques policiers pataugeant dans l'eau, sans aucun abri, tentaient de régler la circulation ; mais à pied comme en voiture c'était à qui passerait le premier ce qui provoquait des bouchons et ralentissait une allure générale déjà très ralentie ?!...

 

Après quelques minutes d'un voyage un tantinet tristounet une caissière, dont les rondeurs ne laissaient aucun doute sur son insatiable appétit, passa parmi les voyageurs. Quand elle fut à ma hauteur j'annonçai ''Xujiahui'' sans chercher midi à quatorze heure et certain qu'elle allait me faire répéter.

En fait elle détacha deux tickets. En retour je lui tendis un billet de dix yuans que j'avais préparé juste après m'être assis. Comme elle me montra deux doigts je compris qu'il me fallait doubler la mise.

Puis à peine avais-je répété ''Xujiahui'' que d'un signe de la main accompagné d'un hochement de tête elle coupa court à la demande que j'allais lui adresser.

 

Non seulement cette femme tout en rondeurs avait compris le nom de ma destination mais elle s'était aussi engagée, avant même d'avoir entendu ma requête, à me prévenir lorsque le bus s'arrêterait à …  Xujiahui. Chapeau non ?... à moins que j'eus pris l'accent chinois sans m'en être rendu compte ?!... Mais cela m'étonnerait !...

 

Pourtant, malgré ces deux signes d'encouragement, il y avait toujours au fond de moi une espèce de doute quant à l'exactitude de ma destination. Car qu'est-ce qui me prouvait que j'avais été bien compris ?...

En Thaïlande, sans doute pour vous êtes agréable, les gens répondent ''oui'' à toutes vos questions, y compris à leur contraire !... Les Chinois étaient-ils porteurs du même syndrome ?... là était la question !...


      

 

Photo 1 & 2 : Un échangeur très reconnaissable sur le trajet du bus n° 3 allant de l'aéroport à Xujiahui … l'échangeur routier du pont de Nanpu. (Prononcer Nanpou.)

Photo 3 : Un restaurant très reconnaissable … le ''Dynasty Restaurant'' sur le trajet du bus n° 3 allant de l'aéroport à Xujiahui.

Photo 4 : La rue Zhaojiabang (肇嘉浜) un jour de pluie en 2011, là où passait autrefois la rivière Zhaojiabang dont nous reparlerons.

 

 

Ce ne fut qu'après une bonne heure de route, où durant laquelle j'avais eu l'impression d'être conduit vers le monde des vampires, que mon doute s'estompa, mais … sans vraiment disparaître … car je suis un anxieux de nature, c'est comme ça et ce n'est plus à mon âge que je changerai  !...

L'entrée du bus sur l'échangeur du pont ''Nanpu'' en fut à  l'origine ... Enfin je reconnaissais un élément du parcours qui les années précédentes conduisait à Xujiahui.

Puis les bouches de métro succédèrent aux bouches de métro et ''mon'' restaurant blanc, ''Dynasty restaurant'' où je n'ai d'ailleurs jamais pris le moindre repas, paré de ses multiples dorures balaya tout d'un coup tous mes doutes et toutes mes angoisses. Xujiahui n'était plus très loin !... ce que me confirma presqu'aussitôt la receveuse.

 

L'abribus de Xujiahui n'a d'abribus que le nom, et comble de malheur son panneau indicateur concernant la liste des bus s'y arrêtant se trouve au tout début du sens de la circulation. De ce fait il m'était impossible de guetter l'arrivée d'un éventuel taxi en étant abrité !....

Car malgré une vie au ralentit il y avait toujours quelqu'un devant ce panneau, sous un large parapluie, qui me bouchait la vue, et la queue du typhon continuait à se délester de ses réserves d'eau.


    

 

                                                     Les arbres de Xujiahui :

Derrière l'abribus de Xujiahui il y a un grand parc, le ''Xujiahui park'' (徐家汇公园) où poussent de nombreuses variétés d'arbres dont deux ont retenu mon attention parce qu'ils sont présents, avec les platanes, dans tout Shanghai.

Pour la petite histoire disons que du temps des concessions la concession française fut boisée de … platanes, que les chinois appelaient et appellent toujours ''arbre français''. L'avenue Foch, (延安中路) Fuxi lu pour les chinois et aujourd'hui Yananzhonglu (常德) en fut bordée, et … paraît-il, la concession françaises aurait été luxuriante de verdure alors que du côté anglais … le commerce devait primer sur la plantation d'arbres !...

 Photo 1 : Un Cicas revoluta. Le cicas revoluta est un arbre très répandu à Shanghai où il est appelé Tie-chou-kouo ou Tie-shu-Kuo (铁树果 ). Malgré son nom et son aspect il n'est pas en ''famille'' avec les palmiers. Ses petites noix ovales et rouges sont très appréciées des amateurs et sa tête, qui se trouve à la naissance de ses palmes, serait comestible mais attention à sa toxicité ?!....

Le Cicas revoluta est aussi appelé, en chine, l'arbre de fer car, le fer activerait sa croissance. Pour s'en convaincre, il suffit de planter des clous dans leur stipe, et non leur tronc car c'est une herbe et non un arbre, pour constater qu'ils n'en font que … trois bouchées.

Photo 2 : Ce parc est un lieu de promenade très fréquenté. Entre autres, par de jeunes mariés qui viennent se faire photographier, et par des grands parents qui y promènent leur petit enfant. (Les couples chinois ne peuvent mettre au monde qu'un seul enfant. Alors chaque enfant est un dieu vivant !...)

Lorsque j'ai photographié cet enfant, son grand-père m'a appelé. Puis il m'a montré pendant plus de 10 minutes les photos de son petit fils qu'il avait prises au moyen de son portable. Ses photos n'étaient pas à la hauteur du sujet ce qui ne m'a pas empêché de m'extasier à la vue de chacune d'elles … politesse oblige et le grand-père était si fier de son petit fils que la technique fut oubliée !...

Photo 3 : Ces fleurs, ici blanches, mais il y en a aussi des jaunes, sont celles de l'Osmanthus fragans (Thumb) Lour. ou olivier odorant, voire olivier de chine, ''guihuā'' () en Chinois. Elles embaument, jusqu'à l'enivrement, certaines rues de Shanghai. Leur parfum est très agréable et ferait fuir certains insectes ?!....

 Les cordons bleus s'en servent comme condiment pour parfumer certains mets et autrefois (peut-être encore maintenant ?...) les moines et les particuliers tendaient des bâches sous leurs arbres. Les fleurs ainsi recueillies étaient séchées et misent à mariner à froid dans du sucre. Le sirop obtenu servait alors dans la composition de certains desserts. On en fait aussi de la confiture.

Ces fleurs séchées sont aussi utilisées pour faire du thé et mise dans du vin, celui-ci ferait un excellent apéritif. Elles seraient vendues à Paris chez les frères Tang.

 

 

Comme je l'écrivais plus haut, en Chine il y a toujours quelqu'un où que vous soyez ; vous n'êtes jamais seul, y compris dans les pires situations et là encore, c'est le plus rapide qui obtient le … ''cocotier'' ?!...

 

Les prières que j'adressais au ciel pour que ces importuns trouvassent leur destination le plus rapidement possible donnèrent l'effet contraire !... Car plus je trépignais et plus ces égarés en mal de bus prenaient leur temps pour trouver le nom de leur station dans l'une des trente six listes figurant sur le tableau des lignes.

 

Dans l'espoir d'arrêter un taxi, valise à la main j'effectuais nombre d'allers et retours entre le trottoir bordant la grande voix de circulation et l'abribus, c'est-à-dire une dizaine de mètres à chaque aller et retour.

L'eau n'arrêtait pas de tomber, et à chaque fois qu'un rare taxi faisait son apparition il y avait toujours un chinois sous un parapluie, sorti de je ne sais où, qui me brûlait la politesse et … me ''volait'' mon tour !...


    

 

Shanghai regorge de restaurants. Ils ne sont pas du niveau de ceux de Hong-Kong mais de loin les meilleurs de Chine. Le temple du canard laqué, dont je tairai le nom, a baissé cette année en qualité, comme certains autres. Mais j'ai découvert d'autres lieux. (Il y a à Bangkok un excellent canard laqué, meilleur qu'à Pékin, c'est sa réclame et … c'est vrai, au restaurant ''Scala'' pas très loin d'Erawan.)

    Deux lieux de détente et de bon manger près du stade non loin de Xujiawei.

Photo 1 : Une cliente (une karatéka qui s'est gentiment prêtée à la photo) du ''Morning Shanghai'' prenant connaissance du menu rédigé sur une planche, comme à l'ancienne. (Il y a aussi un menu illustré pour les étrangers.)

Photo 2 : Une reconstitution des fourneaux du 1er ''Morning Shanghai'', un restaurant centenaire. C'est aujourd'hui une chaîne de quelques restaurants.

L'oiseau est un cormoran ce qui signifiait alors que le poisson contenu dans la marmite venait d'être pêché. La niche rectangulaire contenant un pot bleu était en fait réservée au dieu des fourneaux (Zào Zeun) () dont le nom est écrit sur le mur.

Photo 3 : La terrasse de ''Tous les jours'' … une excellente pâtisserie à la française en face du Stade. En fait, il s'agit d'une chaîne Coréenne. Les pâtisseries sont excellentes,  mais le café s'apparente plus au jus de chaussette si vous ne précisez pas ''expresso'' qui lui … fleure bon le café italien.

 

  

Venant de Bangkok, j'étais en bras de chemise et sans parapluie. De ce fait ma chemise fut rapidement trempée et très vite je commençai à grelotter.

Alors pour héler un taxi je n'eus d'autre choix que de remonter la grande rue, sous la pluie, pour me placer en première ligne, et loin devant un nouvel arrivant chinois sorti du néant et … abrité par un parapluie !...

 

Mon initiative porta ses fruits. Malgré le triste état dans lequel je me trouvais un taxi me prit à son bord.

Je m'installai près du chauffeur et lui montrai un papier où figurait l'adresse de mon pied-à-terre que l'ami Zhu avait frappée en Chinois et que je tenais précieusement rangée, plié en deux, dans mon passeport depuis quelques années sans jamais m'en être servi.

 

A voir la tête du chauffeur il était évident que si je lui avais présenté le même texte en zoulou il aurait eu une réaction identique. Une information devait lui manquer ?!....

 

Etant à bord, j'étais bien décidé d'y rester. Alors d'un geste de la main droite, et non sans autorité, je lui fis signe d'aller droit devant lui ; ce qu'il fit sans murmurer. Puis au fur et à mesure du parcours, de la même main je lui indiquai quand il fallait tourner à gauche ou à droite.

Le chauffeur, en homme docile, s'exécuta sans dire un mot. Après dix à quinze minutes de route nous arrivâmes à bon port sans le moindre problème et aussi soulagé l'un que l'autre !...


    

 

Xujiahui n'est qu'un quartier de Shanghai, du Paris de l'orient, qui aujourd'hui symbolise la modernité chinoise, à des coudées devant Pékin. Autrefois, et durant plus d'un millénaire, cette modernité se situait à Chang'an (Xi'An) dans la province du Shaanxi. Les trésors excavés du sol de cette région témoignent de la grandeur des dynasties de cette époque, et de l'influence que leur culture a exercé sur les pays voisins.

 

Photo 1 : L'attelage en bronze n°2 du musée de l'empereur Shi Huangdi (秦始) (221-210 av.JC) à Xi'An.

Ce musée est construit sur la tombe du 1er empereur de la dynastie des Qin () (259-221-206 av. JC.) connu aussi sous le nom de Ying Zheng (). Ce mausolée couvre une superficie de 56 Km2, comprend plus de 400 fosses où se trouvent ou trouvaient 8.000 soldats en terre cuite, et plus de 50.000 objets funéraires précieux.

Photo 2 : L'une des 86 fosses dont l'intérieur a été reconstitué du musée de l'empereur Yang Ling () (157-141 av. JC.) ou Jingdi () le 5ème de la dynastie des Han () de l'ouest (206 av JC & 5 après JC). Les Han occidentaux avaient pour capitale Chang'an (Xi'An) alors que les Han orientaux (5-220) eurent Luoyang ().

Ce mausolée souterrain (Le visiteur marche sur un sol en verre sous lequel se trouvent quelques fosses) de 20 Km2 se situe dans le village de Zhan Jiawan (詹家) à 20 Km environ de Xi'An.

Photo 3 : Le musée de l'histoire du Shaanxi présente ces 300 pièces qui ont été excavées en 1990 du tombeau du prince Qinjian () de la dynastie des Ming () (1368-1644). Le prince, sur un piédestal (vue de dos – Il ne m'a pas été possible de prendre la photo de face.) est entouré de sa garde d'honneur funéraire comprenant gardes, musiciens, fonctionnaires, etcetera etcetera … (Les statuettes mesurent une trentaine de centimètres.) 

Ce musée, ouvert au public le 20 juin 1991, couvre une surface de 70.000 m2 et présentent plus de  … 375.000 pièces. Il se situe au 91, rue de Xiao Zhai Dong lu (萧斋东) à Xi'An – www.sxhm.com

 

 

La porte du logement était fermée à double tour. D'évidence Monsieur Zhu n'était pas à l'intérieur.

Après une douche bien chaude je m'allongeai pour me remettre de mes émotions. Quelque temps plus tard la sonnerie du téléphone me réveilla.

C'était Monsieur Zhu qui appelait depuis … l'aéroport et qui me rejoignit quelque deux heures plus tard !...

 

Lorsque nous nous sommes racontés notre voyage en bus n°3, il est apparu que Monsieur Zhu est arrivé à l'aéroport avec le même bus que celui qui m'a conduit à Xujiahui !...

Autrement écrit, si j'avais attendu monsieur Zhu dix minutes de plus, le temps qui lui fut nécessaire pour relier le rez-de-chaussée, lieu de départ des grandes lignes, au 1er étage, l'arrivée des grandes lignes, nous nous serions rencontrés, et nous aurions regagné Xujiahui de conserve …. avec deux heures de retard certes … mais de conserve !... 


    

 

A mon retour de Chine je me suis arrêté à Bangkok. Ayant logé au Royal Hôtel, un lieu historique qui n'a plus sa splendeur d'antan mais que j'adore d'autant qu'il est au centre de la vieille ville, je fus aux premières loges lors des manifestations du 4 novembre, et plus.

Les manifestants voulaient que le 1er ministre Yingluck Shinawatra, sœur de l'ex 1er ministre Thaksin Shinawatra actuellement réfugié à Dubaï, retire son projet de loi dont le but était de permettre à son frère de rentrer en Thaïlande sans être inquiété … et de retrouver ce qui lui fut confisqué … son … ''nerf de la guerre'' comme on dit chez nous !....

 

 

A défaut d'avoir été intéressé par mes pérégrinations d'un jour, j'espère que les quelques photos qui les accompagnaient auront su retenir votre attention et vous faire passer un agréable moment, voire donner envie d'aller en Chine !....

Si ce n'était pas le cas … veuillez accepter mes excuses.



19/11/2013
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