MerveilleuseChiang-Mai

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MENGRAI - 15 B- DES DESSOUS FEMININS AU DESSOUS DES CARTES OU LA TRIPLE ALLIANCE

 

 

DES DESSOUS FEMININS …

 

                         … AU DESSOUS DES CARTES !...

 

                                          … ou …

 

                LA TRIPLE ALLIANCE DE 1287

 

 

 

D'après les chroniques de Chiang-Maï, traduites par Monsieur Camille Notton, la triple alliance entre Phaya Ramkhamhaeng, Phaya Ngam Müang et Phaya Mengraï, respectivement rois de Sukhothaï, Phayao et Wiang Kum Kam, (1) serait la conséquence d'un adultère commis par le premier avec l'une des reines du second, un ami de très longue date !...

 

 

Cependant cette chronique, qui concerne un événement régional politique d'importance, une alliance entre trois jeunes royaumes t'aïs, ressemble beaucoup plus à une légende pour ''bibliothèque rose'' qu'à un récit historique.

 

Certes, la légende est fort belle et se lit avec plaisir. C'est pourquoi je l'ai très librement retranscrite et fait figurer dans la rubrique intitulée … ''Historique''.

 

Elle m'a d'autant plus interpellé que sa lecture n'a pas été sans me rappeler un souvenir d'enfance ; un texte de lecture d'un livre intitulé ''Une semaine avec'' et que mon maître d'école, alors que j'étais en CE2, nous avait fait découvrir, à mes camarades et moi, en séance de lecture collective durant … une semaine.

 

Ce texte était alors sorti de son contexte, et ne concernait que l'épisode de la poursuite entre les magiciens.



À l'époque de Mengraï, tout comme dans la France de Saint Louis ou de Philippe le Bel ses contemporains, qui eux guérissaient soi-disant des écrouelles, l'obscurantisme du peuple se nourrissait tout à la fois de superstitions, de crédulité et de besoin de merveilleux.

 

Alors cette chronique ne manque ni des unes et ni des autres, et les auditeurs ou les lecteurs de l'époque devaient être comblés lors de sa lecture.

 

Hélas, par la même occasion, les véritables causes de cette alliance sont tombées dans les oubliettes de l'histoire, tout du moins … à mon avis !...

 

Car si cette chronique a été écrite sans faire référence au contexte politique d'alors, cela ne veut surtout pas dire qu'il était inexistant … bien au contraire.

 

En coulisse, les monarques, grands ou petits, devaient être vigilants, fermes, et se tenir informés des moindres événements, tant pour conserver leurs droits et leurs biens que pour les étendre.

 

Mengraï n'a pas hésité à faire tuer son propre fils qui avait tenté d'usurper le trône de Chiang-Raï. (2)

 

 

Alors, et malgré un réseau de communications essentiellement fluvial et archaïque, les nouvelles circulaient néanmoins bon train, d'une ville à l'autre.

 

Elles étaient colportées par les commerçants, les voyageurs, les ''missionnaires'' du Bouddhisme, et bien d'autres personnes dont des espions à la solde des souverains.

 

Alors, s'il est probable que Ramkhamhaeng ait commis l'adultère avec l'une des reines de Phaya Ngam Müang, il est encore plus probant, en s'intéressant à l'histoire locale et mondiale, que ce n'était pas le moment, pour ces deux royaumes, de s'entre déchirer.

 

Car se faire la guerre, s'était s'affaiblir mutuellement et prêter le flanc au premier envahisseur venu.

 

Or à l'époque, vers 1280, les Mongols de Khoubilaï Khan, le nouvel empereur de Chine, fondateur de la dynastie des Yuan (1280-1368), poursuivaient leur conquête du monde et allaient s'intéresser plus particulièrement au sud-est asiatique.

 

 

En effet, jusqu'à cette date, l'Asie du Sud-est continental, constituée alors par l'empire Khmer, et les royaumes d'Annam et de Champa, (3) n'avait pas vraiment eu affaire avec les Mongols ; et cela pour deux principales raisons, géographique et humaine.

 

Géographique, parce que la chaîne de l'Himalaya, qui vient s'éteindre au nord de cette région, constituait alors un rempart naturel difficile à franchir.

 

Humaine, parce que les Mongols étaient occupés à combattre les Song du sud, et que le territoire des Song constituait alors une espèce d'état tampon entre la Chine du nord et l'Asie du Sud-est continental !...

 

 

Cependant en 1253, les Mongols s'emparaient du royaume de Dali, ou Ta-Li, aujourd'hui le Yunnan, et signèrent un protectorat civil et militaire avec lui, en 1258.

 

Les années suivantes, les Mongols vont tenter, avec plus ou moins de succès, de pacifier le Yunnan.

 

Or le Yunnan et Müang Xieng Lao Nguen Yang, future Chiang-Saen, et alors capitale de l'Hiran Ngoen Yang ou du Yonok, berceau du Lanna en cours d'expansion, ont une frontière naturelle commune, le Mékong.

 

Par ailleurs, en 1257, du Yunnan, en suivant le cours du fleuve rouge, les Mongols pénétrèrent au cœur de l'Annam et mirent à sac sa capitale … la future Hanoï.


Une douzaine d'années plus tard, vers 1271, alors que les Khmers ne contrôlaient déjà plus la région, et que des petites principautés t'aïes se développaient, les Mongols se re-manifestèrent.

 

Cette année là, Khoubilaï Khan, le tout nouvel empereur de Chine, (1271-1294), mais de la Chine du nord car il était toujours en lutte avec les Song du sud, avait envoyé des émissaires pour exiger des royaumes environnants qu'ils lui versassent tribut.

 

Le royaume de Pagan, alors à son apogée et devenu ex-suzerain du royaume de Dali à cause des Mongols, refusa carrément de recevoir ces messagers.

 

Mengraï, alors âgé de 32 ans, les a-t-il reçus ?...

Et, s'il les a reçus, a-t-il accepté de leur verser tribut ?...

Aucun texte, à ma connaissance, n'en dit le moindre mot.

 

Toujours est-il que l'année suivante, alors qu'il résidait à Chiang-Raï, fondée en 1262, il déplaça sa capitale à Fang. (4) Et que quatre ans plus tard, en 1276, il conclut une alliance avec  Ngam Müang, roi de Phayao.

 

La menace mongole fut-elle à l'origine de ces événements, nul ne peut le dire. Cependant cette hypothèse n'est pas à écarter.

 

Pour mieux comprendre la situation, il faut savoir que Ramkhamhaeng, ne deviendra le 3ème roi de Sukhothaï qu'un an plus tard, au décès de son aîné, en 1277. Et que ce royaume n'était alors qu'un petit domaine.

 

Alors peut-être que si Bang Müang, le frère de Ramkham-haeng, était décédé un an plus tôt, la triple alliance se serait conclue avec onze ans d'avance ?... Qui sait ?...

 

Bref, hormis ces quelques événements concernant la présence des Mongols dans le nord-ouest de la Thaïlande d'aujourd'hui, les années antérieures à 1280 furent l'occasion pour les principautés t'aïes, existantes ou préexistantes, de se développer en relative tranquillité au détriment de l'empire Khmer, en décadence.


Et puis aux alentours de cette année charnière de 1280, la situation devint toute autre, parce que Khoubilaï Khan, en 1279, mettait fin à la guerre avec les Song du sud. (5)

 

Une guerre qui dura pas moins de 45 ans, (1234-1279) et qu'avait commencée son oncle Ogödaï, (v.1185-1241) le successeur et troisième fils de Gengis Khan.

 

 

Alors, seul maître de la Chine, Khoubilaï Khan instaurera la dynastie des Yuan, (1280-1368), et jettera son dévolu sur le Japon qui lui résistait, et … le Sud-est Asiatique.

 

Au Sud-est Asiatique, les Sino-mongols attaquèrent sur deux fronts, au nord-ouest et à l'est. Car les montagnes du nord constituaient toujours un rempart difficile à franchir.

 

Sans doute comme à son habitude, avant d'en venir à la manière forte, Khoubilaï Khan dut envoyer des émissaires pour demander le versement d'un tribut, c'est-à-dire obtenir acte de vassalité des royaumes de ces régions.

 

Car en 1281 Indravarman VI, mahârâja du royaume de Champa, accepta un protectorat mongol.

 

Et quelque mois plus tard, en 1282, Ramkhamhaeng, cinq ans après son avènement, envoya une mission en Chine … ?!... pourquoi ?!....

 

 

Au Champa, malgré le protectorat accepté par leur monarque, le peuple refusa de passer sous administration chinoise, et plus particulièrement de partager leur royaume en départements, pour le siniser.

 

La réaction de Khoubilaï Khan ne se fit pas attendre. Il décida d'occuper le Champa, et donna cette mission à son chef d'armée Sögëtü qui partit dès 1282.

 

Puis pour en finir une fois pour toutes avec l'Asie du Sud-est, en 1285, le sort de l'Annam fut lié à celui du Champa et confié à Toghon, le propre fils de Khoubilaï Khan.


Mais tandis qu'en 1283, au nord-ouest de l'Indochine, les Chinois et Mongols anéantissaient l'armée birmane, à l'est de cette péninsule, en 1285, c'étaient les armées sino-mongoles qui étaient défaites.

 

Lors de ce carnage impitoyable, Sögëtü trouva la mort, et Toghon, le fils de l'empereur de Chine, ne dut son salut qu'en se cachant dans un vase en bronze pour ensuite, piteusement, fuir à cheval en direction du Yunnan. (6)

 

Khoubilaï Khan le destituera de ses titres.

 

 

Malgré ces deux premières tentatives d'invasions … ratées, Khoubilaï Khan en ordonna une troisième.

 

Pour mettre toutes les chances de son côté, il ira jusqu'à suspendre les préparatifs d'invasion du Japon, et prélever sur le corps expéditionnaire nippon, des troupes, pour les affecter dans celui destiné au Sud-est asiatique.

 

 

En l'année 1287, une année de tous les dangers, tandis qu'au nord-ouest de l'Indochine les Mongols, sous les couleurs de la Chine, commençaient leur troisième campagne birmane, qui allait les conduire jusqu'à Pagan, à l'est, une ''armada'' chinoise sans précédent, se préparait à un titanesque débarquement pour écraser une fois pour toutes, l'Annam et le Champa.

 

 

Les trois souverains t'aïs, depuis des années, se savaient menacés par les Mongols et devaient s'attendre, un jour ou l'autre, à être pris dans leur l'étau.

 

Déjà, aucun des trois ne se faisait d'illusion sur la capacité de la résistance birmane, dont ils étaient les vassaux.

 

Car ils n'ont pas dû se libérer du joug des Khmers sans assurer leurs arrières. Et Pagan, alors au faîte de son apogée  était un excellent garant à leur émancipation ?!...


Depuis la cuisante défaite de Ngasaunggyan en 1283, tout allait de mal en pis en Birmanie. Et à l'avènement de Kyozwa, en février ou mars 1287, la plupart des vassaux de Pagan se révoltèrent et refusèrent de lui verser tribut.

 

L'empire birman de Pagan partait en lambeaux.

 

Parmi ceux qui refusèrent de payer tribut, les chroniques du ''Pagan Yazawin'' traduites par M. Edouard Huber   citent … Yodaya (Ayuthaya), Sokkate (Sukhothaï) et … Djang-May (Zimmé - Chiang-Maï). (7)  

 

Ce qui signifierait que l'empire Khmer s'était réduit à une peau de chagrin, car ces cités états s'étaient développées sur ses terres. Et elles s'étaient alors, comme je l'écrivais plus haut, mises sous la protection d'un nouveau suzerain … Pagan !...

 

Cela voulait aussi dire que l'heure d'une véritable émancipation ''politique'' allait sonner pour certaines de ces principautés, comme celles de Mengraï, Ramkhamhaeng et très certainement Ngam Müang dont la ville n'est pas citée.

 

Quant à la capacité de résistance de l'Annam et du Champa, voire des Khmers, elle était sujette à bien des interrogations.

 

En résumé ces trois monarques, Mengraï, Ngam Müang et Ramkhamhaeng, n'avaient pas d'autres choix que de se soumettre aux Mongols, (la Chine) ou de saisir l'opportunité qui s'offrait à eux de prendre leur indépendance et de devenir à leur tour de vrais suzerains, en prenant le risque de se défendre par eux-mêmes ?!...

 

Donc, en cette année de 1287, les Sino-mongols descendaient vers Pagan sans rencontrer la moindre résistance.

 

Par contre, le débarquement du siècle se heurtait à une guérilla qui s'éternisait, et démoralisait les Sino-mongols tout en les affaiblissant car ils étaient victimes des maladies tropicales et du manque de ravitaillement.


Les trois monarques t'aïs ont-ils eu vent de ces événements concomitants ?....

 

La résistance ''vietnamienne'' les a-t-elle encouragés à s'unir pour faire front à un danger commun ?...

 

Qui peut le dire puisque les chroniques n'en font pas directement état. Et les raisons qu'elles donnent concernant le serment de ces trois souverains n'ont rien à voir avec les Mongols et la Chine puisqu'il est question de magie et d'adultère. (8)

 

Toujours est-il qu'ils ont choisi d'unir leur force pour se prêter mutuelle assistance en cas de nécessité, et de …

 

 ''faire preuve de fidélité les uns envers les autres … jusqu'à (leur) mort''.

 

 

Avec le recul du temps il ne fait pas l'ombre d'un doute que la menace mongole, devenue chinoise, a été l'une des raisons, si ce n'est la principale raison, de ce serment.

 

Et que les histoires de magie et d'adultère, dont il est fait état dans les chroniques de Chiang-Maï, ne tiennent pas la route pour un observateur d'aujourd'hui.

 

 

Le débarquement sino-mongol en Annam, ayant été un fiasco, dont le point d'orgue fut le désastre naval du 9 Avril 1288, Khoubilaï Khan s'est abstenu de toute autre tentative après celles de 1257-1258, 1282-1285 et 1287-1288.

 

Néanmoins, pour être plus précis, il faut savoir qu'en 1293, Trân Nhônton (1278-1293), le roi de l'Annam, avec la plus grande prudence, fera acte de vassalité envers la Chine.

 

Et, qu'en 1294, le mahârâja du royaume de Champa, Mengraï, Ramkhamhaeng, et peut-être aussi Ngam Müang (mais je n'en ai pas trouvé confirmation) se reconnurent eux aussi vassaux de Kubilaï Khan. ?!...


Comme Kyozwa, le fils de Narasihapati, roi du royaume de Pagan, avait accepté la suzeraineté de la Chine courant 1287, Khoubilaï Khan était parvenu à ses fins ; à savoir obtenir la suzeraineté sur toute l'Asie du sud-est, mais … sans avoir, néanmoins, intégré ces royaumes au sien propre … la Chine.

 

 

Hélas, ou tant mieux, Khoubilaï Khan n'aura pas eu la satisfaction de le savoir parce qu'il mourut le 18 février … 1294 à l'âge de 79 ans.

 

Par contre, son petit fils et successeur, Témür, (1294-1307) héritait des fruits de ses ambitions.

 

Et lorsqu'il monta sur le trône de l'empire Chinois, se montrant alors … bon prince, il se réconcilia avec le roi d'Annam, Trân Nhônton, qui abdiquera pour entrer dans les ordres.

 

Cependant, l'héritage de Témür n'était pas aussi beau qu'il en avait l'air.

 

En effet, entre autres, la Birmanie était devenue une véritable foire d'empoigne, alors que du temps de Narasihapati elle était tenue d'une main de fer. L'ordre de Pagan n'acceptait aucune contestation.

 

Mais à quelque chose, ou a quelqu'un, malheur est bon puisque Ramkhamhaeng va profiter de cette situation pour étendre son domaine.

 

Mengraï ne manquera pas d'essayer d'en faire autant, mais … ce sera le sujet de chroniques à venir !...

 

J'ajouterai encore, avant de clore cette chronique, que les ''bâtisseurs'' du royaume thaïlandais, constitué de différents peuples, ont fait de ce serment l'un des nombreux symboles de l'unité thaïlandaise.




Annotations de la chronique : Mengraï – 015

 

(1) 

 Nous sommes en 1287 et à l'époque Chiang-Maï n'existait encore pas. La ville ne verra le jour qu'en avril 1296.

 

Donc Mengraï ne pouvait pas être roi d'une ville inexistante. Il résidait alors, et depuis un an, à Wiang Kum Kam, à 8 kilomètres de la future Chiang-Maï.


(2) 

C'est en 1275 que Mengraï faisait tuer son fils qui avait tenté d'usurper le trône de Chiang-Raï.

 

Son fils aurait-il cherché à faire acte de vassalité avec les mongols contre les intérêts de son père !?...

 

En 1287, 12 ans plus tard, Sihasüra, ( ? -1287), le second fils de Narathihapati, ou Narasîhapati, ( ? - 1256-1287) roi De Pagan, assassinera son père.

 

Sihasüra, roi de Prôme, parricide et fratricide, car il tua
aussi son aîné, Uzana, ( ? -1287), trouvera la mort deux mois plus tard par maladresse.

 

Son jeune frère, Kyozwa, ( ? -1287-1298), prince de Dalat, (aujourd'hui un faubourg de Rangoun), lui succèdera.

 

(3) 

 Le royaume d'Annam ou Daï Viêt, de culture sinisante se constituait alors du Tonkin et du nord de l'Annam actuelle.

 

Le royaume de Champa ou Tchampa, de culture Indienne et Bouddhique occupait le centre et sud de l'Annam actuelle.

 

L'empire Khmer, dont le Mékong était comme la mère nourricière et bienfaisante, s'étendait au-delà de Louang Prabang (Laos), Chiang Saen, et sur pratiquement toute la Thaïlande d'aujourd'hui.

 

Le royaume de Pagan ou Birman, s'était, lui, développé en suivant le cours de l'Irrawaddy et contrôlait pratiquement toute la partie ouest de l'Indochine.

 

(4) 

Pour plus d'information sur cet épisode de la vie de Mengraï, se reporter à la chronique intitulée :

      ''LA FIN TRAGIQUE DU FILS AÏNE DE MENGRAÏ''.

 

Cette chronique se trouve dans la catégorie dite
''HISTORIQUE'' : MENGRAÏ 13.

 

(5) 

Le dernier empereur de la dynastie Song, Xiang Xing, (祥興 Xiángxīng) (1278-1279) alors âgé de sept ou neuf ans et en fuite, d'après la version officielle, périra noyé lors de la bataille navale de Yamen, ou la bataille navale du mont Ya, dans le delta de la rivière des perles, (*) le 19 Mars 1279.

 

Selon d'autres témoignages, il serait resté en vie ?!... Toujours est-il qu'il ne fit plus jamais parler de lui, et que la dynastie des Song laissait place à celle des Yuan.

 

Les Song disposaient alors d'une flotte puissante, et performante tant du point de vue de la navigation, qui se pratiquait au moyen d'instruments de mesure, que de celui de la sophistication des armes à feu.

 

Cette marine de guerre deviendra, après leur défaite, la propriété de Khoubilaï Khan.

 

(*) Le delta de la rivière des perles se situe près de Hong Kong.

 

(6)

Se reporter à la chronique intitulée, ''Invasions des royaumes d'Annam et de Champa'', répertoriée dans la catégorie MENGRAÏ - 15 D- Des dessous ... Invasions de l'Annam et du Champa.

 

(7) 

Même remarque qu'en (1), nous sommes en 1287 et à l'époque Chiang-Maï n'existait encore pas. Mais les chroniques birmanes du ''Pagan Yazawin'' traduites par Monsieur Edouard Huber furent écrites bien après 1287, alors que Chiang-Maï avait reléguée dans l'ombre toutes les autres capitales qui l'avait précédée.

          

(8)    

Pour en savoir plus, lire dans la catégorie intitulée : ''HISTORIQUE'' : MENGRAÏ - 15 A- LA LEGENDE DE LA TRIPLE ALLIANCE

 

 



27/01/2010
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