MerveilleuseChiang-Mai

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MUSEE INSECTES de CHIANG-MAI (Le)


MUSEE INSECTES de CHIANG-MAI (Le)

 

MUSEE DES INSECTES

ET DES MERVEILLES DU MONDE (Le)

 

พิพิธภัณฑ์สิงธรรมชาติมหัศมหัศจรรย์

MUSEUM OF WORLD INSECTS AND NATURAL WONDERS (THE)

 

   

 

 

Sur la photo de droite Khoun (*) Manop explique qu'il est toujours là, mais qu'il peut avoir à faire à l'étage, alors pour l'appeler il suffit de tirer la sonnette, dont le cordon se termine par un CD, et … Manop… arrive manu militari.

 

(*) Khoun  signifie ''Monsieur'' en Thaïlandais.

 

 

Adresse : 145/9, rue Rachadamnoen

145/9 ถนน ราชดำเนิน

 

Téléphone : 66.53.219.999

E-mail : insectmuseum@hotmail.com

Site : http://insectmuseumthailand.multiply.com

 

 

 

Musée ouvert tous les jours de 9 heures à 17 heures, y compris les jours fériés.

Entrée : 100 bahts

 

 

 

Le monde des insectes est tout aussi extraordinaire que celui de la faune ou de la flore. Mais encore faut-il avoir la possibilité d'y pénétrer pour le découvrir et en prendre plein les yeux.

 

En général les Zoos et les jardins botaniques sont des lieux qui disent quelque chose au commun des mortels alors que les insectariums sont loin d'évoquer les mêmes clichés de plaisirs et de curiosités. Pourtant ils ont tout autant d'intérêt.

À Chiang-Maï grâce au talent et à la gentillesse de Khoun Manop Rattanarithikul (คุณ มานพ รัตนฤทริทิกุล) le monde des insectes est devenu accessible à tous, sans avoir à courir et à peu de frais.

 

 

Cet homme et sa compagne le docteur Rampa Rattanarithikul, des passionnés d'entomologie, avaient déjà ouvert un premier musée au nord-ouest de la ville, au 72 rue Nimmanhemin (ถนน นิมมานเหมินท์). Un musée qui est toujours ouvert et où le docteur reste à demeure.

 

 

 

Photo 1 : Docteur Rampa Rattanarithikul (ศาสตราจารย์ รามปา รัตนฤทริทิกุล) (Photo provenant du site du musée)

Photo 2 : Le petit hall d'entrée du musée.

Photo 3 : Khoun Manop Rattanarithikul (คุณ มานพ รัตนฤทริทิกุล)

 

 

 

 

Depuis peu ils viennent d'en ouvrir un second, mais à l'intérieur de la ville, dans Chiang-Maï intra-muros et dans la plus grande artère. Ce ne sont plus les visiteurs qui vont au musée, mais le musée qui va vers les visiteurs.

 

Autrement dit celui qui se plaint d'ignorer le monde des insectes n'a plus qu'à s'en prendre à lui.

 

 

Ces passionnés du monde des insectes ont installé avec amour leur petit temple entomologique dans un bâtiment tout neuf de trois étages.

 

L'agencement tient tout à la fois de la forêt vierge aseptisée et des décors en carton pâte des comédies musicales des années 50. Car l'endroit est haut en couleur et dégage une fraîcheur de bon aloi. Par exemple, des tableaux à thème entomologique trouvent leur place dans la décoration avec le plus grand bonheur.

 

     

 

 

Des nids et des essaims de toutes sortes descendent du plafond ou sont accrochés … pour les uns aux murs … et pour d'autres aux décors.

 

Leur taille est impressionnante tout comme d'ailleurs le camouflage de certains d'entre eux.

 

 

 

Sans conteste le lieu est aménagé par de fins connaisseurs de l'entomologie et de son public ; la propreté est souveraine, et le visiteur bénéficie d'un bon éclairage et d'une parfaite et discrète ventilation.

 

La visite est donc agréable, d'autant que chacun peut la mener selon son rythme et disposer de tout son temps pour contempler et admirer les merveilles de la nature qui sont légions malgré la taille du musée.

 

Non seulement il ya les sempiternels coléoptères, papillons et autres insectes empalés, mais aussi des pierres, des coquillages ''abracadabrantesques'' et des fleurs fossiles de plusieurs milliers d'années, pour ne citer que ces ''merveilles'' parmi d'autres.

 

 

 

Photo 1 : Quelques coléoptères de la famille des Cérambycidae.

Photo 2 : Un coléoptère à cinq cornes (กวาง ชาง  ด้วง 5 เขา)

Photo 3 : Une sauterelle géante

 

 

 

Comme le musée n'est pas bien grand, ce qui ne l'empêche pas de receler quelques uns des plus beaux fleurons de la nature, comme je l'ai déjà dit, la visite peut se faire en une demi-heure ; un temps idéal pour capter l'attention d'un enfant sans le fatiguer et développer en lui une saine curiosité qui ne pourra que le servir dans son développement psychologique et sa vie d'adulte.

 

Les photos sont autorisées, hélas à cause des vitrines et de l'éclairage les reflets vous obligeront à prendre 10 photos pour en avoir une de réussie … j'en parle en connaissance de cause … mais … on ne peut pas tout avoir … et un bon éclairage et de bonnes photos !...

 

     

 

 

Photo 1 & 2 : Un lotus fossile.

Photo 3 : Un  lézard volant.

Photo 4 : Un papillon dont j'ai oublié de prendre les coordonnées.

 

 

 

Discrètement il est fait état des maladies dont certains insectes sont à l'origine, comme la malaria (paludisme) la Filariose (Eléphantisme) la dengue (*) et l'encéphalite japonaise pour ne citer que celles-là. C'est une bonne chose car il ne faut jamais oublier que si la Thaïlande bénéficie d'un climat tropical qui fait sa richesse, animale florale et entomologique, celle-ci n'est pas sans risque et ses insectes font encore des victimes, certes moins nombreuses qu'auparavant et heureusement, mais ils continuent à sévir.

 

 

(*) Sachez que Chiang-Maï n'est pas exempt des cas de Dengue, et que cette maladie peut-être mortelle. Alors mieux vaut se protéger et ne pas permettre aux moustiques de vous approcher.

Mais que ce conseil ne gâche pas votre voyage car il n'y a pas un moustique qui vous guette à chaque coin de rue.

 

 

 

En fin de visite Khoun Manop Rattanarithikul vous remettra une carte souvenir datée et signée.

 

Le sujet photographique de cette carte postale est un insecte unique au monde. Hélas il n'en donne pas le nom !...  

 

   

 

 

Photo 1 : Le ''clou'' du musée et la carte postale dont il est question.

Photo 2 : L'une des nombreuses collections de papillons.

Photo 3 : L'une des nombreuses collections de coléoptères.

 

 

 

Vous pouvez vous envoyer ce cadeau en y ajoutant un petit plus car … il y a tout à côté, près du carrefour, l'ami khoun Ruangrit (เรืองฤทธิ์) dont j'ai parlé dans la chronique consacrée au musée philatélique, qui vend des cartes postales et des timbres de collections !...

 

Or en Thaïlande les timbres datant de mathusalem ont toujours cours … alors … histoire de donner un peu plus de valeur à votre carte postale ?!...

 

En plus il y a une boîte à lettres tout près de chez lui. Comme les choses sont bien faites … non ?!...

 

   

 

 

Si ce musée vous a conquis, et il ne manquera de le faire, si vous êtes un citoyen ouvert au monde, ce que vous devez être, et … surtout … si vous en avez le temps vous pouvez vous rendre chez le grand frère.

 

C'est un musée qui se situe dans une rue perpendiculaire à celle qui conduit à l'université, et il est environ à 10 minutes en voiture du présent musée.

 

Il est beaucoup plus grand que celui-ci et propose à votre curiosité et à votre soif de découverte, beaucoup plus de ''merveilles''. Maintenant la balle est dans votre camp.

 

Son adresse : rue Sirimangkalajan (ถนน ศิริมังคลาจารย์)

(La première rue à gauche en venant de Kad Suan Keo)

Ensuite le musée est à droite, 500 mètres environ, à l'angle d'un soï.

 

Le 72 rue Nimmanhemin (ถนน นิมมานเหมินท์) est moins commode pour y accéder mais c'est une adresse qui est donnée par les propriétaires !...

 

Téléphone : 66.53.219.999 & 66.53.211.891

 

Ouvert tous les jours, y compris les jours fériés, de 9 heures à 17 heures.

Tarif : 300 Bahts – Enfant : 100 ou 200 bahts.

 

 

Le petit plus :

 

En vous promenant dans Chiang-Maï, si vous en prenez le temps, vous serez peut-être amenés à découvrir au coin d'une rue ou à l'ombre d'un arbre quelques individus occupés à ''soigner'' des scarabées.

 

Il s'agit d'hommes qui vont mettre sur un ''ring'' fait d'un morceau de bambou, ces insectes. Ces derniers sont originaires de la famille des ''Xylotrupes mniszechi tonkinensis'' que les Thaïlandais désignent par un nom et un mot beaucoup plus simple de … kwang (ด้วง).

 

Comme quoi les choses peuvent être dites beaucoup plus simplement mais en contrepartie avec beaucoup moins de précision !... Là encore on ne peut pas tout avoir !...

 

 

En général ces combats sont organisés lors de la période de fécondation des femelles, c'est-à-dire après la saison des pluies, car elles diffusent alors généreusement des phéromones. De ce fait, pour exciter les mâles, celles-ci sont retenues prisonnières à l'intérieur d'un bambou qui va servir de ''ring'' et au-dessus duquel les mâles vont être mis face à face.

 

Bien évidemment pour pouvoir féconder la dame qui les mets en transe chacun des mâles va chercher à évincer l'autre !.... qui n'en ferait pas autant ?!...

 

Visuellement ces combats n'ont rien d'extraordinaires, mais ce sont, pour certains Thaïlandais du Lanna, des occupations très sérieuses, des jeux qui les passionnent et surtout qui leur permettent de … parier.

 

Si vous voulez en savoir plus sur cette spécificité du Lanna, car elle n'a pratiquement pas cours dans le reste de la Thaïlande, (*) allez-vous plonger dans l'excellent article dont l'adresse suit. Il y a le label ''INRA'' alors … c'est tout dire.

 

http://www.inra.fr/opie-insectes/pdf/i151-renesson-et-al.pdf

 

   

 

 

Photo 1 : Deux jeunes garçons, près du Wat Prahsing, préparant une rencontre ''amicale '' ( ?) entre kwangs.

Photo 2 : Les adversaires en attente du combat. Remarquez ''l'humidification'' de leur support, et le stylet entré dans son fourreau. Il est destiné à exciter le … kwang. (*)

Photo 3 : Le combat.


(*) Ces insectes sont appelés ''tonkinensis'' ce qui signifie qu'on ne les trouve qu'au Tonkin et dans ses larges environs dont le Lanna. C'est pourquoi ces combats sont une spécificité du Lanna et non de la Thaïlande. CQFD. 

 

 

 

 

Le musée présente aussi des larves et des œufs d'insectes qui selon les experts sont riches en protéines et seraient appelés dans un avenir proche à nourrir le genre humain.

 

Certains insectes, séchés et réduits en poudre, entrent déjà dans la composition de quelques gâteaux secs, et des cuisiniers se font une spécialité de plats à base d'insectes.

 

   


 

Photo 1 : Si vous voulez devenir entomophage il vous suffit de demander à la dame de vous servir. Le choix d'insectes ne manque pas.

Photo 2 : Des grillons au chocolat. Ils ont été créés à l'initiative de l'insectarium de Montréal au Canada lors d'une manifestation intitulée ''Croque-insectes en fête'' pour montrer que l'homme pouvait être … entomophage. 

Photo 3 : A Chiang-Maï, deux ou trois soirs de suite chaque année des phalènes forment dans les rues un véritable brouillard à découper au couteau.

Les insectes sont aussi étonnants à l'intérieur du musée qu'à l'extérieur !...

 

 

 

Les habitants du Lanna n'ont pas attendu les recherches de la FAO ou les conseils des experts pour faire des insectes des en-cas ou des coupe-faim, voire un plat de résistance.

 

Depuis la nuit des temps ils aiment à grignoter ces petites bêtes qu'ils font séjourner dans un bain d'huile bouillant avant de les porter à leur bouche. Ils les mangent sur leurs marchés, dont celui du dimanche, tout comme nous nous mangeons des frites à la foire foraine.

 

Alors si l'envie d'en gouter vous prend, n'hésitez pas. Dans la plupart des marchés il y a au moins un stand qui propose des insectes frits.

 

Sur ces stands le choix d'insectes ne manque pas, et, pour vous rassurer sachez que je n'ai jamais entendu dire qu'après en avoir mangés quelqu'un ait eu des douleurs au ventre ou … trouvé la mort !...

 

Alors bon appétit !...

 

… et … bonne visite car j'espère vous avoir convaincu.

  

 

 

 

 

 

 

 



02/09/2011
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