MerveilleuseChiang-Mai

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WAT PHRA CHAO MENGRAI – วัดพระเจ้าเม็งราย

WAT PHRA CHAO MENGRAI – วัดพระเจ้าเม็งราย (*)

(Wat Phra Jao Mengrai)

 

De son vrai nom, pour les puristes :

Wat Paya Mengraï Luang Chaoวัดพญามังรายหลวงเจ้า (**)

 

 

(*) Le roi Mengraï ne pouvait pas, à son époque avoir le titre de ''Phra Chao'' qui était exclusivement réservé aux images (statues) de Bouddha.

Mais avec le temps et une pincée d'orgueil humaine, les rois se sont vus attribuer ce titre, qu'ils n'ont pas dédaigné !...

Cette coutume a commencé sous le règne du grand Tilokaraja (1442-1487).

Alors le titre de Mengraï serait en quelque sorte un titre … rétroactif ou posthume !... d'où ce double nom. Les ''modernes'' l'auraient emporté sur les anciens plus … conformistes.

(**) Luang (หลวง) est parfois retranscrit par Ruang.

 

 

   

 

 

Photo 1 : Le panonceau donnant le nom du temple en caractères Thaï du Siam, Romain d'Europe et Yuôn du Lanna.

Photo 2 : Un plan situant le Wat à l'intérieur de Chiang-Maï intra-muros

Photo 3 : Le supérieur du Wat, Phra Maha Raweewatana. (พระมหารวิวัฒน์)

 

 

 

Adresse : Le Wat n'a qu'une entrée, une seule et unique, c'est :

Rue Bumrungburi lane 3 (ถนน บำรุงบุรี ซอย 3) (Bame-rougn-bou-ri)

(La 3ème ruelle sur la gauche en prenant la rue Bumrungburi dans le sens de la circulation.)

 

Mais on peut accéder à cette entrée depuis les rues :

Rue Ratchamankha lane 6 (ถนน ราชมรรคาซอย 6) (Ratcha-Mane-Kha)

Rue Samlan 7 (ถนน สามล้าน ซอย 7) (Same-lane)

 

Téléphone : (053) 278.788  -  814.948

 

 

Le Wat Phra chao Mengraï est l'un des 7 temples du quadrilatère 8 dit du Sud et le 34ème des 43 sanctuaires que j'ai recensés dans Chiang-Maï intra-muros. (C'est mon ordre personnel d'étude.)

 

Intérêt : ♥♥♥♥

 

La grande fête du temple, celle de l'ablution traditionnelle du bouddha ''Phra Chao Khaking Phaya Mengraï'', a lieu dans la soirée du 15 du 7ème mois lunaire (เดือนเจ็ด) une date qui tombe en mai-juin, car elle varie selon les lunaisons.

 

     

 

 

Photo 1 : L'un des deux gardiens du Wat en cours de toilettage. Le toiletteur est redescendu sain et sauf !...

Photo 2 : L'une des quatre déités accolées aux angles de la porte d'honneur. C'est celle du Sud-est. Son état de délabrement la rend encore plus belle ... sur la photo !...

Photo 3 : La porte d'honneur de l'entrée du Wat, que j'ai toujours vu fermée.

Photo 4 : L'une des quatre déités accolées aux angles de la porte d'honneur. C'est celle du Nord-est, que sa lèpre due à l'ancienneté de la peinture rend encore plus belle … sur la photo … là aussi.

 

 

 

Le nom du temple :

Comme pour beaucoup de temples, les noms ne lui manquent pas. Mais le tout premier d'entre eux demeure à ce jour, encore inconnu.

Le plus ancien de ses noms resté dans la mémoire collective serait le Wat Sri soï tha djègn (วัดศรีสร้อยท้าแจ่ง) (*) puis aurait suivi le Wat Kalacôt dont il est difficile de savoir si les noms suivants en sont la déformation ou, vice-versa. Ces noms sont : Khankhot (Kancot) (วัดคานคอด) ou Kamlakot (วัดคำละค้อด) ?!...

 

Ce serait après la seconde guerre mondiale que le temple aurait reçu le nom de  Wat Paya Mengraï Luang Chao qui, pour respecter la tradition Thaïe se transforma en Phra Chao Mengraï à la française et en Phra jao Mengraï à l'anglaise, des noms plus courts à prononcer.

 

Quant au supérieur du temple il a fait inscrire sur sa carte de visite … ''Phragaomengri''. Ce qui ne fait jamais qu'un nom de plus, qui avec un peu d'imagination se comprend et … renvoie dos à dos français et anglais sans pour autant savoir quelle langue il a voulu mettre à l'honneur ?!...

 

 

(*) J'ai renoncé à traduire le nom de ''Sri soï Tha djeng'' (วัดศรีร้อยท้าแจ่ง) car tantôt il est écrit avec une ''s'' et tantôt il n'en a pas. Or cette '''' change complètement le sens du nom. Dans le premier cas ''ร้อย'' il est question de collier et dans le second ''ร้อย'' d'empreinte ?!... alors ne soyons pas plus Thaïlandais que les Thaïlandais et attendons qu'ils aient trouvé une orthographe consensuelle !...

 

 

Son origine : Les tout premiers bâtiments dateraient de 1296, soit du XIIIe siècle et contemporain à la naissance de Chiang-Maï. Ce temple serait le 3ème construit par Mengraï. Mais des premières constructions il ne reste plus rien, ou presque !...

 

Ce monastère se compose de :

 

2 Viharns, (Lieu de prières) marqués 1 & 2 sur le plan.

1 Ubosot, (Lieu d'ordination) marqué 3 sur le plan.

1 chédi, (Reliquaire) marqué 4 sur le plan.

1 Ho traï, (Bibliothèque) marqué 5 sur le plan.

2 Kutis, (Résidence des moines) marqués 6 & 8 sur le plan.  

1 sala, (Salle de réunion et/ou repos) marquée 7 sur le plan.

1 Statue de Mengraï marquée 9 sur le plan.

1 Arbre de la Bodhi marqué 10 sur le plan.

 

     

 

 

Photo 1 : Le plan du Wat.

Photo 2 : L'ancien Kuti. C'est là où vous aurez le plus de chance de trouver le supérieur du Wat pour vous faire ouvrir le viharn du Bouddha marchant.

Photo 3 : La sala.

Photo 4 : Le supérieur du Wat Phra Chao Mengraï (พระเจ้าเม็งราย) : Phra Maha Raweewatana Chaimongkol (พระมหารวิวัฒน์) Un homme débonnaire et accueillant de quatre cinq ans environ, en 2012.

 

Petit potin à la mode thaïlandaise :

J'ai lu dans un blog thaïlandais qu'il manquait quelques orteils au supérieur. C'est une précision dont l'auteur aurait pu se passer car elle n'apporte rien de particulier concernant le Wat.

Cependant, si je la rapporte c'est qu'en regardant attentivement la photo du dit supérieur, je me suis aperçu que le brave homme avait eu la coquetterie de reculer ses pieds à l'intérieur de ses nu-pieds pour cacher cette absence d'orteils !... Comme quoi on peut-être moine tout en restant coquet !....      

 

 

Description générale :

 

Le Wat se laisse vivre et donne l'impression d'être un peu abandonné au laisser-aller. C'est peut-être ce qui lui a permis d'échapper aux influences birmane et siamoise (Style Rattanakosin) ?!...

 

Autrement dit ses bâtiments n'ont pas vraiment d'intérêt. C'est un Wat parmi tant d'autres qui commence, comme bien d'autres, hélas, à détruire son environnement en élevant des bâtiments à vau-l'eau, au détriment des aires ombragées propices à la méditation et à la prière. Dans le cas présent il s'agit d'un kuti à deux étages pour loger et instruire des moinillons. 

 

Sauf que !...

 

 

Centres d'intérêts :

 

L'intérêt principal de ce monastère c'est une image en bronze d'un bouddha marchant datant du XIIIe siècle, et qui contiendrait des reliques de Bouddha provenant du Sri Lanka.

 

D'un intérêt moindre, une statuette de Mengraï, dont à Chiang-Maï les représentations se font très rares.

 

A voir aussi :

Le Chédi de forme carré de 7,5 x 7,5 et de 14,58 m. de hauteur, dont la base carrée est en général un gage d'ancienneté réelle.

L'arbre de la Bodhi dont la magnificence mérite un coup d'œil.

Une plantation récente d'arbres divers, entre le nouveau Kuti et le viharn. Les noms des arbres sont encore, en 2012, étiquetés. C'est un avis pour les botanistes … en herbe.

 

   

 

 

Photo 1 : L'Ubosot, ou hall d'ordination en 2008.

Photo 2 : La jeune gent bouddhique se retroussant les manches pour installer le tout-à-l'égout. Enfin … certains d'entre elle. Il est vrai que … ''se retrousser les manches'', dans le cas de ces jeunes garçons ne signifie pas grand-chose.

Photo 3 : L'ubosot ou hall d'ordination en 2012, entièrement réhabilité.

On aperçoit derrière l'ubosot, sur la droite, le Hot trai, ou bibliothèque du Wat ; et à sa gauche un tout jeune arbre de bouddha un … ''ton' sala'' (ต้นสาละ) qui ne vient pas du sri Lanka comme l'indique son nom du Lanna, mais de Guyane d'où son véritable nom de ''couroupita guianensis aublet'' dont les fleurs au Lanna porte le joli nom de fleurs de Bouddha. Il est vrai qu'elles sont belles et spectaculaires. (Pour admirer ces fleurs allez faire un tour dans la rubrique botanique – arbres.)

 

 

LE BOUDDHA du XIIIe siècle :

 

Ce Bouddha d'une hauteur de 4,50 mètres et dont les traits du visage auraient été empruntés à ceux du feu Mengraï lui-même, serait l'œuvre du factotum et homme lige de ce roi, Kan Thom (กานโถม) que les fonctionnaires des beaux arts orthographient Kad Thom.

 

Le conditionnel présent et son passé 1ère forme ne sont pas employés pour le plaisir. Ce qui signifie qu'il ne faut peut-être pas prendre pour argent comptant toutes les informations sur ce bouddha, néanmoins en voici quelques unes !…

 

Cette image porte le nom de ''Phra Chao Khakhing Paya Mengraï'' (พระเจ้าค่าคิงพญามังราย). Le mot Khaking ou kaking, voire Khaking semble venir de l'anglais King (roi). Ce qui signifierait que ce nom, ''Le très vénérable roi de Paya Mengraï'' ne serait pas très ancien, et se serait substitué à celui de Phra Bouddha Roup Yun Pagn Ham Yat (พระพุทธรูปยืนปางห้ามญาติ) Ce qui voudrait dire : ''L'image du vénérable Bouddha debout, au jour de la réconciliation familiale. (Voire l'image du Lundi dans la rubrique astrologie)

 

   

 

 

Photo 1 : L'entrée du viharn principal, qui aurait été entièrement rénové aux environs de 1967. À noter qu'il ne possède pas d'escalier de Nagas, pas même de lions montrant les dents. La rampe est toute simple. Le fait est suffisamment rare pour être souligné.

Photo 2 : Le sanctuaire se trouvant à l'intérieur du viharn principal ; un sanctuaire où trônent cinq bouddha, tous de style du Lanna ou de Chiang-saen. Ces deux noms s'appliquent à la même école.

Photo 3 : L'entrée du viharn secondaire où se trouve le bouddha du XIIIe siècle. Comme le viharn principal ce viharn secondaire n'a pas de Naga à son entrée, ni même de rampe d'accueil. Tout est dans la simplicité !...

 

 

 

Pour ceux qui aiment les … petites histoires qui font la grande :

 

Mengraï, (1237-1261-1319) le roi fondateur du Lanna et de Chiang-Maï, était alors un tout nouvel adepte du bouddhisme. C'est-à-dire un homme qui loin d'avoir renié ses anciennes croyances, s'intéressait à cette nouvelle ''doctrine''.

 

Alors qu'il marchait dans sa ville de Wiang Kum Kam il aperçut à l'ombre de grands arbres cinq moines en prière. Il y avait là les Mahatera-s Kassapa, (กัสสปะ) Kaku Santa, (กกุสันธะ) Kona Tamana, (โกนาตมนะ) Kotama (โกตมะ) et Phra Ariyametaï.(พระอริยเมตไตย) Tous venaient du Sri Lanka pour faire connaître l'enseignement de Bouddha.

 

Mengraï s'approcha d'eux, la conversation s'engagea, puis elle se termina sur la manière dont un roi triompha de cent un souverains pour avoir eu le mérite de faire remettre trois doigts à une image d'un Bouddha mutilé. (Il existe d'autres versions.)

 

Mengraï ne put alors s'empêcher de penser que le pouvoir du roi aurait été encore plus grand s'il avait fait faire une statue entière de Bouddha !....

 

Le vénérable Kassapa, sans démentir le roi, préféra lui expliquer ce qui faisait la valeur d'un acte méritoire. Mais Mengraï, sitôt rentré dans son palais, demanda à son charpentier Kan Thom, de se mettre à l'ouvrage pour réaliser cinq images de bouddha, dont trois assis et deux debout.

 

Ces images (Statues), une fois terminées, furent placées à l'endroit où Mengraï et les religieux conversèrent.

 

Satisfait, Mengraï dit alors en regardant ces images : ''Par le pouvoir des mérites que je viens d'acquérir je pars conquérir Pégou''.

 

Pégou était alors une grande ville mône et … bouddhiste de surcroit.

 

À la tête de son armée, et ne doutant de rien puisqu'il était en possession de grands pouvoirs, Mengraï se dirigea alors vers Pégou.

 

   

 

 

                                           La statue du roi Mengraï

 

C'est une statue en bronze de taille humaine représentant Mengraï tenant un ''Khochang'' (ขอช้าง) c'est-à-dire un crochet de cornac pour conduire les éléphants.

Aucune précision n'est donnée concernant le sculpteur et … je n'ai pas réussi a en trouver.

En tout cas le sculpteur n'a pas cherché à copier les traits du visage du grand Bouddha dont on dit qu'ils seraient ceux du roi  Mengraï lui-même ?!...

 

 

Le souverain de cette ville, Phra Suttasomaracha (พระสุตตโสมราชา) un bouddhiste depuis toujours, informé des pouvoirs acquis par Mengraï grâce à ces images, prit peur.

 

Alors pour éviter un affrontement et surtout une défaite, il envoya à la rencontre de son inopportun visiteur ses meilleurs diplomates. Ces derniers firent … merveille … d'autant que le tribut qu'ils proposèrent de verser à Mengraï était … royal !...

 

Non seulement le roi Pégouan se montrait très généreux, mais en plus il alla même jusqu'à donner à Mengraï la main de l'une de ses filles, Phra Nang Païkho''. (พระนางปายโค)

 

 

Cette victoire sans coup férir fut suffisante pour que Mengraï s'attachât un peu plus à la personne de Bouddha et tînt sa promesse de faire construire un temple à Wiang Kum Kam pour abriter les cinq bouddha.

 

C'était vers l'an 1289 et le temple en question, le Wat Kan Thom, est encore maintenant en activité.

 

     

 

 

Le Bouddha du XIIIe siècle

 

Photo 1 : ''Phra Chao Khaking Paya Mengraï'' (พระเจ้าค่าคิงพญามังราย) du haut de ses quatre mètres cinquante. (*)

Photo 2 : Détail du visage de ce bouddha, dont ''on'' dit qu'il ressemblerait à son commanditaire, c'est-à-dire le roi Mengraï.

Un détail me surprend. Ce bouddha a déjà au-dessus de la tête une flamme ou rasmi. Or cette flamme qui remplaça le bouton de lotus ne serait apparue qu'au cours des  XIVe et XVe siècle ?!...

Si quelqu'un a une explication concernant cette énigme elle serait la bienvenue.

Photo 3 : Détail du bras droit, tenu en position levée alors que le bras gauche reste au long du corps.

Ce Bouddha aurait été aussi appelé Phra Bouddha Pagn Ham Yat (พระพุทธรูปยืนองค์ ปางห้ามญาติ) pour faire … court, comme le Bouddha du Lundi. Car comme lui il ne lève qu'un bras, le droit, alors qu'il devrait lever les deux.

En plus de cette … ''erreur'' notre Bouddha … marche. Ce qui en fait un Bouddha unique en son genre qui ne correspond à aucune des attitudes traditionnelles de la statuaire thaïlandaise.

Photo 4 : Détail des pieds qui montre qu'il s'agit bien d'un bouddha marchant allant, selon la tradition thaïe, à Kapilavastu, (**) et non d'un bouddha debout statique.

Ce qui signifie que la statuaire du Lanna, dès ses origines a eu aussi ses bouddha marchant tout comme la statuaire de Sukhothaï, qui de ce fait n'a pas été la seule à l'époque à réaliser ce type de Bouddha comme l'écrivent certains … spécialistes.

 

(*) Les chroniques ne parlent pas d'un bouddha aussi grand. Camille Notton a traduit : '' Cinq statues de Bouddha…et deux debout dont une de la taille du souverain lui-même. ''. A aucun moment il est fait allusion à un bouddha de 4 mètres 50 ?!...    

(**) Kapilavastu était, selon la tradition, la ''capitale'' du royaume du père de Bouddha. Cette ville se trouverait aujourd'hui au Népal, non loin de la frontière avec l'Inde.

 

 

 

Sept ans plus tard, en 1296, Mengraï mettait en œuvre la construction de sa nouvelle capitale … Chiang-Maï. Il y installa sa résidence et y fit construire de nombreux temples, au moins 108 à mon avis, mais ce n'est que mon avis. Il en reste aujourd'hui 43.

 

Chiang-Maï, sans ravir le titre de première ville spirituelle de la région à Lamphun allait néanmoins devenir la deuxième grande cité religieuse consacrée à Bouddha.

 

Donc, tandis que les temples s'élevaient un peu partout à l'intérieur de Chiang-Maï, le Wat Chiang Man ou Chiang Mun, aujourd'hui le plus ancien de la ville, s'apprêtait à recevoir son image de Bouddha.

 

Il est vraisemblable qu'à l'époque un certain nombre d'images fut transféré de Wiang Kum Kam à Chiang-Maï, mais rien ne le confirme. Par contre, ce qui est certain, selon les différentes chroniques, c'est que la fameuse image du bouddha marchant, ressemblant – soi-disant - à Mengraï et mesurant 4 mètres 50, fit route en direction du Wat Chiang-Man.

 

Pour ce faire elle fut chargée dans un chariot et, cahin-caha après 6 à 8 kilomètres l'attelage arriva aux portes de Chiang-Maï ; à celle du sud plus précisément et dont le nom est aujourd'hui ''porte Chiang-Mai''.

 

À l'époque il n'y avait qu'une porte dans chacun des côtés formant le quadrilatère de l'enceinte de Chiang-Maï.

 

   

 

 

Le chédi du Wat Pra Chao Mengrai – Un chédi d'environ 500 ans !...

 

Photo 1 : La face ouest du Chédi.

Photo 2 : Les faces ouest et sud du chédi.

Photo 3 : Les faces sud et est du Chédi.

 

 

 

Comme le Wat Chiang-Man se situe au Nord-est de la ville il ne restait plus à l'équipage qu'à traverser la cité d'un bout à l'autre en empruntant l'axe sud-nord, aujourd'hui la rue Phra Pok Klao qui va de la porte Chiang-Maï à la porte Chang Puak.

 

Que se passa-t-il très exactement, personne n'en sait rien si ce n'est que le chariot se renversa, et à un endroit assez éloigné du chemin le plus court ?!...

 

Alors l'image, déséquilibrée, tomba au sol.

 

Très vite le roi fut averti de la catastrophe et accouru sur les lieux de l'accident.

 

En jeune bouddhiste encore attaché aux croyances de ses ancêtres Mengraï considéra alors que cet accident signifiait que Bouddha désirait que sa représentation soit honorée là où elle était tombée.

 

Alors pour abriter et honorer la statue un temple fut construit en cet endroit … le Wat … ''Phra Chao Mengraï''.

 

 

Si aujourd'hui cette image de bouddha est toujours au même endroit, et apporte un certain crédit aux chroniques la concernant, et vice-versa, pas une de ces chroniques, et encore moins d'éventuelles ''archives lapidaires'' ne permettent d'en savoir plus.

 

Enfin, là encore les chroniques divergent sur de nombreux points et certaines ne sont pas très soucieuses de la bonne chronologie des événements. Alors il a fallu faire au mieux avec tous ces … aléas … en rédigeant ce texte.

 

   

 

 

Photos 1 & 2 : Le nouveau kuti et ses salles de classe.

Photo 3 : L'arbre de la Bodhi.

 

 

En conclusion :

 

Vous l'avez compris ce temple n'est pas d'un très grand intérêt, mais ce qui n'est pas d'un très grand intérêt n'est pas forcément inintéressant. Alors si vous passez dans le coin et que vous avez une petite heure à perdre !... elle ne sera pas vraiment perdue.



28/08/2012
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