MerveilleuseChiang-Mai

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A QUELQUE CHOSE MALHEUR EST BON

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                                           Ou

Les tribulations d'un Farang au Loy Krathong 2012

 

 

Une fois de plus j'ai été amené à constater que le proverbe qui me sert de titre n'avait, de nos jours, rien perdu de sa signification. Mais plutôt que d'en faire une exégèse, je vous propose de lire ce qui suit pour que vous en soyez convaincu si besoin en était.

 

   

 

 

                       Loy Krathong Yi-Peng 2012 - ลอยกระทง ยี่เป็งเ 2555

Une semaine avant les festivités apparaissent les premiers komfaïs (โคมไฟ). Ces grandes lanternes aux formes les plus variées sont installées aux endroits stratégiques de la ville.  Comme …

… la place Thaphae avec quelques monuments mondialement connus.

 

 

Lorsque Loy Krathong et Yee Peng frappent à la porte de Chiang-Maï, mon camarade Chan, d'origine chinoise, vient passer quelques jours chez moi. C'est pour lui une occasion d'enrichir son album photos ; un album qui à mon avis contient plus de photos qu'il ne pourra en visionner durant sa retraite mais … laissons-lui ses illusions et ses espoirs de centenaire !...

 

 

En tout cas, il a tellement parlé de cette fête à son entourage que cette année son frère et sa belle sœur, que je connais de loin, mais que je connais depuis presque trente ans, avaient décidé d'un voyage à Chiang-Maï pour ces festivités.

 

Les amis de mes amis étant mes amis j'ai fait tout mon possible pour que leur séjour soit le plus agréable qui soit, d'autant qu'à chaque fois que je suis allé chez eux j'ai toujours été très bien reçu.

 

   

 

 

                       Loy Krathong Yi-Peng 2012 - ลอยกระทง ยี่เป็งเ 2555

De jour, les komfaïs (โคมไฟ) de la porte Suan Dok, ou la porte de l'ouest.

Le thème était : les animaux du zodiaque chinois.

Si vous regardez bien il y a eu confusion entre la souris et le lapin. Mais je vous rassure tout est rentré dans l'ordre. Le gros chat est en fait un tigre.

 

 

Ainsi par exemple je me souviens, comme si c'était hier, de l'accueil qu'ils m'avaient réservé en … 1983. C'était alors la première fois que j'allais en Chine.

 

Le père décédé depuis, la sœur et le frère de Chan tous deux mariés, vivaient alors avec leurs enfants (*) sous un même toit, mais un tout petit toit puisque chaque couple n'avait qu'une pièce d'environ 3 mètres sur trois pour vivre et partageaient une cuisine de la même surface, où dormait le père, pour prendre leurs repas.

 

A l'heure actuelle les choses ont bien changé puisqu'ils possèdent chacun deux appartements, l'un comme lieu de vie et l'autre comme source de revenus.

 

Leur habitation compte trois chambres, un grand living, une grande cuisine ainsi que deux cabinets de toilette … grand luxe, dont l'un équipé d'une douche, et l'autre d'une baignoire. Les temps changent, et c'est tant mieux !...

 

Donc, c'est lors de mon tout premier séjour en Chine et à l'occasion d'un repas familial que j'ai fait la connaissance de toute la famille de Chan et plus particulièrement du frère et de la belle sœur.

 

A table cette belle sœur ne cessait de prendre dans les plats les meilleurs et les plus gros morceaux pour les mettre dans mon assiette ; ce qui n'était pas fait pour me mettre à l'aise. Mais c'est ainsi que font, paraît-il, tous les Chinois pour honorer leurs invités.

 

Afin de tempérer les ardeurs de la belle sœur, ne pas passer pour un goinfre et surtout éviter de me retrouver avec un aliment qui ne soit pas de mon goût je mangeais le plus lentement possible, d'autant que Chan venait de déguster avec délice … une tortue !... que j'avais refusée non seulement de partager mais de goûter.

 

Evidemment, ce que je redoutais le plus finit par arriver. La belle sœur déposa dans mon assiette un gros morceau d'œuf de couleur noire et orange recouvert de gel dont l'aspect ne m'inspirait pas confiance et d'autant moins que j'avais compris que l'œuf avait séjourné cent ans sous terre. (**)

 

Autrement écrit, il ne devait pas être de toute première fraîcheur, du moins, c'était ce que je croyais.

 

C'était et c'est, paraît-il, une préparation culinaire très appréciée des Chinois … et très recherchée.   

 

Avant de porter à ma bouche ce soi-disant morceau de choix je l'ai longtemps regardé du coin de l'œil en me demandant s'il était raisonnable de le manger.

 

Puis pour ne pas offenser mes hôtes je l'ai coincé entre mes baguettes et porté à ma bouche. Mais quand il fut entre ma langue et mon palais, son goût fut loin de flatter mes papilles.

 

Alors,  là encore, j'ai mis un certain temps pour me décider à … l'avaler. Car je l'ai avalé … d'un seul coup, sans le mâcher, ni même le sectionner, et tout en étant certain que le lendemain matin j'allais souffrir d'un mal au ventre dont je me souviendrais toute ma vie.

 

Le lendemain matin, lorsque je me suis réveillé, mes intestins ne manifestaient aucun signe particulier de mécontentement. L'œuf semblait avoir été digéré sans la moindre difficulté, et cela à mon grand étonnement mais aussi à ma grande satisfaction.

 

Malgré ces bons résultats en faveur de ce type de préparation culinaire spécifique aux œufs, depuis, je ne me suis jamais risqué à en ''goûter'' un autre !... Sans doute ai-je tort mais c'est ainsi.

 

 

(*) Ces garçons âgés aujourd'hui de plus de quarante ans sont nés juste avant la loi de l'enfant unique.

 

(**) Ces œufs portent le nom de ''œufs de 100 ans'' ou encore ''œufs de 1000 ans'' mais ils ne séjournent qu'une centaine de jours sous terre.

Ce sont en général des œufs de canes qui sont recouverts d'une pâte constituée de chaux, de cendres et de bale de riz. Ces œufs sont ensuite déposés dans un récipient en terre, dont l'orifice est bouché au moyen de terre. Puis pour donner au temps le temps d'agir, le vase est entreposé dans un endroit frais un grand maximum d'une centaine de jours.

Durant ces trois mois l'état de l'œuf se modifie, matériellement, en goût et en couleur car la coquille est perméable.

Alors le contenu de l'œuf se solidifie, devient dur et un peu sec, le blanc vire à l'ambre et le jaune prend une couleur verdâtre … peu appétissante … enfin pour moi !...

 

Quand il s'agit de consommer l'œuf de 100 ans, la coquille est enlevée, et celui-ci est découpé en tranches pour être servi avec différentes préparations.

 

Pour les Chinois c'est un régale … que je n'ai pas partagé malgré la satisfaction de politesse que j'avais alors laissée paraître sur mon visage. (Il m'arrive d'être hypocrite pour la bonne cause.). Mais compte tenu de mon expérience c'est tout à fait comestible et apparemment sans risque.

 

A Dong Yang une petite ville de … 800.000 habitants dans la province de Zhejiang en bordure de la mer de Chine,  il y a une tradition qui consiste à faire cuire des œufs dans de … l'urine d'enfants. C'est paraît-il très bon … pour la santé ?!...

 

Mon camarade Chan m'a encore raconté que les Chinois faisaient cuire aussi les œufs en gestation. Car selon lui les fœtus de poulets seraient paraît-il, très nourrissant ?!... alors avis aux amateurs !...

 

 

   

 

 

                       Loy Krathong Yi-Peng 2012 - ลอยกระทง ยี่เป็งเ 2555

Les komfaïs (โคมไฟ) de la place des 3 rois se rapportaient à la culture thaïlandaise, ici la roue du Dharma et une barge royale.

Ceux de la porte Chang Puak, ou la porte du nord, célébraient le sport, comme par exemple la boxe.

 

 

Ce sont donc cette maîtresse de maison, qui a toujours été aux petits soins pour moi, et son mari, qui ont débarqué à Chiang-Maï un beau soir de novembre 2012 pour les fêtes de Loy Krathong et Yi-Peng.

 

Comme je ne pouvais pas les loger, Chan habitant déjà chez moi, je leur avais réservé une chambre en guest-house, pas très loin de mon condo, de façon à être joint facilement en cas de problème et de rapprocher les deux frères.

 

 

Ce couple habite toujours à Shanghaï, une ville qu'ils n'ont pour ainsi dire presque jamais quittée sauf une fois … en groupe et pour aller … en Europe dont … la France.

 

Mais en France, comme partout en Europe, ils ont voyagé …  en respectant un programme qui ne leur laissait aucune liberté de mouvement ; et n'ont mangé que de la cuisine … chinoise !...  

 

Alors autant dire que ce voyage à Chiang-Maï, à deux et non pas en groupe, et pour aussi ''longtemps'', quinze jours, était pour eux une grande première qui n'a pas manqué d'anecdotes.

 

 

 

                       Loy Krathong Yi-Peng 2012 - ลอยกระทง ยี่เป็งเ 2555

Cette année, de nuit comme de jour, les komfaïs (โคมไฟ) les plus beaux se trouvaient incontestablement sur les eaux de la douve, même lorsque leurs éclairages auraient demandé un peu plus d'intensité.

Hélas les festivités ont commencé alors que certains d'entre eux étaient encore en cours d'installation. Puis ils ont été démontés dès le 30 novembre au matin !... Autant dire qu'ils n'ont fait qu'une furtive apparition.

 

 

Le lendemain de leur arrivée nous sommes allés déjeuner au Duang Thawan ; un grand hôtel de Chiang-Maï qui propose un buffet où j'ai l'habitude de me rendre au moins une fois par semaine.

 

A peine arrivée dans cet hôtel ils se sont mis à photographier tous azimuts. Et à peine après avoir pris place autour d'une table, j'ai vu la belle sœur se lever, et se précipiter sur les desserts.

 

Elle est revenue s'asseoir auprès de nous avec une assiette débordante de gâteaux. Il y avait là, sans mentir, ce que je mange en trois ou quatre jours de desserts !...

 

Comme Chan était assis en face de moi nos regards se sont croisés discrètement et sans qu'il fût nécessaire de rajouter une parole pour que chacun de nous connût le fond de la pensée de l'autre !...

 

Personnellement je me suis dit qu'à défaut de pouvoir tout manger elle allait partager sa ''razzia'' avec son mari, voire nous proposer un gâteau ou deux.

 

Que nenni, non seulement elle a tout mangé mais en plus elle est allée se servir en crudités et en mets de résistance au moins trois ou quatre fois, et à chaque fois elle revenait avec des assiettes qui manquaient de surface et de profondeur compte tenu de l'assiettée d'aliments qui s'y trouvait.

 

Je vous rassure, cette femme ne mourrait pas de faim, il suffisait de la regarder pour s'en convaincre, mais elle voulait goûter à tout, et tout de suite, au point que j'ai failli en avoir l'appétit coupé, et dieu sait s'il m'en faut pour arriver à cette extrémité.

 

Bref !... Je n'avais jamais vu des gens manger avec autant d'appétit et avoir un tel coup de fourchette, car le mari, qui je pense découvrait le couteau et la fourchette, vu la manière dont il s'en servait, a su rivaliser avec son épouse et même … lui tenir tête.

 

Heureusement, c'était un buffet. Alors au final seule l'addition a su resté … plus que raisonnable.

 

   

 

 

                       Loy Krathong Yi-Peng 2012 - ลอยกระทง ยี่เป็งเ 2555

Les komfaïs (โคมไฟ) sont allumés, les artistes d'un jour sont prêts, le public est là, alors que le feu d'artifices annonce le début de la série des trois défilés.

Car, pendant trois soirs de suite il y a une parade. La plus importante est celle d'après le soir de la pleine lune, en l'occurrence la dernière c'est-à-dire celle du 29 novembre en 2012. La pleine lune ayant eu lieu le 28 novembre.

 

 

Après cette démonstration d'un ''coup de fourchette à la chinoise'' je les ai conduits au Doï Suthep, c'est-à-dire sur le mont où s'élève l'un des plus beaux temples de Chiang-Maï.

 

A peine arrivés les appareils photos ont re-fonctionné de plus belle sans vraiment savoir ce qu'ils enregistraient.

 

Mais comme me dira plus tard mon camarade Chan pour me remonter le moral, en Chine ce qui est important ce n'est pas de savoir ce qu'on photographie mais, c'est de pouvoir montrer à ses amis et voisins ce qu'il fallait photographier et d'être, dans la mesure du possible, sur la photo.

 

Quant à savoir ce qu'il faut photographier, il suffit pour cela de se reporter aux dépliants des grandes agences chinoises de voyages.

 

En quelques lignes ces voyagistes énumèrent à leurs éventuels clients tout ce qu'ils doivent voir dans un endroit donné et racontent pour chacun des sites ce qu'il est bon de savoir à leur sujet, étant bien entendu qu'ils ont tout dit et qu'il serait superflu de chercher à en savoir plus !...

 

Ainsi, par exemple, pour un Chinois moyen une visite au Louvre se limite à ''Mona Lisa''. Les autres toiles et sculptures sont sans importance. Ce qui signifie que le Louvre peut se visiter en dix minutes.

 

Je n'exagère à peine puisqu'ils ont visité tout Paris en deux jours tout juste !... et … en passant par le … ''Printemps et les galeries La Fayette'' qui sont incontestablement, pour les agences chinoises de voyages, des sites parisiens incontournables et sans lesquels, pour eux, Paris ne serait pas Paris !...

 

Les enfants et les petits enfants de Mao font aujourd'hui un grand pied de nez à leur grand-père qui lui, ne doit plus tenir en place là où il se trouve !... Mais la vie est ainsi, la roue tourne !...

 

   

 

 

                       Loy Krathong Yi-Peng 2012 - ลอยกระทง ยี่เป็งเ 2555

Les komfaïs (โคมไฟ) sont allumés, les artistes d'un jour sont prêts, le public est là, quelques fusées sont allées exploser au-dessus de la place Thaphae alors … la tête de la première parade prend le départ !...

 

 

En ce qui concerne Chiang-Maï, d'après les voyagistes chinois, dix sites seraient incontournables, le Wat Phrathat Doï Suthep (วัดพระธาตุดอยสุเทพ) en fait parti.

 

A cause de son escalier, plus de 300 marches ou quelque chose dans cet ordre d'idée, ce fut dans un premier temps, la plus longue et la plus fatigante des visites de leur séjour. Une visite qui dura une bonne heure ?!... Ils ont tous les deux plus de soixante ans.

 

Par la suite les autres visites, au lieu de se compter en minutes,  faillirent se résumer à cinq ou six photos pour chacune d'elle.

 

J'avais à peine le temps de garer ma voiture que mes deux touristes, aux anges, étaient déjà de retour avec leurs photos en boîte et d'attaques pour la visite suivante.

 

De toute évidence ils n'avaient rien vu, mais ils avaient … leurs trois photos !...

 

Ce comportement me fait dire que les chinois sont de véritables … ''sitophages''  plus ils voient de sites dans une journée, plus ils veulent en voir et plus ils sont persuader de ''gagner'' … de l'argent !...

 

Car ce qui a été ''vu'' n'est plus à voir et quand on a tout vu il n'y a plus à revenir ; de ce fait ils peuvent investir vers une autre destination !... un vrai raisonnement de consommateurs insatiables !... Mao Mao Mao tout fiche le camp mais … c'est ainsi !...

 

Bref !... Moi qui comptait sur leur venue pour revisiter certains lieux … j'allais être de la revue. Alors j'ai réagi et redressé la barre dès la deuxième visite.

 

A chaque fois qu'ils revenaient, satisfaits d'avoir en boîte leurs trois ou quatre clichés, alors que j'en étais encore à fermer les portières de ma voiture, je les ramenais soit vers un arbre pour leur faire découvrir la fleur du ''couroupita Guianensis Aublet'', soit vers un chédi pour leur montrer un rite d'aspersion etc.. etc … ce qui me donnait le temps de redécouvrir les lieux où je les conduisais.

 

Je ne sais pas si maintenant ils visiteront un lieu différemment, en tout cas j'aurai tout fait pour les en convaincre !...  

 

Vers seize heures je les ai reconduis à leur guest-house et là, nous nous sommes donnés rendez-vous pour le repas du soir.

 

   

 

 

                       Loy Krathong Yi-Peng 2012 - ลอยกระทง ยี่เป็งเ 2555

Le petit défilé :

Le premier des trois défilés, a eu lieu le mardi 27 novembre 2012.

Il a commencé place Thaphae, emprunté la rue Thaphae (ถนนท่าแพ) pour se diriger vers le pont Nawarat (สะพานนวรัฐ) et se terminer rue Changklang (ถนนช้างคลาน) où se situe le fameux marché de nuit ou Night bazaar (ไนท์บาซาร์).

C'est tous les ans le même circuit.

Cette année quelques petites ondées ont eu le mauvais goût de s'inviter puis comme elles se sont rendues compte qu'elles n'étaient pas les bienvenues, sauf pour un marchand indien qui a mis en évidence ses imperméables, elles sont reparties comme elles étaient venues. Et le commerçant n'a pas vendu un seul imper !... Le malheur des uns fait le bonheur des autres !...

 

 

A dix-huit heures, comme convenu, en compagnie de Chan je suis allé chercher ''mes'' touristes pour le dîner.

 

Dans le jardin de la guest-house Chao Sun nous attendait, mais seul. Son épouse était restée couchée car elle souffrait, mais n'avait rien dit, depuis la fin de son déjeuner d'un mal au ventre soi-disant du à l'eau froide qu'elle avait bu pendant son repas ?!...

 

Et Chan de m'expliquer qu'en Chine, l'habitude était de boire de l'eau chaude pendant les repas et non pas de l'eau froide comme les Français.

 

Sachant que le frère ne comprenait pas le Français, je n'ai pas pu m'empêcher de lui répondre, qu'en France quand on mange autant que sa belle sœur avait mangé et qu'on avait mal au ventre, cette indisposition s'appelait une indigestion ou une crise de foie et, que l'eau soit froide ou chaude n'y changeait rien.

 

 

Dès le lendemain, je fis en sorte pour que le frère et sa femme ne déjeunent qu'en buvant de l'eau chaude ce qui n'empêcha pas une nouvelle indisposition de la belle sœur le jeudi 29 novembre, jour de la grande parade de Loy Krathong et de Yi-Peng.

 

Ce jour là un défilé de chars, tous plus magnifiques les uns que les autres, allait traverser la ville et, à ma grande honte, alors que j'avais consulté le programme et prévu un emploi du temps en conséquence, nous allions le manquer.

 

Heureusement, et c'est là qu'intervient mon proverbe ''A quelque chose malheur est bon'' et vous allez voir pourquoi.

 

   

 

 

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Le défilé de la pleine lune :

Le deuxième des trois défilés, a eu lieu le mercredi 28 novembre 2012, le jour de la pleine lune.

Il a commencé place Thaphae, descendu la rue Thaphae (ถนนท่าแพ) pour se diriger vers le pont Nawarat (สะพานนวรัฐ) et s'engager, juste avant le pont, sur la gauche vers la rue Wang Sing Kham (ถนนวังสิงห์คำ).

Le chédi blanc (เจดีย์ขาว) près du consulat des Etats-Unis marque la fin du trajet.

Là encore c'est tous les ans le même parcours.

 

A propos des photos :

Cet animal, un cerf, souvent présent dans les fresques anciennes, a pour particularité d'attraper avec sa gueule tous les billets de banque qui lui sont tendus. Quand il en a saisi un il danse pour remercier son donateur.

Alors si maintenant vous en croisez un, vous savez ce que vous devez faire pour le voir danser !...

(Il ne connaît pas la valeur des billets, mais je ne l'ai jamais vu se contenter d'une pièce.)

 

 

Donc ce jour là nous avions déjeuné au ''Méridien'', vraisemblablement l'un des deux meilleurs buffets de Chiang-Maï … deux … pour ne pas me fâcher avec les autres et leurs laissez croire qu'ils sont ce … deuxième.

 

En tout cas le dimanche, le buffet du ''Méridien'' est, à l'heure actuelle en 2012, le meilleur des buffets de Chiang-Maï mais aussi le … plus cher, 860 bahts sans carte de fidélité, et 470 bahts avec.

 

Ce buffet exceptionnel ne se tient que le dimanche uniquement je le rappelle ; les autres jours de la semaine le repas est aussi de qualité mais moins fourni et moins cher.

 

 

 

 

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Le grand défilé :

Le troisième et dernier défilé, a eu lieu le jeudi 29 novembre 2012, le lendemain du jour de la pleine lune.

Il reprend le trajet du défilé de la veille.

Là encore c'est tous les ans le même parcours.

C'est parti !...

(En fait nous n'avions pas été attendus !... la parade avait commencé sans nous !...)

Photo 1 : La relève est déjà là. Un futur photographe qui n'est pas encore suffisamment absorbé par son sujet puisqu'il m'a suffit de me gratter la gorge pour lui faire tourner la tête. Ensuite, c'est lui qui m'a photographié en croyant que je ne le voyais pas. Cela lui a permis de me  faire la nique devant ses parents.

Photo 2 : Tel un collier de perles, le défilé se constitue d'une suite de créations vivantes que sponsorisent divers organismes, sociétés, grandes écoles, associations et cætera et cætera !...

 

Chacune de des … ''perles'' … ou … ''sections de parade'' … commence par une banderole qui précise l'identité du groupe et du sponsor. Vient ensuite la piétaille habillée et équipée des plus beaux atours ; elle est parfois accompagnée par un orchestre. Puis un char éclatant de mille feux, en principe, vient mettre un point final à la démonstration de la petite équipée.    

Photo 3 : Là c'est le frère de Chan qui m'a prit à l'improviste. Si je ne présente aucun intérêt par contre la photo me plaît beaucoup alors !.... je n'ai pas pu résister au plaisir de vous la montrer.

 

 

 

Ce Jeudi 29 novembre 2012 restera un jeudi noir, noir tout d'abord parce que je me suis réveillé dans le noir ; depuis la veille au soir, dix-huit heures environ, mon condominium était sans courant.

 

La compagnie nationale d'électricité, suite à un défaut de paiement de la part du gérant, en manque d'argent parce que certains propriétaires n'avaient pas réglé leurs charges, avait tout simplement cessé d'approvisionner les bâtiments en électricité, y compris les clients à jour de leur facture comme c'était mon cas.

 

Ensuite parce que j'étais déçu des deux parades qui venaient d'avoir lieu, et un peu honteux que mes touristes n'aient pas eu droit à une parade semblable à celle des années précédentes.

 

Enfin parce que nous avons été reçus comme des chiens dans un jeu de quilles par la maître d'hôtel responsable du buffet de l'Hôtel Mae Ping.

 

Je n'allais plus prendre de repas dans cet hôtel depuis déjà quelques mois parce que lorsqu'il y avait un groupe à déjeuner, c'était tout juste si je ne devais pas m'installer dans les toilettes ; en fait, près de la porte donnant accès aux toilettes pour être plus précis ; ce qui revient au même.

 

Ce jeudi 29 je m'étais dit qu'à quatre nous serions un peu mieux traités si un groupe était prévu à déjeuner. Eh bien pas du tout, alors que la salle était déserte, que nous étions les premiers clients, cette dame d'accueil voulait que nous nous installions en terrasse car dans la salle, dont l'air était plus frais qu'au dehors, il n'y avait soi-disant pas de place pour nous.

 

De ce fait et compte tenu des précédents je l'ai remerciée et nous sommes allés à l'hôtel d'à côté, à savoir le ''Méridien'' où le buffet est un peu plus cher, mais la cuisine d'une autre qualité.

 

   

 

 

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Le grand défilé :

 

La piétaille dans ses plus beaux atours !....

Un orchestre dans la tradition … des Farangs !... et …

Un char parmi tant d'autres mais … à nuls autres pareils !...

 

 

Evidemment, au ''Méridien'' la belle sœur n'a pas résisté au plaisir de satisfaire son palais et de remplir son estomac ; cette fois encore elle avait mangé plus qu'elle n'aurait du, mais dans les règles de l'art chinois puisqu'elle accompagnait les aliments avec … du thé … chaud ce qui est encore mieux que de l'eau … chaude.

 

Heureusement, cet après midi là nous avions décidé de vivre notre vie chacun de notre côté, alors son très bon appétit ne devait pas porter à conséquence sur la suite de l'après midi.

 

 

Du fait de cette liberté de mouvement ''mes'' trois chinois étaient allés au centre commercial de ''Kad Suan Kaew'' … faire des achats et … des photos, tandis que j'étais rentré chez-moi dans l'espoir d'avoir du courant et de pouvoir me remettre face à mon ordinateur.

 

Hélas il n'en fut rien, j'avais beau titiller les interrupteurs le courant ne revenait pas. Alors je me suis couché pour tenter de compenser le manque de sommeil des jours précédents et d'atténuer les quelques bouffées de fatigue qui commençaient à venir me taquiner depuis l'arrivée de mes touristes.

 

Puis au bout d'un moment, fatigué d'être couché, et excédé par ce manque de courant, alors que j'avais réglé ma facture, je décidai d'aller demander des explications à qui de droit. C'était en toute fin d'après midi.

 

   

 

 

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Le grand défilé :

 

Pour l'armée de l'air thaïlandaise cette parade de Loy krathong et Yi-Peng 2012 fut  aussi l'occasion de rappeler ses 100 ans !...

 

La banderole portait l'inscription : ''célébration du 100ème anniversaire'' ''ฉลอง 100 ปี'' de ''l'escadre aérienne'' ''บุพการี ทหารอากาศ''.

 

Un peu d'histoire :

Lorsque le roi Vajiravudh dit Rama VI, (1881-1925) déclara la guerre à l'Allemagne le dimanche 22 juillet 2460 (1917), 1284 volontaires siamois s'embarquèrent pour la France dont quelques aviateurs commandés par le major Luang Thayan Phikhat (หลวง ทะยาน พิฆาต) écrit aussi Luang Tayard Pikard par les services français.

 

Cette armée de l'air siamoise, la 1ère de l'Asie, avant même le Japon, avait vu le jour trois ans après la naissance du service aéronautique français qui reçu ses premiers avions le 22 octobre 1910 ?!...

 

Compte tenu de leur venue en bateau jusqu'à Marseille, en juillet 1918, de leur formation, (*) les fantassins siamois ne combattirent que quelques mois, quatre très exactement, en tout cas suffisamment pour perdre 19 hommes.

 

Quant aux 95 pilotes de guerre qui ont été formés en France ils n'auraient – parait-il – jamais combattu, les clairons de l'armistice les en auraient empêché ?!... D'autres sources prétendent que si ?!.... alors !...

 

Cette participation de quelques jours au 1er conflit mondial vaudra aux volontaires siamois de défiler le 14 juillet 1919, et non 1918 comme je l'ai souvent lu, sous l'arc de triomphe de Paris, le 22 à Bruxelles et le 29 à Londres, toujours en juillet 1919. L'armistice a été signé le 11 novembre 1918, alors matériellement, il était difficile aux alliés de fêter la victoire avant cette date.

 

(*) La discipline étant la force principale des armées, les Français tenaient à ce que les Siamois comprissent leurs ordres. Mais point trop n'en faut, d'autant que lors d'un récent passé les deux armées avaient été opposées en Indochine. Alors il y eut quelques frictions, au point que les Siamois finirent – soi-disant - par demander aux Français s'ils étaient venus combattre les Allemands ou apprendre le Français !....

 

 

Le chemin qui me conduit vers les bureaux de mon fournisseur d'énergie passe tout à côté de l'extrémité Est de la douve Sud. Et c'est en passant par cet endroit que j'eus la furtive impression d'apercevoir un faîte de ''rothkrathong'' (Char de parade), mais … sans en être vraiment certain car la vision n'a durée que quelques secondes.

 

Comme l'objet de mon déplacement était de me rendre dans les bureaux de la compagnie d'électricité situés route de Lamphun et non pas quelque part au long de la berge de la douve, j'ai poursuivi ma route ; d'autant qu'il était tard et que je risquais de trouver portes closes en arrivant à destination.

 

Mes craintes se confirmèrent … dès ma descente de voiture. Les bureaux étaient déjà fermés. Cependant quelques mauvais payeurs attendaient encore dans une pièce pour régulariser leur situation, ce qui me permit d'entrer par une porte dérobée.

 

Ma mésaventure amusa tout le monde, car j'étais le seul parmi eux tous à avoir payé et à être sans électricité.

 

Pour remédier à ma situation une employée me demanda de la suivre et me conduisit jusqu'à un ''office'' où il me fut promis que dans la demie heure tout rentrerait dans l'ordre.

 

   

 

 

                       Loy Krathong Yi-Peng 2012 - ลอยกระทง ยี่เป็งเ 2555

 

Le grand défilé :

 

Photo 2 : Le rothkrathong de la société ''Himma Prestige Living'' (ฮิมมา เพรสทีจ ลิฟวิ่ง) Elle fait dans l'immobilier.

 

 

Sur le chemin du retour, satisfait du résultat de ma démarche, je décidai de rentrer chez moi en passant par la route qui longe la douve Sud. Car c'est là que stationnent habituellement les ''Rothkrathongs'' avant d'entrer dans le cortège de la grande parade du soir qui s'ébranle vers les dix-neuf heures.

 

Ainsi, j'allais savoir si j'avais rêvé ou si j'avais bien vu le faîte d'un rothkrathong.

 

Tout au long de la berge les chars stationnaient les uns à la suite des autres. Il était alors évident que nous allions ratés, par ma faute, le fameux grand défilé.

 

Alors se posa la question : ''comment allais-je récupérer mes touristes ?... ''.

 

Le bon sens me conseilla de rentrer directement chez moi, car je suis l'un de ces ''Cro-Magnons'' qui n'ont ni télé … ni portable.

 

Chez moi, j'eus la chance de trouver l'ami Chan. Il était devant l'ordinateur. D'emblée, dès mon arrivée, il m'annonça que nous dînerions seuls car son frère et sa belle sœur avaient décidé de rentrer se coucher.

 

''Ma belle sœur a mal au ventre'' poursuivit-il pour justifier leur décision  … ''d'avoir trop bu d'eau chaude'' … lui demandai-je ?!...

 

Chan alors sourit sans me donner de réponse !... curieux non ?...

 

Ce dernier, qui n'est plus très jeune lui aussi, 75 ans, a pour particularité d'être malade de ne pas être malade. Vous avez bien lu, son obsession frise l'hypocondrie. En fait il a une santé à toute épreuve.

 

Mais tous les matins il a besoin de se découvrir un ''mal'' ou une ''douleur'' quelque part pour être en forme durant la journée, car quand il sait où il a mal, il est rassuré.

 

Entre autres particularités physiques, la moindre petite marche lui rappelle que ses jambes n'ont plus vingt ans et pour cette raison nous marchons souvent l'un derrière l'autre, moi devant lui, et lui une trentaine de mètres derrière moi.

 

Mais …  quand il s'agit d'aller prendre des photos il court comme un lapin, malgré ses 75 ans. Et dans ce cas de figure, c'est moi qui me retrouve une trentaine de mètres derrière lui.

 

Je ne savais pas que la photographie pouvait être aussi une thérapie ?!... Grâce à lui, je l'ai découvert.

 

Bref !... Je n'avais pas fini de lui dire que le grand défilé était pour ce soir et qu'il allait débuter dans l'heure qui venait, qu'il était déjà sur le pied de guerre alors qu'habituellement il lui faut plus d'une heure pour se préparer à sortir.

 

   

 

 

                       Loy Krathong Yi-Peng 2012 - ลอยกระทง ยี่เป็งเ 2555

 

Le grand défilé : … de l'intérieur !...

 

Photo 1 : ''Allo oui !... Mais non tu ne me déranges pas ….

Photo 2 : ''Tu vas trop vite … donne moi le temps de cadrer !... '' 

Photo 3 : ''Devine pourquoi je ne suis pas à la maison !…''

 

 

A la guest-house, malgré toutes les explications qu'à pu donner Chan à ses proches pour qu'ils se joignent à nous, seul son frère nous a emboîté le pas. La belle sœur préféra rester au lit. Le thé chaud n'avait pas su avoir raison de l'indigestion !...

 

 

Lorsque nous sommes arrivés tous les trois, place Thaphae, le défilé venait tout juste de commencer. Seulement deux chars, avaient échappé aux déclics de nos appareils photos.

 

 

Chan était aux anges, comme sur un petit nuage. Mais en oubliant qu'il marchait sur terre il se prit les pieds dans une barre de tractage qui reliait un char à un tracteur, alors il alla embraser le sol … sans aucun dommage à sa remise sur pieds. Ouf !...

 

Quant à son frère il se contenta de deux ou trois clichés par char !... Le formatage a la vie dure !...

 

Personnellement vu mes talents de photographe je n'hésitai à mitrailler chacun de mes objectifs car il me faut une bonne vingtaine de clichés pour en tirer un de valable. Prière de ne pas rire.

 

 

Le lendemain matin la belle sœur, à qui son mari avait montré ses photos de la veille, n'avait pas l'air déçu de ne pas avoir vu cette parade. En tout cas, elle en n'exprima jamais le moindre regret et comme pour lui faire un pied de nez, elle conserva son bon coup de fourchette sans jamais plus être indisposée !...

 

 

 

 

                       Loy Krathong Yi-Peng 2012 - ลอยกระทง ยี่เป็งเ 2555

 

Le grand défilé : …

 

Photo 1 : Le char n° 27 de l'université de Chiang-Maï (มหาวิทยาลัย เชียงใหม่)

Photo 2 : Le char n° 20 de l'université bouddhique Mahamakut du Wat Chédi Luang Viharn de Chiang-Maï. (มหาวิทยาลัยมหามกุฏราชวิทยาลัย วัดเจดีย์หลวงวรวิหาร).

Ce char a obtenu le 2ème prix du concours des plus beaux chars et la coquette somme de 20.000 bahts (500€ environ) qui accompagnait ce 2ème prix.  

Photo 3 : Le char n° 29 (ราชาวดี). Il aurait eu le 2ème prix des présentations de chars c'est-à-dire en tenant compte de l'ensemble du groupe.

 

…. Un festival d'éléphants

 

 

Pour ceux que mes malheurs auraient intéressés, non seulement personne n'était venu rétablir le courant dans la demi-heure qui avait suivi ma réclamation, mais le lendemain matin de cette grande procession … je me suis réveillé sans électricité et … sans eau.

 

Les réservoirs du condominium s'étaient vidés durant la nuit et les pompes, privées d'énergie, se trouvèrent dans l'impossibilité de fonctionner donc … de les remplir à nouveau.

 

 

Après déjeuner je suis alors retourné à ''l'office'' de la veille, route de Lamphun. Et là j'ai appris que l'électricité était revenue. Car entre temps les mauvais payeurs s'étaient acquittés de leurs dettes, et le gérant avait pu régler la facture. Ce qui se vérifia à mon retour.

 

 

Sans cette coupure de courant il est certain que nous n'aurions pas assisté à cette parade. Il est vrai que nous n'en serions pas morts. Mais pour aussi dérangeante que fut cette interruption d'approvisionnement énergétique, elle me permet de titré cette chronique au moyen d'un vieux proverbe qui prétend que … ''à quelque chose malheur est bon''.

 

Quant à vous cher lecteur, après avoir regardé les photos qui accompagnent ce texte Qu'auriez-vous préféré :

 

1/ Avoir eu du courant et ne pas avoir vu le défilé ou

2/ Avoir été sans électricité et avoir vu le défilé ?...

 

Je vous laisse réfléchir, il n'y a pas besoin de courant pour cela.

 

Mais si un jour vous décidez de venir à Chiang-Maï, faites en sorte que ce soit pendant les fêtes de Loy Krathong et Yi-Peng. Vous ne le regretterez pas.

 

 

 

 

                       Loy Krathong Yi-Peng 2012 - ลอยกระทง ยี่เป็งเ 2555

 

Le grand défilé : …

 

Photo 1 : Un sans grade et un sans nom dont j'ai laissé filer les coordonnées. Qu'il me pardonne !...

Photo 2 : ''Promenada'' Une façon de se faire connaître du grand public avec une mise en scène plutôt réussie. Il s'agit d'un nouveau centre commercial haute gamme qui va ouvrir en décembre 2012 et qui se trouve aux abords de la route qui conduit de Chiang-Maï à Sankamphaeng. Je viens de découvrir ce nouveau lieu en rédigeant cette chronique !... Comme quoi on en apprend tous les jours !...

Photo 3 : Un autre sans grade et sans nom dont je n'ai pas photographié les porte-banderoles. Mea culpa !...

 

 

 

 

     

 

 

                       Loy Krathong Yi-Peng 2012 - ลอยกระทง ยี่เป็งเ 2555

 

Photo 1 : Un musicien du ''Marching Band'' … l'orchestre de l'école Me Thee Wut Thi Korn school de Lamphun (โรงเรียนเมธีวุฒิกร - ลำพูน).

Photo 2 : La fleur du ''Couroupita Guianensis Aublet'' dont j'ai parlé plus haut. Cet arbre se trouve pratiquement dans tous les temples du Lanna.

Photo 3 : L'un des manipulateurs du cerf, et sa marionnette. (Ils sont deux à l'intérieur de la fourrure.)

 

 

 

 



15/12/2012
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