MerveilleuseChiang-Mai

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BOUDDHA D’EMERAUDE (LE). 3/3

 

Avertissement : Le présent texte appartient à un triptyque. Il fait suite au deuxième volet intitulé :

 

                                        BOUDDHA d'EMERAUDE (LE).2/3

                                                         (Deuxième partie)

                                                   L'itinéraire légendaire.

 

Classé dans : 10 LEXIQUE.

 

 

 

BOUDDHA D'EMERAUDE (LE). 3/3

 

                                           Troisième partie :

 

                                      Le Palladium du Siam

 

                                               

 

 

Le bouddha d'émeraude

 

 

 

Vers les années 1560 environ, Le Bouddha d'émeraude quitte Luang Prabang pour aller faire les beaux jours de Vientiane, devenue à l'occasion la nouvelle capitale du Lan Xang.

 

Il s'agissait alors pour les Laos de mettre de la distance entre la capitale birmane et celle du Lan Xang tout en se rapprochant de leur allié annamite.

 

Hélas non seulement le Lan Xang va tomber sous l'hégémonie birmane, mais encore va-t-il se diviser en trois royaumes (Luang Prabang, Vientiane et Champassak.)

 

 

De son côté le Siam connaîtra le même sort. Ayutthaya, sa capitale sera pillée en 1569 et carrément rasée en 1767.

 

Sans le général Taksin le Siam passait de vie à trépas. Car c'est lui qui va chasser les birmans du Siam tout en mettant en œuvre une politique d'expansion territoriale sans limite … à l'image de celle que pratiquèrent les birmans.

 

Fin 1767 ce Taksin (1734-1767-1782) fier de ses succès militaires se nomme roi de Siam sous le nom de ''Borom Racha IV'' (บรมราช) et courant 1768 il envoie une délégation à Pékin pour signifier son allégeance à la Chine afin d'être officiellement reconnu comme le seul et unique roi de Siam.

 

Dans un premier temps la Chine des Qing ne donnera pas suite.

 

 

Premier rapt du Bouddha d'émeraude par les Siamois.

 

Pour agrandir son royaume et assouvir ses appétits territoriaux, Taksin a d'abord recourt à la voix diplomatique et à d'éventuelles alliances via des mariages.

 

En cas de refus ce sont les armes qui entrent en action !....  

 

Ainsi dans l'intention de rapprocher le royaume de Vientiane à celui du Siam, Taksin aurait demandé à son voisin, le roi Ong Boum qui régnait alors sous le nom de Phaya Siriboungnasan (1760-1778) (พญาศิริบุญสาร ou  พระเจ้า ศิริบุญสาร) la main de sa fille.

 

Ce dernier, alors allié à la Birmanie, en fait son vassal, la lui refusa.

 

Alors Taksin envoya l'un de ses meilleurs généraux, et ami d'enfance qui était en campagne au Cambodge Phraya Chakri Thong Duang, (1736/7-1809) enlever la belle.

 

L'expédition se déroula en 1778, et se solda par un succès, après néanmoins un siège de Vientiane de quatre longs mois.

 

Mais, non seulement Phraya Chakri (พระยาจักรี), ou Maha Kasat seuk (มหากษัตริย์ศึก), ramenait la future épouse mais aussi le ''Prabang'' (1) et … le Bouddha d'émeraude palladium de Vientiane ; qu'au passage il avait mit à sac.

 

 

Phraya Chakri durant ses campagnes prit un soin tout particulier concernant les Bouddha. (2) Il en rapporta en quantité à Thonburi, plus de 1.200 d'après les ouï-dire, au point qu'on se savait plus où les loger.

 

Les images de Bouddha connurent en ce temps là une crise du logement … qui se résorba, je rassure le lecteur, au fur et à mesure que Bangkok se construisit. Ainsi 394 d'entre elles trouvèrent refuge au Wat Po, où elles sont toujours.

 

Cette crise particulière du logement, qui dura quand même plus d'une dizaine d'années, se solutionna d'autant mieux qu'il fut demandé aux artistes d'alors, non pas de créer de nouvelles effigies de Bouddha, (*) mais de mettre leur art au service de la construction de sanctuaires ou Wats. (Temples)

 

 

(*) La statuaire couvrant les années allant de 1767 à 1850 fait preuve d'aucune créativité ; et les quelques réalisations eurent l'art de déplaire aux fidèles restés attacher à la tradition. Ce ne sera qu'après 1850 que les artistes vont créer des merveilles en s'inspirant du classicisme siamois et … de la culture occidentale.

 

 

    

 

 

              Taksin ou le roi chinois ou encore ''Borom Racha IV'' (บรมราช)

 

Photo 1 : La statue équestre du roi Taksin à Thonburi.

 

Photo 2 : Un portrait du roi Taksin qui se trouverait dans un musée italien.

 

Photo 3 : L'un des bas reliefs en bronze du socle de la statue équestre de Taksin à Thonburi mettant en scène des soldats de son armée.

 

 

C'est aussi à ce Phraya Chakri, qu'un jour il fut prédit qu'il deviendrait roi. En ce temps là, comme aujourd'hui, une prédiction n'était jamais prise à la légère.

 

Alors en s'accaparant du Bouddha d'émeraude, et compte tenu de cette prophétie, Phraya Chakri aurait-il eu l'intention d'en faire le palladium de son futur royaume ?!...

 

L'hypothèse n'est pas invraisemblable d'autant que son ami Taksin, dont il était aussi le beau-frère, ne cessait pas de se faire des ennemis, tant au sein du sangha (Le clergé bouddhique) qu'auprès des hauts dignitaires.

 

Alors ... certains espoirs étaient permis car un roi ne peut pas trop s'impliquer dans la vie religieuse sous peine d'être soupçonné de se prendre pour un moine supérieur, voire un Bouddha … ce qui est alors … folie !... et passible de destitution ... ce qui arriva au roi Taksin !...

 

 

Pour clore ce chapitre sur Vientiane, Phaya Siriboungnasan, après avoir attendu en vain l'aide des Birmans, se vit contraint en 1781 à la reddition. De ce fait il sera déposé un an plus tard, en … 1782 ; une année importante dans l'histoire du royaume siamois, comme nous allons le voir.

 

 

Le ''Prabang'', mais surtout le Bouddha d'émeraude, fut accueilli très solennellement par le roi Taksin qui vint à sa rencontre à la tête de plus de 246 barges.

 

Les deux palladiums restèrent ensemble quatre ans au Wat Arun (วัดอรุณ) (3) de Thonburi, la nouvelle capitale du Siam depuis 1767. Thonburi gardera cette position jusqu'en … 1782.

 

 

En 1782 Taksin qui s'était aliéné le sangha, la communauté des moines, fut tour à tour accusé de folie, détrôné et tué avec son fils. (4)

 

Phaya Chakri Chulaloke, plus connu sous ses noms posthumes de Phra Buddha Yodfa Chulaloke (พระพุทธยอดฟ้าจุฬาโลก) ou Rama Ier saisit alors l'occasion pour prendre le pouvoir, s'autoproclamer roi et fonder la dynastie des Chakri. (5)

 

Voulant faire table rase du passé il fonde une ville nouvelle de l'autre côté du fleuve Chao Phraya, juste en face de Thonburi, c'est … pour faire court car la ville à un nom à n'en plus finir, (*) Krung Thep ou Krung Thep Maha Nakhon (Ville des déités et glorieuse cité) ou encore … Bangkok. (Village des olives)

 

 

(*) Bangkok a le nom de la ville le plus long du monde, plus de trente cinq mots en traduction française et … en retirant les articles !...

 

 

Dans la foulée, le royaume de Vientiane fut annexé au Siam et son trône confié au fils aîné d'Ong Boum, Tiao Nan, qui régna sous le nom de Chao Nanta Sen (เจ้านันทะเสน) ou Chao Nan (เจ้านัน) de 1782 à 1792.

 

Ce dernier, Chao Nan, en 1782 donc, rentra à Vientiane en compagnie du ''Prabang'' que le Siam restituait à Vientiane mais … sans le bouddha d'émeraude précise Phagna Houm Phann Saignasith (6) dans ses mémoires et, comme l'écrivit aussi Paul Le Boulanger en 1931. (7)

 

 

Alors se pose la question de savoir quand a été rendu le Bouddha d'émeraude à Vientiane ?.... s'il a été rendu ?!... Car de nombreux auteurs sur le net, écrivent qu'il fit parti du butin que ramena le général Bodin suite au deuxième sac de Vientiane en … 1828 ?!...

 

Or les travaux du Wat Phra Keaw (วัดพระแก้ว) de Bangkok, ou Wat Phra Sri Rattana Satsadaram (วัดพระศรีรัตนศาสดาราม) (8), de son nom officiel, c'est-à-dire la résidence du Bouddha d'émeraude, commencèrent dès 1785 ?!...

 

A-t-on l'habitude de construire un splendide édifice pour un joyau qu'on n'a pas ?... à moins de le convoiter une seconde fois !...

 

Par ailleurs dans le nom Siamois de Bangkok les cinquième, sixième et septième mots se traduisent par ''résidence du Bouddha d'émeraude'' ?!...

 

Bangkok était donc, dès les cérémonies précédant la construction de la ville, appelée ''résidence du Bouddha d'émeraude'' !...

 

A mon avis le Bouddha d'émeraude n'a pas été rendu à Vientiane. Il est resté à Thonburi en attendant d'élire domicile dans son Wat. Mais … faisons comme s'il avait été rendu !...

 

    

 

 

            Le Bouddha d'émeraude et les Vats du Lan-Xang ou …du Laos

 

Photo 1 : Le Vat Xieng Thong de Luang Prabang. Un Vat construit vers 1550/60 sous le règne de Setthathirath. C'est ce roi qui vers 13/15 ans régna 2 ans sur le Lanna et rapporta le Bouddha d'émeraude à Luang Prabang. Alors ce Vat a – peut-être – abrité le Bouddha d'émeraude ?!...

 

Photo 2 : Une gravure intitulée ''Ruine du Pra-Kèo à Vientiane''. Elle est l'œuvre de Mme Alix Hava des Hautschamps, et illustre la page 83 du livre de Paul le Boulanger, ''Histoire du Laos Français''.

 

Photo 3 : Le Haw Phra Kaeo de Vientiane dont l'original fut construit vers 1565 sous le règne de Setthathirath tout spécialement pour abriter le Bouddha d'émeraude.

 

Ce nouveau Haw Phra Kaeo a été reconstruit sur les ruines de l'ancien lors de la colonisation Française entre 1936 et 1942. C'est aujourd'hui un musée d'état, communisme oblige !... Mais les  régimes passent … et heureusement, dans certains cas, pour les générations futures !...

 

 

 

(1) Le Prabang (พระบาง) est aussi un bouddha qui aurait été créé par les dieux et dont les Sri Lankais seraient à l'origine.

 

Ces derniers après avoir réuni or, fer, argent, cuivre, pierres précieuses et autres ingrédients de valeur chargèrent un de leurs moines bouddhiques, à tout fondre pour créer une statue de Bouddha destinée à les protéger.

 

L'intéressé grâce à l'intervention des dieux, dont Pra Indra, s'acquitta de sa mission et célébra une cérémonie lors de laquelle cinq tout petit os de Pra Kudom, pénétrèrent dans la statuette.

 

L'œuvre divine étant alors achevée, elle fut placée dans un temple appelé ''Sra Bang Kata'' ; et de ce lieu saint, grâce à ses pouvoirs magiques elle protégea et combla de ses bienfaits le Sri Lanka pendant de longues années !... (Dixit une des légendes, car il y en a d'autres dont l'authenticité Historique ne vaut pas mieux.)

 

Un Khmer venu étudier l'enseignement de bouddha au Sri Lanka, le Maha Butta Kossa Chan Chao, de retour en son pays parla à son souverain, le roi d'Enthipat (Angkor) de ce Prabang. Le roi d'Enthipat, vraisemblablement Indravarman 1er (877- av.889) qui était d'obédience bouddhique, pressentant peut-être le besoin de se protéger des Brahmanistes, envoya alors une délégation auprès du roi du Sri Lanka Udaya II (887-898) ( ?...) pour demander qu'on lui fasse don du Prabang. Sa demande fut acceptée et la statuette resta au Cambodge pendant sept règnes (*) consécutifs, mais sans donner les résultats escomptés ?!....

 

(*) Ce qui historiquement est faux car cela conduit au règne de Jayavarman V 968-1001. Elle y resta donc plus de 7 règnes.

 

Voici maintenant, comment elle quitta le Cambodge.

 

Aux environs de 1316, un roi Lao, Khoum Phi Fa, se sépara de son fils aîné,  Tiao Fa La Thoarani Maharaj ou Fa Ngum (1316-1353-1374) (ฟ้างุ้ม), parce qu'il avait 33 dents, et que c'était alors un signe de mauvais présage. (Ce passage tient plutôt de la légende que de l'Histoire, car on ne naît pas avec toutes ses dents, même en en ayant trente trois.) (*)

 

(*) Il existe une autre version où c'est le roi Khoum Phi Fa qui est chassé avec ses descendants pour avoir séduit, et plus, une concubine de son père. Alors ce dernier serait allé demander asile au roi Khmer. Fa Ngum avait alors une quinzaine d'années.

 

Mais … revenons à la première légende tant elle est belle et naïve.

 

L'enfant fut mis sur un radeau qui alla dériver sur le Mékong. Un ermite, Phra Maha Passaman, qui passait par là le recueillit et l'emmena à la cour du roi Khmer de Nakon-Louong (La grande ville ou … Angkor) où il fut élevé et marié vers 20 ans à la fille du souverain, la belle … Nang Kéo Lot Fa. (นางแก้วยอดฟ้)

 

Vers 1343 Fa Ngum, qui devait alors avoir une trentaine d'année, apprend la mort de son père et décide d'aller revendiquer son trône. Car il avait toujours su qu'elles étaient ses origines.

 

Alors à la tête d'une armée Khmère de 10.000 hommes ( ?!…) et accompagné de son épouse, Nang Kéo Lot Fa, il prend la piste conduisant à ''Xieng Dong Xieng Thong'' qui deviendra ''Luang Swat'' puis … Luang Prabang ''sa'' capitale.

 

Après avoir conquis ou assujetti nombre de muangs ou Viangs (Villes-royaumes) vers 1353 il monte sur son trône, mais au lieu de poser les armes il continue d'étendre son domaine. De ce fait il crée le royaume de Lan Xang et devient le 1er roi historique du Laos, tout en étant ''l'otage'' de sa légende !...

 

Hélas, pour certains auteurs, les sujets de Fa Ngum ne sont pas ceux qu'il espérait. Ils n'ont aucune religion et se comportent comme des ignorants. Pour remédier à cela il demande à son beau-père, le roi du Cambodge de lui envoyer une mission bouddhique. C'est donc les débuts du Bouddhisme au laos.

 

Dans une autre version son beau-père, à la demande de sa fille, la femme de Fa Ngum, envoie la mission à Fa Ngum pour lui rappeler les devoirs d'un roi bouddhique et mettre un terme à son despotisme et à sa violence.

 

Il doit y avoir du vrai dans les deux versions et … les quelques autres que j'ai passé sous silence !...

 

Toujours est-il qu'aux environs de 1358 (*) une délégation partie du Cambodge, se dirigea vers Xieng Dong Xieng Thong, (Luang Prabang) afin d'y faire connaître la parole du Bouddha.

 

Elle était conduite par, Maha Passaman Chao, Maha Teng, et Maha Teng Tepa Lanka. Ces maîtres bouddhiques étaient suivis de 20 érudits, 1000 moines, 3.000 ouvriers d'arts, sculpteurs et artistes. Ils emportaient aussi avec eux … le Prabang dont les Khmers n'avaient pas été vraiment satisfaits … paraît-il ?!....

 

C'est donc depuis cette époque que la statuette du Prabang est attachée à l'histoire du Lan-Xang et, par voie de conséquence, à celle du Laos et … de Luang Prabang à qui elle donna son nom.

 

(*) Si les événements peuvent être acceptés comme tels, par contre les dates sont plus que douteuses. Ainsi de 1353 à 1357 Angkor était occupée par le Siam. Alors la mission a du partir beaucoup plus tôt et pourrait-être tout autant une mission qu'un départ précipité pour fuir les Siamois ?!...

 

Entre 1316 règne de Indra Jayavarman (1308-1327) et 1353, règne de ''Lampang Reachea ou Sri Lampang Paramaraja'' (1347-1353) quatre souverains se sont succédés alors il ne peut plus être question de beau-père ou de père. Bref il y a beaucoup d'incohérences dans ces différents récits. Mais là encore ce n'est pas notre sujet et j'aurai vraisemblablement l'occasion d'y revenir dans d'autres chroniques.

 

      

 

Photo 1 : Le roi du Laos  Sisavang Vong (1885 - 1945 – 1959).

 

Photo 2 : Le Prabang dont il est difficile de savoir si c'est une copie ou l'original. (La suite va vous en dire plus.)

 

Photo 3 : Le général Raoul Salan (1899-1984) qui de 1924 à 1937 sera affecté en Indochine où il retournera d'octobre 1945 à 1954. Son nom reste surtout attaché à ''L'attentat au bazouka'' (1957), au ''Putsch des généraux''  et à ''l'OAS'' (1961-1962) dont il fut l'un des dirigeants.

 

Photo 4 : Lucien Bodard (1914-1998) auteur et grand reporter qui 32 ans durant sera attaché au quotidien, feu ''France-soir'' (1944-2012) créé par Pierre Lazareff. Il sera correspondant de guerre en Indochine de 1948 à 1954.  

 

Pour la petite histoire : Le prince Mangkra Souvannaphouma raconte que lors de la guerre d'Indochine, le 23 avril 1953 à Luang Prabang les forces françaises où se trouvaient le général Salan et le journaliste Lucien Bodard pressèrent le roi Si Savang Vong d'évacuer la ville parce que les Vietnamiens étaient à ses portes.

 

Le Prabang protège la ville et l'ennemi ne pénètrera pas à Luang Prabang prédisait alors un vieux moine qui fit ''sourire '' … jaune … sans doute, les Français.

Mais … alors que personne ne s'y attendait, trois jours plus tard, le 26 avril, 1.200 légionnaires arrivant par la voie des airs vinrent prêter main forte aux forces terrestres. Les Vietnamiens se replièrent sur Nam Bak et ne sont jamais entrés dans Luang Prabang ?!...

 

C'est le Prabang qui donna son nom à Luang Prabang et le Prabang qui s'y trouve actuellement serait, comme je l'écrivais plus haut … peut-être … un faux !...

 

Certains écrivent que l'original aurait été substitué par des apparatchiks communistes Laos à la suite d'une des nombreuses manifestations culturelles organisées dans les pays de l'Est lors des ''beaux jours'' du communisme. L'original serait donc, d'après eux, quelque part au Laos mais où ?... mystère !

 

Le Prabang a été volé plusieurs fois (Birmans et bandits) et … rendu à chaque fois car là où il se trouvait les voleurs étaient victimes des pires fléaux … Choléra … sécheresse … incendies et cætera et cætera !...

 

Alors si ce qui se dit est vrai … il ne faut pas s'étonner de voir l'état actuel du communisme dans le monde ?!.... et les ''voleurs'' auraient tout intérêt à rendre l'original pour leur plus grand bien !... Non ?...

   

Nota bene : Au sujet du nom du Prabang :

Pra à la signification de ''saint'' et Bang résume l'origine de la statuette. Pour la créer, chacun a donné un peu de sa richesse, c'est-à-dire de soi-même. C'est donc une sainte image composée d'un peu de tous ou de chacun.

 

(2) Les images de Bouddha sont considérées comme des … ''talismans'' c'est-à-dire des concentrateurs de forces ayant des pouvoirs exceptionnels. De ce fait, plus on possède de Bouddha, plus on détient de pouvoirs et plus on est protégé.

 

Alors de là à penser que le futur Rama Ier cherchait force et protection il n'y a qu'un pas à faire, d'autant que lors de ses campagnes militaires, il était toujours accompagné d'un bouddha fixé sur son éléphant. Ce bouddha était comme son palladium personnel. Il était persuadé qu'il lui devait tous ses faits d'armes.

 

Plus on possède de Bouddha et plus on devient invulnérable, c'est comme pour les amulettes. Mais encore faut-il savoir qu'il est dangereux de loger sous un même toit deux palladiums car leur ''énergie'' respective serait si puissante qu'au lieu de s'additionner elles s'opposeraient et seraient la source de grandes calamités.

Ainsi la destruction de Vientiane aurait été du à la cohabitation du Prabang et du Bouddha d'émeraude ?!...

 

Alors peut-être qu'en rapportant les deux bouddha et qu'en les mettant sous un même toit, le Wat Arun, espérait-on en finir d'une façon ou d'une autre avec Taksin ?!...

Alors peut-être qu'en rendant le Prabang le but était avant tout d'éviter les effets néfastes de la cohabitation des deux bouddha et non pas d'avoir un geste de clémence vis-à-vis des Laos ?!... d'autant, dit-on, qu'en dehors de Luang Prabang le Prabang serait l'auteur de calamités et non de bienfaits.

Ces ''peut-être'' ne sont que des hypothèses, mais la superstition conduit ses adeptes à des raisonnements où la raison d'un cartésien se perd dès ses premiers pas !... alors !... restons-en là.

  

(3) Le Wat Arun, temple de l'aurore et temple principal de Thonburi fut d'abord appelé Wat Makok (Wat des olives) (วัดมะกอก) puis Wat Chaeng (วัดแจ้ง) et enfin Wat Arun ratcha Wararam (วัดอรุณราชวราราม) plus communément appelé Wat Arun, le temple de l'aube.

 

(4) Taksin aurait été le père de 30 enfants dont 9 filles. En principe les 21 garçons étaient susceptibles de lui succéder.

Le premier héritier aurait-il été tué pour faire peur aux autres ?... 

Les autres se seraient-ils enfuis ?... Je n'ai rien trouvé sur le sujet. Tout ce que je sais c'est qu'ils étaient tous les neveux du nouveau roi !...

 

(5) Le mot Chakri fut d'abord un titre avant de devenir un nom propre. Il fut donné par le roi Taksin à son ami et général Chulaloke lequel eut aussi le titre de ''Maha kasat suek Piluek Mahima Tuknakarat Ra-adet''.

Ces titres ''ronflants'' font rêver les Thaïlandais. Car les Thaïlandais adorent beaucoup … et encore maintenant !...

 

Pour la petite histoire … sur certains traités ''franco-siamois'', concernant les Siamois signataires, il était en général écrit le premier mot de leur titre suivi de … etc … etc … et cætera !... ce qui parfois faisait gagner non seulement du temps, mais bien des pages d'écritures !...

 

Pour être plus précis sur le nom posthume de ce roi : (Rama 1er)

''Phra Phuttha Yot Fa Chulalok'' ou ''Phra Buddha Yodfa Chulaloke'' est en fait le nom qui a été donné à la statuette d'un bouddha en or que commanda le roi Phra Nang Klao (Rama III) à la mémoire de son grand-père, c'est-à-dire Rama 1er. Cette image de bouddha se trouve aujourd'hui au Wat Phra Keaw.

A noter qu'il y a bien une relation spécifique et particulière entre les rois de Siam et Bouddha. Le roi n'est pas Bouddha mais il est néanmoins représenté au moyen d'un Bouddha ?!...

 

Cette façon de voir ne pose aucun problème aux autochtones, et encore moins la moindre question ; alors que pour un occidental il y a de quoi s'arracher les cheveux ... non ?...

 

(6) Phagna Houm Phann Saignasith (1927 ?) fut secrétaire d'état Laotien aux finances, aux travaux publics et … lecteur de Paul Le Boulanger.

 

(7) Paul Le Boulanger est l'auteur d'un excellent ouvrage ''Histoire du Laos Français '' qui fait des ''sauvages laotiens'', comme on les appelait à l'époque, un peuple avec une histoire.

Georges Cœdès, tel un brillant instituteur, fait une critique très intéressante de cet ouvrage dans un BEFEO de 1930. (Volume 30 p. 423-430)

 

(8) Phra Sri Rattana Satsadaram pourrait se traduire au mot à mot par : le très saint joyau d'entre les joyaux de notre beau maître … c'est-à-dire …Bouddha.

 

 

    

 

 

                      Le royaume de Phra Tak (le roi Taksin) et le Wat Arun

 

Photo 1 : Le général Taksin ressuscite le Siam et en fait un vaste royaume qui domine l'Indochine. Cependant la carte est une chose et l'union du royaume en est une autre ; car les vaincus chercheront à retrouver leur indépendance. La colonisation les y aidera au grand dam des Siamois qui alors ne porteront pas les Français dans leur cœur.

 

Photo 2 : Les ruines du Wat Chaiwatthanaram (วัดไชยวัฒนาราม) d'Ayutthaya. C'est-à-dire ce qu'il en reste aujourd'hui après le sac des Birmans de 1767. Des hommes qui savaient, comme les Siamois d'ailleurs, ce qu'était un saccage et … un sac.

 

Photo 3 : Le Wat Arun, une construction de l'époque d'Ayutthaya, c'est-à-dire avant même que ne soit créée Thonburi la capitale du roi Taksin. Il y a d'ailleurs un air de famille avec la photo précédente.

Rama II et Rama III embelliront ce temple où restera durant 7 ans environ le Bouddha d'émeraude, de 1778 à 1785.

       

 

Deuxième rapt du Bouddha d'émeraude par les Siamois. ( ?)

 

En supposant que le Bouddha d'émeraude ait été rendu lui aussi, pourquoi aurait-il été ''repris'' une deuxième fois ?...

 

L'histoire, une fois de plus, va répondre à la question.

 

 

En 1824 Bangkok intronise un nouveau roi, le troisième depuis 1782. Il s'agit du prince Chesda Bodindra (1788-1824-1851) (กรมหมื่นเจษฎาบดินทร์) dont les noms posthumes seront Nang Klao (นั่งเกล้า) et Rama III.

 

Rama III est à la tête d'un puissant pays. Ses prédécesseurs ont fait main basse sur pratiquement tout le Lan Xang ; et les trois royaumes issus de sa division, Luang Prabang, Vientiane et Champassak semblent être de fidèles vassaux.

 

Pourtant, le roi de Vientiane Chao Anouvong (เจ้าอนุวงศ์) ou Saya-Sethathirath III, le dernier fils d'Ong Boum ou Phaya Siriboungnasan destitué en 1782, a un comportement qui éveil la méfiance de Bangkok !…

 

Bangkok n'a pas tort, car Chao Anouvong se prépare en douce à la révolte. Il a redonné à Vientiane son lustre d'antan et même au-delà, et œuvre en secret à lui rendre sa puissance militaire et … son indépendance.

 

Mais tandis que Chao Anouvong place ses pions, Bangkok crée ''l'incident'' qui va dégénérer.

 

 

En 1826 le 3ème mandarin de Vientiane va porter tribut à Rama III. Il a à sa suite un certain nombre d'hommes que Vientiane ''prête'' à Bangkok pour accomplir divers travaux qui ne sont rien d'autres que des corvées.

 

Rama III trouve le tribut indigne de sa grandeur et le signifie vertement au ''latsavong'' qui, en plus, lui aurait répondu avec impertinence.

 

Très vite les hostilités vont enchainer à l'incident diplomatique, d'autant que Bangkok semble avoir maille à partir avec les Occidentaux. C'est le début de la colonisation de l'Asie du Sud-est et les Français comme les Britanniques ont des appétits territoriaux encore plus féroces que ceux du Siam.

 

Pour Chao Anouvong c'est le moment rêver pour attaquer le Siam. Alors il attaque et va de victoire en victoire mais !...

 

En 1828, après avoir eu l'avantage, les Laotiens se sont repliés à Vientiane. En face de leur ville se trouve le général Chao Phraya Bodindecha (1777-1849) (เจ้าพระยาบดินทรเดชา) plus communément appelé ''Bodin'', qui ne leur fera aucun cadeau.

 

Tous les Bouddhas, dont le ''Prabang'' (*) et le bouddha d'émeraude ( ?) seront emportés, toutes ( ?) les chroniques, y compris les écrits du Phratay Phidôk, (**) seront détruites, la ville entièrement rasée et les 6.000 familles … toutes déportées !...

 

 

(*) Le Prabang fut restitué une seconde fois, en 1867, soit 39 ans plus tard par le roi Mongkut dit Rama IV. Ce dernier chargea l'ouphat Oun Kham (อุปราชอุ่นคำ) (a) de Bangkok de remettre le précieux palladium au roi de Luang Prabang Chanthakuman ou Tiantha Koumane (1799-1851-1870) descendant de … Fa Ngum. (Rien n'est dit au sujet du nombre des dents du descendant !... L'Histoire prend le pas sur la légende.).

(a) l'ouphat ou upparat (อุปราช) était comme un vice-roi.

 

(**) Le Phratay Phidôk désigne l'ensemble des livres sacrés du bouddhisme orthodoxe, c'est-à-dire conformes au Theravada.

 

 

Après moult péripéties, en 1831 Chao Anouvong sera livré par un traitre, un certain Chao Noï, qui paiera sa déloyauté de sa vie.

 

Le prisonnier Chao Anouvong sera conduit à Bangkok attaché au moyen de chaînes et de fers en or. A Bangkok il sera enfermé dans une cage et exposé place Sanam Luang, où il resta trois ans durant avant de … s'empoisonner ?!... en 1835, ou encore de … ''mourir dans des conditions mystérieuses'' ?!...

 

 

Dans aucun des livres que j'ai consultés sur le sac de Vientiane en 1828, il est question du Bouddha d'émeraude. Mais peut-être n'ai-je pas eu les ''bons'' livres entre les mains ou sous les yeux ?!...

 

Alors, à moins d'avoir joué de malchance, j'en déduis que le Bouddha d'émeraude n'a pas quitté le Siam, et à plus forte raison Thonburi et le Wat Arun en 1782.

 

Le nouveau roi de Vientiane investi par Bangkok, Chao Nan, n'aurait bien rapporté que le Prabang à Vientiane.

 

 

Alors durant 7 ans environ, de 1778 à 1785, le Bouddha d'émeraude restera sous bonne garde, j'imagine, au Wat Arun avant d'être transféré en grande cérémonie courant 1785 dans le temple construit tout spécialement pour lui, dans l'enceinte du palais royal de Bangkok, où il se trouve encore maintenant.

 

L'ensemble des constructions dont celle qui abrite le Bouddha d'émeraude, l'ubosot, est appelé le Wat Phra Keaw ou Wat Pkra Kéo (วัดพระแก้ว) par le public et … le Wat Phra Sri Rattana Satsadaram (วัดพระศรีรัตนศาสดาราม) par les puristes !....

 

     

 

 

Une vue du palais royal de Bangkok et plus particulièrement du Wat Phra Keaw depuis l'angle des rues Sanamchai road et Na Phralan road. Le bâtiment (Ubosot) (พระอุโบสถ) abritant le bouddha d'émeraude est celui de gauche. Son toit est marqué par un point blanc.

 

 

Dans cette superbe demeure le Bouddha d'émeraude ne manque de rien. Il a pour le servir ses chambellans, ses majordomes et ses valets d'atours, sans compter les nombreux cadeaux qui lui ont été faits et qui lui sont toujours offerts.

 

Cependant il arrive qu'il donne des sueurs froides aux Siamois.

 

Ainsi fin 1893 et peut-être début 1894 le bouddha d'émeraude va porter à son comble l'émoi de l'opinion publique Siamoise. Car en octobre, à la suite d'une longue crise entre la France et le Siam, le Siam reconnaissait la suzeraineté de la France sur la rive gauche du Mékong, ses îles, et par la même occasion le protectorat signé entre la France et le Laos.

 

Ce qui signifiait que la France était en droit de réclamer le bouddha d'émeraude parce qu'il provenait d'un pillage réalisé sur la rive gauche du Mékong. Or sa restitution serait soi-disant synonyme de la fin de l'hégémonie siamoise, si prééminence il y a, en Asie du Sud-est !...

 

La France n'en fera rien, l'idole comme disaient alors les mécréants français, restera à Bangkok au grand soulagement de la population. Mais qui sait si un jour où l'autre l'image du Bouddha d'émeraude ne quittera pas cette ville ?!...

 

Le bon vouloir des hommes n'est pas toujours partagé par celui des dieux et des génies qui protègent les saintes images. Lampang en est un exemple parmi d'autres non ?!...

 

            

 

 

Une vue de l'intérieur de l'ubosot (พระอุโบสถ) abritant le bouddha d'émeraude. Il s'agit d'une cérémonie présidée par le roi actuel Rama IX.

 

 

 

Il y aurait encore beaucoup à écrire sur le Bouddha d'émeraude, en particulier sur la véritable origine de la statuette qu'il n'est plus possible de connaître ; car nul, à l'heure actuelle n'a le droit d'y ''toucher''.

 

D'après son style la statuette appartiendrait à l'école du Lanna  ou celle de Chiang Saen (Les deux noms qualifient la même école) et aurait donc été taillée vers le 15e siècle dans de la jadéite venant de Birmanie ou peut-être de Nan dans le Lanna. En tout cas la jadéite comme la statuette ne viendraient pas du Sri Lanka.

 

     

 

 

               Quelques Bouddha de l'école du Lanna ou de Chiang-Saen :

 

Photo 1 : La tête d'un bouddha assis provenant du Wat Ko ket (วัดเกาะเกด) d'Ayutthaya. (*)

 

Photo 2 : La tête d'un bouddha assis provenant du Wat Luang de Phayao une ville du Lanna. (*)

 

Photo 3 : Une image d'un Bouddha assis provenant de Chiang-Maï. (*)

 

Photo 4 : La tête du Bouddha assis précédant. (*)

 

Toutes ces images de Bouddha sont visibles dans le cloître du Wat Benjamabophit (วัดเบญจมบพิตร) ou Temple de marbre de Bangkok. Un temple consacré à la personne de Rama V. Ce sont vraisemblablement, tout du moins pour celle d'Ayutthaya, des images rapportées par Rama 1er et … qui ont trouvé où se loger !...

 

 

 

Avec ces chroniques sur le bouddha d'émeraude nous avons beaucoup flirté avec l'histoire, mais ceux qui me connaissent en ont l'habitude, car l'histoire avec ses dates et la géographie avec ses cartes permettent de beaucoup mieux comprendre tous les événements qui nous ont précédés, et les conséquences qui en ont découlé ou qui en découlent.

 

 

Pour rédiger ces chroniques j'ai été amené à lire de nombreux ouvrages dont la plupart se trouvent sur les étagères de l'EFEO ou de la BNF, car ils sont très anciens et pratiquement introuvables en librairie. Alors une fois de plus, encore merci à ces deux organismes, ''Persée.fr'' et ''Gallica.bnf.fr'' sur le net.

 

Je me suis aussi promené sur la toile pour savoir ce qu'on racontait sur le sujet. Comme d'habitude j'y ai lu beaucoup de choses fausses, dont le fameux Bodin qui aurait rapporté le Bouddha d'émeraude en 1828 et sur un autre, qui se veut un site culturel, ce qui est plus gênant, ''insécula'' pour ne pas le nommer, que Rama 1er ramena le Bouddha d'émeraude en Thaïlande en 1564 alors que ce roi est né vers 1736, et que la Thaïlande ne prit ce nom qu'en 1939. Quatre mots plus loin il y avait encore une erreur !... ce qui fait quand même beaucoup.

 

 

Sur le net je suis aussi tombé sur le travail de Monsieur Eric Roeder, un étudiant du département d'études asiatiques, de l'université de Manoa près d'Honolulu à Hawaii.

 

Ce monsieur était alors en année de maîtrise et a publié, vraisemblablement, son travail de fin d'année dont le sujet était … le Bouddha d'émeraude.

 

Ce qu'il a écrit n'est pas inintéressant sauf qu'il s'est permis, d'un malheureux revers de manche à l'américaine, d'écrire que ''… Monsieur Camille Notton eut une carrière plutôt médiocre en tant que diplomate … ''.

 

Il est vrai que Monsieur Eric Roeder est américain et moi Français alors nous n'avons pas tout à fait les mêmes valeurs. Aussi quand une personne tombe amoureuse d'une région, le Lanna pour ne pas la citer, au point de refuser toute nomination plus importante, on ne peut pas écrire que … '' Camille Notton eut une carrière plutôt médiocre ….. ''

 

Monsieur Camille Notton était un homme qui aimait le Lanna et qui a sacrifié sa carrière pour y rester. Ce qui lui a permis vraisemblablement de traduire certains des ouvrages dont s'est peut-être servi Monsieur Roeder, à qui je signalerai qu'en 1940, période durant laquelle les Thaïlandais ont mené la vie dure aux Français, courageusement, Monsieur Notton était à Chiang-Mai !...

 

Cette mise au point étant faite j'espère que ces chroniques sur le Bouddha d'émeraude vous auront fait découvrir un petit bout de l'histoire du Lanna par le biais … du Bouddha d'émeraude.

 

En tous cas, merci de m'avoir lu jusqu'à mon dernier point … de ponctuation.

 

 

Ah non, je n'ai pas fini. Car j'ai encore une question … insidieuse à vous poser :

 

Si vous avez lu les trois chroniques, que je pense impartiales, et si chacune des villes que le Bouddha d'émeraude a marqué de sa présence revendiquait son appartenance, à quelle ville donneriez-vous une fois pour toute le Bouddha d'émeraude ?...

 

Bonne réflexion et surtout bon sommeil !...

 

                          

 

 

La sainte et royale cérémonie du changement du model de la tenue de l'image en pierre précieuse du grand et saint Bouddha. (*)

(พระราชพิธีเปลี่ยนเครื่องทรงพระพุทธมหามณีรัตนปฏิมากร)

 

Photo 1 & 2 : Le roi Rama IX au cours de l'une de ces cérémonies de changement de robe du Bouddha d'émeraude. (Les photos ne sont pas bonnes mais elles sont très rares.)

 

Photo 3 & 4 : Le fils du Roi Rama IX, le prince héritier Maha Vajiralongkorn (มหาวชิราลงกรณ) le 11 juillet 2006 pour la 1ère et le 16 juillet 2011 pour la seconde. Il s'agit donc d'une même cérémonie, la robe de l'été est remplacée par celle de la saison des pluies.

 

 (*) L'art de créer des titres concis n'est pas une des spécialités Thaïlandaises … comme vous pouvez le constater.

 

Nota bene : Ces photos viennent du bureau Royal de Bangkok.

 

 

Et pour terminer une rétrospective du Bouddha d'émeraude revêtu de ses différentes robes. D'abord sans robe, puis avec celle de l'été, de la saison des pluies et enfin celle de l'hiver.

 

      



13/08/2012
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