MUSIQUE - INSTRUMENTS - merveilleuse Chiang-Maï

MerveilleuseChiang-Mai

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MUSIQUE - INSTRUMENTS



QEEJ (LE) ou le RAJ QEEJ
QEEJ (LE) ou le RAJ QEEJ :

 

 

QEEJ (Le) ou le RAJ QEEJ. (Photo du musée Branly)


Pour les Hmong-s, le ‘’qeej‘’ (*) n’est pas, à proprement parler, un instrument de musique. C’est d’abord et avant tout un instrument ‘’cultuel‘’ qui aurait la particularité de reproduire les sons de la voix humaine. C’est-à-dire d’imiter le langage parlé Hmong.

 

Grâce à cette faculté, il permettrait alors de communiquer avec les esprits qui peuplent le monde des vivants. De ce fait son apprentissage est long. Car si le qeej ‘’parle‘’ hmong, tous les Hmong-s ne le comprennent pas !... 

 

Par ailleurs, il demande à l’instrumentiste des aptitudes physiques particulières.

 

En effet, pour ne pas se laisser séduire et tromper par les esprits, le joueur doit rester en permanence sur ses gardes lorsqu’il dialogue avec eux. Alors il joue en dansant.

 

Cette danse ‘’acrobatique‘’ s’appelle le ‘’dhiam qeej tawj qeej‘’ ; ce qui pourrait se traduire par ‘’sauter avec le qeej et tourner avec le qeej‘’.



 

Par contre, pour les techniciens en instruments de musique, qui sont des hommes terre à terre, cartésiens et matérialistes, le ‘’qeej‘’ appartient à la grande famille des orgues à bouche et à anche libre.

 

C’est un des ancêtres de l’harmonica, l’harmonium, l’accordéon, le mélodica, le concertina, et bien d’autres.

  

Ses ‘’proches parents‘’ asiatiques sont les khene-s ou khên-s (ແຄນ en Lao et Lanna et แคน en Thaï) dont les joueurs s’appellent, mokhene-s.

Ses ‘’frères‘’ portent le nom de, sheng en Chine, sho au Japon, lusheng chez les autres Miao-s, et plung chez les Murung-s, un peuple tibéto-birman du Bangladesh.

 

Matériellement, le qeej, d’un encombrement d’environ 1 m sur 80 cm et d’un poids aux alentours de 600 grammes, se compose de 7 tuyaux, ou pipes. (**)


Les 6 dernières pipes, d’une longueur inégale, sont toutes légèrement recourbées à l’une de leur extrémité. Et toutes, à leur autre bout, sont équipées d’une hanche taillée dans une fine lamelle de cuivre, et percées d’un petit trou.


Ces 6 pipes sont encastrées et assemblées à la première, qui sert d’embouchure, au moyen d’une cire spéciale (khi sout).

 

C’est un instrument qui utilise une gamme pentatonique (5 tons).

 

Il sert à l’occasion des fêtes, mariages, obsèques, mais aussi pour accompagner des chansons d’amour et aider les soupirants à faire la cour à leur belle. 

 

 

(*)    La prononciation de ce mot se situe entre keng et quin.

(**)   Chaque pipe porte un nom.

        La 1ère : Qeej taub (Celle qui sert d’embouchure)

        La 2ème : Lauv ntiv

        La 3ème : tw nyiv

        La 4ème : Npug ntiv

        La 5ème : Txug ntiv

        La 6ème : Npug ntiv CEJ

        La 7ème : Txug ntiv CEJ

 

 

Mes sources :

La médiathèque de la communauté Française de Belgique.

Le musée du quai Branly : http://www.quaibranly.fr/cc/pod/recherche.aspx?b=1&t=1

Un blogueur : http://le-bruit-qui-pense.over-blog.com/article-33506374.html